Affichage des articles dont le libellé est fromage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fromage. Afficher tous les articles

mercredi 4 juin 2014

Comté : le succès d’un fromage AOC au détriment de l’environnement ?

Le Comté, fierté fromagère régionale, n’a pas échappé à la course au productivisme, à l’instar de nombreuses filières d’Appellation d’origine protégée. Cette intensification de la production, très localisée, provoque des pollutions qui mettent en péril la richesse écologique du terroir, pourtant nécessaire à la qualité du Comté. Enquête.
Cet article a initialement été publié dans le magazine L’utopik.
Le Comté est une fierté pour les habitants de la région Franche-Comté. Mais il devient malheureusement aussi synonyme de catastrophe écologique. L’intensification des pratiques d’élevage depuis une vingtaine d’années est en grande partie responsable de la pollution des rivières franc-comtoises et de la chute de la diversité floristique observée dans les prairies. Les acteurs de la filière, qui ont fait du Comté un label de qualité, sont bien conscients du problème. Mais les considérations écologiques peinent à s’imposer face aux logiques productivistes et à la perspective de nouveaux marchés.
Le Comté est une institution qui remonte au moins au 13ème siècle quand les paysans ont mis leur lait en commun dans des « fruitières ». C’est la plus vieille Appellation d’origine contrôlée (AOC) fromagère, la plus importante en volume, avec 57 000 tonnes produites et 490 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012. Ce succès commercial et l’importance économique de la filière ont rendu les politiques très frileux sur le sujet. « L’évolution des méthodes de production de lait depuis 1990 ont mis l’AOP (label européen) Comté, malgré son cahier des charges, en déséquilibre avec son territoire, les sols et les rivières. Cette réalité commence à être reconnue », note Marc Goux, du collectif SOS Loue et rivières comtoises.
Rivières polluées et bouleversement des écosystèmes
L’impact sur le territoire est énorme. En Franche-Comté, 73 % de la surface agricole est destinée à la production d’herbe et de fourrage. À ce stade, on peut parler de monoculture, les prairies étant de plus en plus semées – et non des prairies où l’herbe pousse « naturellement ». La filière est structurée autour du Comité interprofessionnel du gruyère de Comté (CIGC), qui rassemble environ 2 800 éleveurs, plus de 150 ateliers de fabrication, dont 80 % sont des coopératives – les fruitières – et une vingtaine d’affineurs, ainsi que les distributeurs. « Nous sommes la seule filière à avoir un cahier des charges aussi strict qui limite la fertilisation azotée des sols et l’alimentation des vaches laitières », se défend Claude Vermot-Desroches, le président du CICG. La filière contrôle la production de Comté avec l’attribution de « plaques vertes », un système de quotas.
Mais cela n’est semble-t-il pas encore suffisant. L’état des rivières se dégrade fortement depuis les années 70 et la filière Comté est montrée du doigt. « Il apparaît que la Loue et les hydrosystèmes proches présentent un déclin marqué des peuplements de poissons et d’invertébrés qu’ils hébergent », écrit l’Onema, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, dans un rapport d’expertise sur les mortalités de poissons dans la Loue et le Doubs en 2010 et 2011. Aujourd’hui, c’est le Dessoubre, l’un des derniers refuges pour les amateurs de truites, qui est touché par la pollution et est à son tour interdit de pêche.
Pour l’Onema, l’augmentation de la population, les rejets d’eaux usées, l’augmentation des quantités de lait produites et les changements dans certaines pratiques agricoles ont un impact sur les flux d’azote et de phosphore dans la rivière. Si l’agriculture et la filière Comté n’en sont pas les uniques responsables, le collectif SOS Loue et rivières comtoises s’alarme qu’« en amont de Pontarlier sur le Drugeon, des analyses ont montré la présence de 504 molécules chimiques différentes, dont environ 330 d’origine agricole ». Pourtant, la nature des sols karstiques de Franche-Comté, qui favorise le transfert rapide des polluants de la surface aux réseaux souterrains puis dans les rivières, devrait inciter à réduire drastiquement les rejets.
