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mardi 24 juin 2014

Avec Carrefour, E.Leclerc et Système U, vos boîtes débordent de pub

Quand les autocollants « Stop pub » reculent, les prospectus regagnent du terrain. Une étude de l'UFC-Que Choisir publiée ce mardi révèle l'ampleur du gâchis et son principal auteur : la grande distribution.

Nos boîtes aux lettres sont-elles en train de devenir de vulgaires refuges à prospectus ? Alors que La Poste constate, impuissante, une chute de 5,3% du volume de courrier chaque année, le monticule de « publicités non adressées » s’est alourdi de 35% sur dix ans. Une étude (en pdf) publiée mardi 24 juin par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir indique qu’en l’absence d’autocollants « Stop pub » une boîte aux lettres lambda reçoit aujourd’hui 2,7 kg de réclames imprimées par mois, contre 2 kg en 2004.
Le premier pourvoyeur de ces déchets en devenir ? La grande distribution. Sur le seul mois d’avril, le groupe Carrefour a glissé pas moins de 9,2 prospectus en moyenne dans chacune des boîtes aux lettres situées à proximité de ses points de vente. L’enseigne est talonnée par E.Leclerc et Système U qui, le même mois, en ont distribué respectivement 6,1 et 5,9.

L’efficacité du « Stop pub »

Toutes enseignes confondues – magasins de bricolage et d’ameublement inclus – le procédé a coûté quelque 2,9 milliards d’euros en 2013. Ce surcoût, répercuté sur le consommateur via des hausses de prix, se traduit par une dépense de 44 euros par habitant et par an. Pour un ménage de quatre personnes, cela équivaut à la facture moyenne des courses hebdomadaires. Paradoxalement, la campagne « Stop pub », lancée en 2004, a démontré son efficacité. Un autocollant (téléchargeable en pdf) placé sur une boîte aux lettres réduit de plus de 80% le nombre et le poids des prospectus qui s’y accumulent. Le hic, c’est que seules 9% des boîtes aux lettres arborent cet écusson dissuasif.

Source: http://goo.gl/FeQC5j

lundi 7 avril 2014

L’hypermarché, le drive et le temps

Ces dernières semaines, les grands de la distribution ont communiqué sur leurs résultats 2013. Un point commun se détache : ceux qui ont misé sur le drive (Leclerc et Carrefour, 350 unités chacun) s'en sortent mieux que ceux qui ne l'ont pas fait (Système U et Auchan). Casino a fait une bonne année en « investissant » sur les prix.
Le drive est une originalité française : le consommateur achète sur le site Internet du distributeur et retire son achat dans un espace consacré, le drive, accolé ou pas à l'hypermarché.
Le drive a un peu plus de dix ans et représente (il n'y a pas de chiffres officiels et la rentabilité est incertaine) entre 3 % et 5 % du chiffre d'affaires des enseignes. Sa croissance est extrêmement rapide.
Il est intéressant de s'interroger sur le succès du drive. Les prix y sont les mêmes que dans la grande surface, le choix est très large, il évite la tentation des achats impulsifs, l'achat y est plus rapide. D'ailleurs, les enseignes s'interrogent pour faire venir les clients dans les magasins en baisse de fréquentation et les confiseurs voient leurs ventes diminuer.
En période de crise, le drive est un argument économique pour le consommateur. Mais surtout, le drive fait économiser du temps. La preuve ? Ce sont les hard-discounts qui perdent des parts de marché et des points de vente ferment (151 ont fermé, selon Nielsen, entre août 2012 et 2013). Le hard-discount, qui était à 14 % de parts de marché en 2008, est à 11,8 % en février 2014 (Kantar).
Or, le hard-discount est moins cher que le drive. Il y a donc un constat simple qui était l'un des signaux faibles de la chute des hypers il y a plus de dix ans : une part de la clientèle des hard-discounts était attirée par le temps économisé : une minute de temps d'achat par produit en hard-discount contre 3 à 6 minutes en hypermarché, incluant le temps d'accès au parking. Faites le calcul : l'achat en hard-discount est d'environ 10 articles, pour 15 en hyper…
Cette clientèle économe de son temps, à la recherche de l'économiseur de temps, a basculé du hard-discount au drive, du choix trop réduit à un choix plus large, tout en étant économe du temps consacré aux achats de nature répétitive. Le temps est un critère d'achat ignoré par les études - ou si peu pris en compte.
L'éphémère ministère du Temps libre a été créé en 1981. Depuis, le Français court toujours après le temps, même en travaillant 35 heures depuis quinze ans environ. Le temps est devenu une valeur rare et donc chère, dont la prise en compte évite des erreurs. Signal faible ou signal fort ? Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine… pour démontrer l'inverse.