Gérer les excédents de lisier
L’Onema reconnait que l’azote en surplus dans les rivières est essentiellement d’origine agricole. Il est indiqué dans le rapport que « l’augmentation de la production de lait, qui génère plus de déchets azotés, couplée à l’épandage sur prairies de ces déchets, notamment sous la forme de lisiers, joue probablement un rôle dans l’augmentation constatée de cet élément dans la Loue ».
De plus en plus de fermes abandonnent le fumier au profit du lisier, beaucoup plus nocif pour l’environnement, car plus lessivable par les eaux de pluie. Suite aux grosses pollutions, les choses ont un peu changé. La chambre d’agriculture a procédé à une cartographie des sites les plus sensibles, les plans d’épandages du lisier sont plus stricts et, en général, plus respectés.
Régulièrement, des pollutions volontaires sont tout de même constatées, comme un déversement de 25 000 litres de purin près de la source du Dessoubre, ou encore un agriculteur suisse qui répandait son lisier dans le Doubs. « Le problème de fond, ce n’est pas l’agriculteur qui se débarrasse du lisier, mais les excédents structurels », explique Marc Goux, du collectif SOS Loue et rivières comtoises. Un problème récent. « Avec les réglementions de mises aux normes des bâtiments agricoles, des éleveurs ont profité des aides pour investir dans des fosses à lisier. Ils gagnent une heure par jour, mais sont maintenant confrontés aux contraintes d’épandage de lisier, ils en ont beaucoup trop. »
Nouvelles méthodes de « gestion » des prairies
L’autre grave problème induit par les nouvelles méthodes agricoles se manifeste par l’état des prairies. Les études du Conservatoire botanique de Franche-Comté montrent une nette baisse de diversité florale sur les premiers plateaux à plus basse altitude, particulièrement en sol peu profond. L’un des auteurs, Julien Guyonneau, ajoute qu’il « constate globalement beaucoup de systèmes eutrophes, c’est-à-dire trop riches en nutriments ».
Seules 13 % des prairies fauchées de montagne et 5 % des prairies fauchées de plaine sont en bon état en Franche-Comté. Ces résultats ont été obtenus sur des zones Natura 2000, censées atteindre un haut niveau de qualité environnementale.« Ça veut dire que le reste est pire », se désole le botaniste. « Ce n’est pas parce que c’est une culture herbagère que c’est extensif. L’intensification se produit par plus d’apports en azote et par une augmentation du nombre de coupes. »
La stratégie de « l’herbe courte » se caractérise par une fauche prématurée. Une herbe plus verte concentre plus d’azote et stimule sa croissance. « On n’attend pas que le cycle des plantes soit terminé. L’autre cause est l’apport en fertilisation qui favorise le développement de certaines plantes au détriment d’autres. Dans un système de belle prairie, on observe entre 40 et 60 espèces par relevé de 50 m2. Quand la pression augmente, on diminue entre 20 et 30. Non seulement il y en moins, mais en plus ce ne sont pas les mêmes. »
Vers un produit bas de gamme ?
L’évolution de la diversité florale a forcément un impact sur le goût et la typicité du fromage. Cela n’empêche pas une partie des éleveurs de pencher vers les logiques productivistes, qui aboutiraient selon la Confédération paysanne à « un produit bas de gamme et abondant ». Ce scénario pourrait être envisageable avec la suppression des quotas laitiers en 2015. « Certains rêvent de développer les exportations. Il y a des demandes qui viennent des États-Unis, de la Chine et du Qatar. Une augmentation des volumes dans les conditions actuelles de production constitue une menace pour l’avenir du Comté », se désole Marc Goux.
Le CICG est sur une autre position. Pour Claude Vermot-Desroches, « il ne faut pas augmenter la productivité, mais améliorer les pratiques agricoles pour limiter les impacts ». Cela ne signifie pas pour autant une stagnation de la production de Comté. « Si on peut développer de nouveaux marchés, la filière Comté augmentera ses volumes avec une production laitière stable. Sur dix ans, cela pourrait représenter 1000 tonnes par an. » Dans ce cas, de nouveaux éleveurs seront intégrés à la filière.