lundi 31 mars 2014

CARREFOUR : France : Le nombre de Drive dépasse celui des hypermarchés

Le nombre de Drive en France a franchi un cap, dépassant pour la première fois le nombre d'hypermarchés répartis sur le territoire, selon les chiffres publiés mardi par l'institut Nielsen.
Dopé par un rythme frénétique d'ouvertures au cours des deux dernières années, le nombre de Drive, ces points de retrait qui permettent aux clients de passer leurs commandes sur le site internet des distributeurs et d'en prendre livraison en magasin dans les 24 heures, a atteint 2.031 à la fin mars, contre 2.022 hypermarchés.
Le concept inventé par Auchan il y a dix ans avec un premier "Chronodrive" à Marcq-en-Baroeul (Nord) a connu un succès fulgurant et a profondément bouleversé le paysage de la distribution alimentaire.
Alors que sa rentabilité est loin d'être avérée, le Drive est devenu l'outil incontournable des distributeurs dans leur course à la part de marché.
Leclerc, de loin le plus agressif dans le développement de ce format, détenait quelque 462 Drive à la fin mars 2014, selon Nielsen TradeDimensions, devant Intermarché (379), Carrefour (353), Système U (293) et Casino (131).
Resté plus en retrait, le pionnier Auchan comptait quant à lui 93 Auchan Drive et 69 Chronodrive. Le distributeur nordiste a d'ailleurs expliqué en partie sa perte de parts de marché en France l'an dernier par de moindres ouvertures de Drive que ses concurrents. (Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez)

Source: Les Echos (http://goo.gl/mgeVp6)

vendredi 28 mars 2014

Système U remplace une partie de ses conserves traditionnelles par des emballages en carton Tetra Recart

Un stop rayon avertit les clients de Système U du passage à la conserve en carton sur les haricots blancs U en remplacement de la boîte métal classique.
L’enseigne Système U conditionne désormais une partie de ses légumes secs à marque U en conserves en carton Tetra Recart, un emballage en carton supportant la stérilisation de produits habituellement mis en conserves classiques. Fini donc la conserve traditionnelle en verre ou en métal pour les haricots blancs, les haricots/tomate et les lentilles préparées U. Même les nouvelles références de pois chiches, d’haricots rouges et de tomates U adoptent l’emballage léger de Tetra Pak. Celui-ci est composé de carton et de très fines couches protectrices de plastique et d’aluminium. « Lors du processus de recyclage qui sépare les couches, tous les matériaux peuvent être réutilisés », assure-t-on chez Tetra Pak.
65 % d’économie de CO2 par rapport à une conserve en verre
Selon le géant suédois du conditionnement, l’analyse de Cycle de Vie (conduite en comparant un emballage Tetra Recart 390 ml à une conserve en acier 400 ml et un pot en verre 400 ml, pour 1 kg de produit) réalisée par Bio Intelligence Service en 2008, avait démontré que Tetra Recart permettait de diminuer de 35 % les émissions de CO2 par rapport à une conserve métal et de 65 % par rapport à un bocal. Recyclable, le Tetra Recart est constitué majoritairement de carton certifié FSC (Forest Stewardship Council), à savoir issu de forêts gérées de façon responsable. « Ce choix d’emballage respectueux de l’environnement s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie de l’enseigne », a justifié Anne-Marie Roche, responsable marketing MDD de Système U. En 2012, Casino avait déjà passé ses purées et pulpes de tomates en Tetra Recart. Tandis que Bonduelle a débuté l’aventure du Tetra Recart il y a dix ans mais a arrêté ses Légumes Cuisinés dans ce conditionnement en 2008.

Source: http://goo.gl/DNpSxb

mercredi 19 mars 2014

Voici comment Serge Papin a mis Système U sur orbite

Grâce à une grande cohérence entre discours et pratiques commerciales et la multiplication des services aux clients, le groupement de coopératives grignote des parts de marché.

Serge Papin, Président de Systeme U dans un magasin U de Vaucresson. Il a été récompensé par les Trophées de l'excellence bio 2012. Sous son impulsion, les produits U cherchent à devenir de plus en plus éco-compatibles. (PRM/SIPA)
Serge Papin, Président de Systeme U dans un magasin U de Vaucresson. Il a été récompensé par les Trophées de l'excellence bio 2012. Sous son impulsion, les produits U cherchent à devenir de plus en plus éco-compatibles. (PRM/SIPA)
"C'est ça, le commerce ! C'est joyeux, le com­merce !" clame la voix off. Sur une ritournelle de fanfare et des images un rien psychédéliques, façon collage animé, le spot de publicité de Système U prend à revers toute la communication de la distribution. Ses concurrents martèlent leurs messages sur les prix bas à force de comparateurs et de coupons de réduction? La sixième enseigne française emprunte un chemin de traverse, et vante même son autre voie sur des écrans publicitaires au cinéma.
En une minute, mettant en scène clients, commerçants et producteurs, elle montre les liens qui les unissent, met en exergue le partage. Une utopie? "Un système, répond Rodolphe Bonnasse, PDG de CA com, spécialisé dans les services marketing à la distribution. Leur marque exprime parfaitement ce qu'elle est, un sys­tème avec des valeurs, un mode de fonctionnement propre, une mise en œuvre coopérative."

Plus de 10% de parts de marché

Ce groupement d'indépendants a vu sa part de marché progresser de 40% en une décennie, pour dépasser 10% en France, l'an dernier. Et alors que les grands distributeurs intégrés, comme Carrefour, Auchan et Casino, patinent, lui, gagne du terrain, comme les centres Leclerc. Parce qu'il continue de creuser son originalité publicitaire, qu'il veille à une bonne adéquation entre son discours et ses pratiques commerciales, et qu'il multiplie les services aux consommateurs, sans oublier, bien sûr, de réduire ses coûts pour offrir des prix serrés.
Michel-Edouard Leclerc, le patron des centres du même nom, avait vu juste : "Maintenant, Système U va pouvoir entrer dans la cour des grands", confiait-il fin 2006. Le 1er janvier suivant, en effet, la publicité télévisée s'ouvrait à la distribution. Le groupe Système U, né en Loire-Atlantique, est le premier en lice.
Lui qui a d'abord une clientèle rurale, et surtout des supermarchés – il exploite seulement 70 hypermarchés sur 1.500 points de vente –, ne veut pas manquer l'occasion de se faire connaître auprès des urbains. Fond blanc, esprit minimaliste, un énorme U rouge, une jeune femme. En off, l'acteur Daniel Prévost, la voix de l'enseigne en radio depuis vingt ans, parle d'un distributeur qui prend soin de ses clients.