D’autres militent pour une baisse de la production, seule manière de réduire véritablement l’impact écologique. Pour maintenir le revenu des paysans, le prix d’achat du lait devrait alors augmenter. Les estimations pour parvenir à un Comté presque neutre sur le plan environnemental font état d’une hausse d’un à deux euros par kilo de fromage. Certains plaident pour que ce surcoût soit supporté par la Politique agricole commune, qui devrait alors diriger ses aides vers un axe environnemental plutôt que productiviste.
Zor (L’utopik)
L’utopik est un des médias partenaires de Basta !. Cet article est tiré du troisième numéro du magazine, qui comporte un dossier sur « ces écoles dans lesquelles l’enfant ou l’adolescent est respecté comme individu autant que comme élève, où il est encouragé à développer ses talents y compris s’ils ne correspondent pas au programme scolaire, où la bienveillance remplace l’autoritarisme, et où l’on apprend à débattre pour vivre ensemble. » Retrouvez l’édito et le sommaire complet de ce numéro ici.
Photo de Une : CIGC/Jean-Pierre-Van-Der-Els

Source : http://goo.gl/6AGGEw

jeudi 6 décembre 2012

La gestion des risques météo


Anticiper, s’assurer, gérer: les maîtres-mots en matière de gestion du risque météo
Gestion des risques - Météorologie
Différentes études montrent que les deux tiers des secteurs économiques sont plus ou moins sensibles à la météo. Les activités dites “météo-sensibles” représentent environ 25 % du PIB dans les pays industrialisés. Un printemps trop précoce, un été anormalement pluvieux ou un hiver trop doux peuvent se traduire en milliards d’euros de pertes de chiffre d’affaires pour les entreprises concernées. Celles qui sont exposées doivent anticiper des variations de température de seulement quelques degrés afin d’ajuster au mieux production, logistique et distribution. Des sociétés dites d’intelligence climatique leur proposent leurs services, tandis que des offres d’assurance climatique apparaissent sur le marché. Il reste toutefois encore bien souvent à sensibiliser des dirigeants de PME aux risques comme aux solutions.
La météo de septembre 2012 a été plus froide que celle, il est vrai très douce, de septembre 2011. En grandes et moyennes surfaces (GMS), les ventes de panachés et bières sans alcool ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 10,5 % au niveau national et jusqu’à 20,1 % dans le Sud-Est. Les concentrés pour boissons et les eaux aromatisées ont accusé un repli de respectivement 10,7 % et 8,6 %.Autre exemple : une hausse moyenne de 2 degrés en mai dernier par rapport à mai 2011, a engendré une hausse de 29 % des ventes de fromage pour raclette.Sur un hypermarché moyen qui regroupe environ 400 familles de produit, un quart sont sensibles à la météo. Il apparaît donc clairement qu’un responsable des achats pourrait faire réaliser une bien mauvaise opération à son entreprise s’il renouvelait automatiquement ses commandes d’une année sur l’autre sans prendre en considération l’aléa climatique.
Si la problématique de la saisonnalité est connue des industriels, il existe des écarts qui peuvent être très importants d’une semaine à l’autre et provoquer des à-coups conséquents au niveau de la demande. De plus, chaque produit ne réagit pas de la même façon à la météo. Par ailleurs, un consommateur habitant le nord, le centre ou le sud du pays n’aura pas la même sensibilité aux variations de température et ne modifiera pas son comportement d’achat de la même façon. Face à ces problématiques complexes, des sociétés se spécialisent dans l’intelligence climatique et proposent leurs solutions aux entreprises de tous secteurs. Parmi elles, Climpact et Metnext.
“Nous convertissons le risque climatique en avantage compétitif pour les structures qui font appel à nos services”, assure Harilaos Lukos, président et fondateur de Climpact. Ce dernier parle d’avantage compétitif car une entreprise ne doit pas manquer les opportunités qui se présentent à elle quand la météo lui donne un coup de pouce. Elle doit pouvoir en bénéficier de la manière la plus efficace. Mais dans bien des cas, à l’inverse, la météo va pénaliser l’entreprise, et cette dernière doit donc essayer d’en minimiser les coûts. “Notre créneau est davantage les petites fluctuations non catastrophiques, les évolutions d’une année à l’autre qui jouent sur le comportement du consommateur et sur la demande de nombreux produits”, poursuit-il.