"Billard à trois bandes"

Le ton est donné : "Le consomma­teur est plus important que ce qu'il y a dans le chariot, explique Guillaume Pannaud, président de TBWA France et publicitaire de la coopérative. Depuis cinquante ans que les hypermarchés existent, la valeur ajoutée a toujours semblé provenir des industriels et de leurs marques. Il fallait commencer à inverser cette idée, et la dernière campagne est l'aboutissement de ce processus." 
La signature "U, le commerce qui profite à tous" ne se substitue pas à celle des "nouveaux commerçants" instituée en 1994, mais l'accompagne pour instiller l'idée d'une entreprise qui fait du business autrement. "On fait du billard à trois bandes", sourit Serge Papin, PDG du groupement Système U, qui, depuis cinq ans, fait entendre sa voix dans les médias. La publicité lui permet à la fois de parler aux consommateurs, de faire de la communication interne et de séduire des commerçants indépendants. Ainsi, depuis cinq ans, Système U a rallié Coop Normandie, le groupe Le Mistral dans le Sud et Coop de Bretagne, soit plus de 500 surfaces de vente en plus, dont quelques hypers et des magasins de ville.

Proximité rurale

De la même façon que Leclerc s'affirme le défenseur du pouvoir d'achat, Système U s'attache à être un modèle de proximité rurale. "Quoi que l'on fasse, Leclerc sera toujours un centime moins cher que nous sur les marques natio­nales, affirme Yann Hily, patron d'un supermarché à Plobannalec, dans le Finistère. A 6 kilomètres de mon magasin, j'ai le deuxième Le­clerc le plus agressif de France sur les prix, deux Carrefour Market et deux Intermarché. Mais j'ai d'au­tres arguments : je suis très bien placé sur les fruits et légumes, sur la boucherie, et j'achète directement à la criée 70% de mon poisson. C'est plus efficace que d'être moins cher sur le Nutella. D'autant qu'avec le prix de l'essence gagner 4 euros sur son panier de 100 euros n'est pas nécessairement intéres­sant si l'on roule des kilomètres pour faire ses courses."
Pour séduire les consommateurs, cet adhérent multiplie en rayon les produits de son environnement immédiat : il vend toute la gamme de la conserverie Gonidec de Concarneau, ses trois fournisseurs de crêpes sont de la commune, tout comme pour sa charcuterie. Plus de 20% de l'assortiment du magasin est local.
"Système U est le premier à mettre mon lait en tête de gondole sans que j'aie à payer en plus, confirme le président d'un groupement agricole d'exploitation en commun (Gaec), qui fournit au même prix trois enseignes différentes et une soixantaine de magasins. Il le vend avec 25% de marge, et il prend en charge les promotions, quand Intermarché a décidé de marger à plus de 30% sans prévenir."
En décidant, début 2012, de faire la transparence sur le prix des pommes et des kiwis dans une publicité détaillant clairement ce qui revient au producteur et au magasin ainsi que le poids de la TVA, Système U brisait un tabou et une idée reçue. "Il a rendu service à la grande distribution en montrant que les marges n'étaient pas ahurissantes", sourit Rodolphe Bonnasse. Et s'est érigé en chantre du commerce responsable pour séduire les clients comme les PME. Mais la publicité ne suffit pas.
En plus des contrats établis par chaque directeur de magasin afin d'augmenter ses achats de produits locaux, le groupement coopératif a développé, à partir de 2009, les labels régionaux ("U de Normandie", "U de Corse", "U de Bretagne"…) sous l'impulsion des adhérents alsaciens. "Je fais vivre le bassin d'emploi qui me fait vivre : c'est un positionnement malin, assure Yves Marin, consultant chez Kurt Salmon. Ils ont été les premiers à le tenter et ils n'y dérogent pas."

Philosophie de l'échange

Si certains représentants de Système U deviennent trop brutaux lors des négociations commerciales, d'autres associés sont là pour veiller au grain. "Cette année, en Bretagne, nous avons dû mettre le holà, raconte Yann Hily. Certaines PME se plaignaient que nous étions plus durs que Leclerc ! Nous avons dû rappeler aux acheteurs régionaux que nos valeurs – la justesse de l'échange – devaient primer. C'est cela qui fait notre force." Cette philosophie n'empêche pas les ventes de croître. "Nos clients sont très sensibles à tout cela dans les régions fortement marquées par le chômage, assure Dominique Schelcher, PDG de Système U Est. Et pour nos fournisseurs, c'est un plus : quand on s'engage sur les volumes de salades avec un maraîcher, par exemple, on lui donne de la visibilité. Il peut investir."
Depuis juin 2011 et la signature avec Biolait, l'organisme collecteur du lait bio en France, et la Laiterie Saint-Denis-de-l'Hôtel, Système U a passé une quinzaine d'accords tripartites de plusieurs années avec transformateurs et producteurs. "C'est une particularité qui est propre à l'enseigne, souligne Dominique Amirault, président de la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (Feef). Et là-dessus, elle est exemplaire."
Le groupement coopératif essaie aussi d'être un modèle en termes de consommation durable. Sous l'impulsion de Serge Papin, le distributeur s'est lancé avant tout le monde dans la chasse aux produits dangereux. "Nous avons été les premiers à enlever le bisphénol de nos tickets de caisse, à vendre des cosmétiques sans ce paraben réputé dangereux, assure-t-il. Avant même L'Oréal." Ce qui revient parfois à proposer des produits à marque propre à des prix plus élevés que les marques nationales : la brioche au beurre et sans huile de palme est ainsi plus chère que son équivalent Pasquier avec huile de palme. "Nous ne cherchons pas à être les moins-disants mais les meilleurs", poursuit le patron.

Système de drive

Pour développer le drive, qui permet d'aller chercher en magasin ses courses faites sur le Net, Système U n'avait pas les moyens de construire de grands entrepôts comme Leclerc. C'est donc dans ses magasins que se préparent les commandes. La productivité est faible, mais le déploie-ment rapide. Le groupement en possède plus de 500, loin devant Casino et Carrefour.
Grâce aux groupes d'échanges et de propositions (GEP) auxquels participent mensuellement les adhérents, les initiatives locales à succès sont vite repérées et proposées au niveau national. C'est ainsi que, depuis 2002, l'enseigne s'est lancée dans la location de véhicules utilitaires pour devenir leader dans le secteur. En test la livraison de produits frais. "Nous sommes très attentifs à ce que fait Amazon, assure Dominique Schelcher. Nous regardons comment le contrer."

Chasse aux surcoûts

Cette volonté d'être un acteur responsable de la distribution n'empêche pas la chasse aux surcoûts. Elle s'est accélérée depuis 2008. "Nos gains de productivité sont réinjectés dans les prix pour les maintenir le plus bas possible, expliqueSerge Papin. Nous avons optimisé la logistique, achetons désormais le gaz, l'électricité, les assurances ou même le carrelage en commun avec tous les adhérents." Autant d'économies évidentes pour des groupes intégrés comme Auchan et Carrefour, mais qui ont demandé des trésors de persuasion pour convaincre des commerçants indépendants.
Le plus compliqué ? Mettre en place un même système informatique pour tous. Là se trouvent toutes les informations sur les achats des magasins, les ventes quotidiennes… "La décision a été prise au congrès de 2009, raconte Dominique Schelcher, également responsable informatique. C'était un an après la crise, et on ne pouvait plus se payer le luxe d'avoir des systèmes différents. En 2015, tout sera terminé, et nous parlerons enfin le même langage. Nous pourrons compiler les données, être encore plus efficaces." Tout en affirmant sa différence.

Source: Challenges (http://goo.gl/ikWfgp)

mercredi 3 avril 2013

La Grande Distribution peut-elle être durable ?


Les enseignes de la Grande Distribution se mettent-elles réellement au vert ? Carrefour, Auchan, Leclerc… tous mettent en avant leur politique plus respectueuse de l’environnement et de l’éthique. Mais grande distribution et développement durable sont-ils compatibles ? C’est à cette question que nous tenterons de répondre au travers le portrait des principales enseignes de grande distribution en France. Mais avant d’entamer ce tour des enseignes, allons voir de plus près comment se porte le secteur en France.