Une industrialisation de l’analyse météo
De son côté, Metnext créé en 2007 par Météo France (cette dernière ne possède plus qu’un tiers du capital, la Caisse des Dépôts étant aujourd’hui majoritaire), multiplie outils statistiques et partenariats permettant de modéliser au plus juste le risque lié à l’aléa climatique.
“Nous avons réalisé des modélisations complexes. Il faut également choisir le bon indicateur météo, entre la température moyenne, les écarts entre températures, la différence par rapport à la moyenne de saison, la nébulosité, la pluviométrie, etc. En fonction de chacun des marchés, des critères différents seront pris en compte. Ces critères ne seront bien entendu pas les mêmes pour un industriel du pneu et un fabricant de bière”, souligne Jérôme Soares, responsable marketing chez Metnext. Grâce à son partenariat avec la société Nielsen, Metnext peut suivre les données de ventes sur le long terme sur tous les produits vendus en hypermarché avec un niveau de détail régional et sous-régional. Les experts de l’entreprise en retirent une information sur le comportement de consommation au plan local.
“La première étape pour nous est d’établir un diagnostic avec le client à partir de ses données de ventes et des données météo. À partir de ces informations et de différentes modélisations statistiques, nous allons analyser les effets météo selon les marques, les packagings ou encore les circuits de distribution, reprend Harilaos Lukos, président et fondateur de Climpact. L’analyse est faite de façon très fine. Certes le principe de notre travail est simple, mais nous traitons énormément de données. Nous avons industrialisé et professionnalisé au maximum l’analyse.”
Au niveau de la météo, l’effet de la pluie, de la température ou de l’ensoleillement sont analysés. Le facteur température est celui qui impacte le plus, dans un sens comme dans l’autre, le niveau de la demande et des ventes.L’échelle peut être départementale, voire même plus fine, puisque Climpact peut délivrer ses analyses point de vente par point de vente. Une fois le diagnostic établi, les analyses sont directement envoyées dans le système d’information du client, via un flux d’information qui lui parvient de façon automatique.
“Notre rôle est d’expliquer comment des variations météorologiques par rapport aux normales de saison peuvent impacter les ventes positivement ou négativement. Nous travaillons par exemple avec Ferrero ou Orangina, qui se trouvent sur des secteurs très météo-sensibles. Le premier besoin de nos clients en matière de météo-sensibilité est de comprendre comment s’est déroulée une année et comment la météo a pu impacter les ventes. Ces données vont les aider à préparer au mieux l’année suivante. Lorsque l’on peut éliminer des ventes l’effet météo, on se retrouve sur des ventes structurelles liées aux comportements de consommation standards. Cela leur permet de planifier les ventes mois par mois l’année suivante”, précise Jérôme Soares de Metnext.
Des productions et logistiques à adapter
À titre d’exemple, en septembre 2011, les experts de Climpact ont préconisé à l’ensemble des clients concernés de continuer à produire pour bénéficier pleinement de plusieurs semaines de vente supplémentaires en ce mois particulièrement doux. La recommandation a porté ses fruits pour des industriels comme Unilever pour les glaces, ou encore Lactalis pour les fromages frais tels la feta ou la mozzarella ; ces deux aliments sont en effet utilisés pour les salades. En années ordinaires, la production de ces produits décroît nettement à partir de la fin du mois d’août. “Eux ont pu bénéficier de ce mois supplémentaire à plein régime, ce que n’ont pas fait leurs concurrents. Bien sûr que les industriels savaient auparavant travailler sur ces questions sans nos informations, mais pas de façon aussi efficace, précise Harilaos Lukos, président de Climpact. Nous aidons ainsi à optimiser les stocks.”
En cours d’exercice, en fonction de conditions météorologiques et grâce aux analyses de Climpact ou Metnext, industriels et distributeurs peuvent anticiper un niveau de vente à la hausse ou à la baisse et agir sur le terrain pour éviter la rupture – et le risque que le consommateur se tourne vers un produit concurrent. Ou que leur production ne leur reste pas sur les bras.