Grande distribution, grand méchant loup ?

faire les courses alimentatiionLe modèle de la grande distribution telle que nous le connaissons est déjà vieux d’un siècle. En effet en 1916s’ouvrait le premier « cash and carry » aux Etats-Unis, c’est-à-dire le premier magasin en libre service. Le but était pour Clarence Saunders, à l’origine du concept, de réduire les frais de commercialisation, en laissant le consommateur se servir lui-même au lieu de le livrer.
15 ans plus tard en 1930, Michael J. Cullen ouvre le premier supermarché à New York.
En France, au lendemain de la 2nde guerre mondiale, E. Leclerc lance le « discount » (qui ne prend pas encore ce nom) et révolutionne le genre avec son « Acheter moins cher, pour revendre moins cher ». En 1963, Carrefour ouvre son premier magasin à Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
Aujourd’hui en France, le marché de la grande distribution est dominé par un nombre
réduit de grands groupes. En outre, les centrales d’achats qui sont les intermédiaires entre les producteurs et les distributeurs sont elles aussi peu nombreuses. 5 centrales d’achat constituent 90% des achats des grandes surfaces. Autant dire qu’elles ont tous les pouvoirs pour tirer au maximum les prix vers le bas.
En France, les plus grandes enseignes sont :
  • Carrefour
  • Auchan
  • Leclerc
  • Casino
  • Intermarché (Les Mousquetaires)
  • Système U
Si la grande distribution prédomine dans le secteur alimentaire, ce n’est pas son seul champ d’action. Elle est partout : habillement, bijoux, équipements ménagers, voyages, etc.
Ce modèle économique a causé la perte des petits commerces indépendants quasi inexistants aujourd’hui, étrangle l’agriculture et fragilise les petites entreprises agro-alimentaires. Pour 1 emploi créé dans la grande distribution, 5 emplois ont été détruits(1).
Source: Consoglobe (http://goo.gl/Tvw6z)

mardi 23 octobre 2012

La grande distribution fait des fruits et légumes un vrai produit d'appel


Double attrait pour les circuits courts

Le rayon "fruits et légumes" devient stratégique dans les nouveaux concepts des enseignes de distribution, déterminées à proposer plus de qualité mais toujours à moindre prix. Malgré des marges de manœuvre serrées, les opérateurs de la "supply chain" tentent de s'adapter...


Un rayon "fruits et légumes" pionnier en entrée de magasin dans l'hypermarché Auchan d'Avignon-Le Pontet, une "place de marché" redéployée dans le concept "Carrefour Planet", des îlots revalorisés chez Casino, Système U, Leclerc... Esthétisme des rayons, diversité de l'offre, investissements techniques (brumisation, éclairage LED...), la grande distribution fait des fruits et légumes un vrai produit d'appel.

Ces choix impactent l'organisation de la chaîne logistique dans un environnement où les marges de manœuvre restent faibles. "Les deux-tiers de nos coûts, carburants et salaires, sont inflationnistes, insiste Jean-Paul Meironnenc, délégué général de l'Union Nationale du Transport Frigorifique (UNTF).untf.fr/ . En 2013, l'instauration de l'éco-taxe va provoquer une hausse de 7 à 10% des coûts de transport. Il n'est pas possible de les répercuter sur les fruits et légumes, produits à faible valeur ajoutée, pour lesquels les distributeurs veulent des prix bas, tout en réclamant des conditions optimales en amont pour préserver leur qualité. Par exemple, le recours à la température dirigée n'est pas obligatoire pour les denrées d'origine végétale, mais l'ensemble des opérateurs l'exige. De plus en plus d'enseignes commandent donc le transport au départ du producteur pour mieux maîtriser la chaîne et faciliter la mutualisation des tournées."

Local = écologique

Canavese peut prendre des commandes jusqu'à une heure du matin et livrer dès 7h le lendemain.
Canavese peut prendre des commandes jusqu'à une heure du matin et livrer dès 7h le lendemain.
Pour Vincent Canavese, responsable commercial de Canavese SAS, producteur, importateur, distributeur et transporteur de fruits et légumes, la tendance du circuit court s'impose progressivement par la demande de consommateurs en quête de produits locaux. Un avantage, selon lui, pour la qualité : "Nous réduisons les coûts logistiques, mais aussi la chaîne de froid et donc l'empreinte carbone. Les fruits sont cueillis à meilleure maturité, la saisonnalité mieux respectée".

Les professionnels doivent s'adapter à une autre exigence : présenter un bilan écologique de plus en plus détaillé. STEF affirme avoir réduit de 11,42% ses émissions de CO2 à la tonne kilomètre alors qu'il se fixait un objectif de 7% avec l'ADEME. ProNatura, leader européen de la mise en marché de produits 100% biologiques, révise tous ses modes de calcul dans le domaine, réduit ses approvisionnements à l'étranger au bénéfice des achats locaux et se déploie sur le territoire. "Pour nous rapprocher des bassins de production, nous avons ouvert une plate-forme logistique à Orly en 2011 et agrandi notre site breton" explique Valérie Tremblay, directrice qualité et éco-développement.

La traçabilité implique enfin des investissements informatiques importants. Certaines technologies jusqu'alors freinées par leur manque de rentabilité sur ces produits à faible marge commencent à pointer. Suite à un partenariat avec Orange Business ServicesAuchan marque désormais d'étiquettes RFID ses cagettes plastiques réutilisables de fruits et légumes pour suivre leur parcours des maraîchers jusqu'aux plates-formes et aux magasins. D'autres progrès pourraient encore intervenir selon les opérateurs : optimiser le remplissage des poids lourds, améliorer la fiabilité du transport ferroviaire ou développer des "hubs" mer-terre...

Source: TradConsult (http://goo.gl/NlsVw)

lundi 15 octobre 2012

Drive : Carrefour, Intermarché et Système U prennent une nouvelle route


Voilà qui méritait bien un petit détour de la rédaction de Rayon Boissons pour prendre une photo. Le groupe Carrefour a en effet ouvert il y a quelques jours à St-Geneviève-des-Bois (91) un drive isolé dans la zone commerciale La Croix Blanche à proximité de la Francilienne. Cet entrepôt déporté des hypermarchés est le quatrième de l’enseigne après ceux de Villeneuve-la-Garenne (92), Tours Nord (37) et Sartrouville (78).
Carrefour annonce aujourd’hui un parc de 164 drives. 39 d’entre eux ont ouverts sur le dernier trimestre 2012. Le distributeur compte atteindre le cap des 200 unités à la fin de l’année.
De leur côté, les Mousquetaires s’essaient au drive solo . Le directeur de l’offre alimentaire d’Intermarché, Thierry Cotillard, a en effet confirmé à Rayon Boissons que le groupement allait très prochainement disposer de deux unités.
Adepte jusque là du picking et du point de retrait en magasins, Système U démarre, quant à lui, sur le drive-entrepôt. Le premier vient d’ouvrir cette semaine aux Herbiers, en Vendée. Ce drive, qui compte six pistes, se situe à quelques mètres de l’Hyper U.
Les drives purs et durs, ceux là même qui ne nécessitent pas aux clients de quitter leur véhicule, sont en pleine expansion. Entre début juin et début septembre 2012, leur nombre est passé de 601 à 748 unités, sur un total de 1592 selon le recensement d’A3 Distrib.

A ne pas manquer la journée des Ateliers du Drive, co-organisée par notre confrère Linéaires et les Editions Dauvers, qui se tiendra le 13 décembre 2012 à Paris

Renseignements et Inscriptions :

Source: Rayon-Boissons (http://goo.gl/h1A2t)