“Auparavant, nos clients travaillaient souvent ‘en mode pompier’, c’est-à-dire en étant suiveurs du phénomène météo sans l’anticiper. Avec nos services, ils sont plus proactifs. Ils peuvent gérer au mieux la production mais aussi la distribution” explique Harilaos Lukos. Climpact assure que ses analyses permettent à ses clients une amélioration de leurs prévisions de demande de 5 à 10 points. Le bénéfice économique passe notamment par une réduction des stocks et une meilleure organisation logistique. Les ruptures en magasin sont réduites, ce qui évite au distributeur d’être amené à changer de fournisseur. La logistique va chaque semaine utiliser des modélisations permettant de déterminer comment approvisionner les magasins. Dès lors, les surcoûts liés à une mauvaise anticipation du transport sont réduits d’autant.
“Nos prévisions viennent de différents centres européens. Après une saison, nos clients peuvent voir s’ils ont pu mieux prévoir ou pas grâce à nos services. Nous sommes sur un mode d’abonnement annuel. Notre valeur est jugée chaque année. Nos clients nous restent fidèles depuis plusieurs années”, assure Harilaos Lukos, président de Climpact.
Les données de Climpact vont également intéresser les analystes financiers qui s’interrogent sur les résultats des entreprises en fonction de la météo, et certaines entreprises présentent même l’impact chiffré de la météo sur leur résultat.
Une bonne anticipation va aussi permettre de jouer sur les campagnes publicitaires. S’il est difficile de modifier une campagne destinée à la télévision, il est possible d’adapter le message en fonction des conditions climatiques pour des messages à la radio et en presse écrite. “Le marketing aura également besoin de savoir si une campagne promotionnelle a été efficace en comparant ses performances de ventes d’une année à l’autre. Mais sans dépolluer les niveaux de vente de l’effet météo, elle ne pourra pas analyser le réel impact de son opération de communication. Nos solutions permettent de comprendre les mécanismes et la dynamique qui jouent dans la réactivité ou non du consommateur à une campagne média ou à un positionnement prix”, indique Jérôme Soares de Metnext.
Les principaux clients des sociétés de conseil en météo-sensibilité se trouvent dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’énergie, de la grande distribution, mais aussi du tourisme. Climpact compte dans son portefeuille-client des entreprises spécialisées dans les crèmes glacées ou dans la bière, ce qui ne surprend guère, mais aussi dans les insecticides ou dans certains produits de la santé animale qui se révèlent météo-sensibles. En effet, nombre de parasites et d’insectes dont l’homme cherche à se protéger sont saisonniers et n’entrent en activité qu’à partir d’un certain seuil de température.
“Des entreprises évoluant dans l’assistance automobile font également appel à nos services afin de pouvoir prévoir au mieux l’amplification de l’activité de leurs centres d’appel”, souligne Harilaos Lukos. Dans le secteur de l’énergie, Climpact a notamment comme client la filiale gaz de Total ainsi que des transporteurs de gaz.
De son côté, l’essentiel de l’activité de Metnext concerne l’énergie. La météo a bien sûr une influence majeure sur la consommation, et les gestionnaires de réseau doivent agirent en amont en fonction de l’évolution prévue des courbes des températures. Dans le secteur des énergies renouvelables, les clients de Metnext évoluent dans l’éolien, le photovoltaïque et l’hydraulique.L’alimentaire mais aussi le jardinage ou le bricolage sont d’autres secteurs clés pour ces prestataires.
Une assurance climatique sous-utilisée
Dans certains secteurs, la météo-sensibilité est telle qu’elle s’est peu à peu transformée en risque… et a donc donnée naissance à une offre d’assurance.“Nos clients se trouvent essentiellement dans les secteurs du textile, de l’énergie, de l’agriculture (en particulier sous serre), l’agroalimentaire, les loueurs de matériels, etc. Pour les PME, nous proposons des assurances météo assez standardisées. Pour les grands groupes, nous mettons en place une politique gestion du risque sur mesure”, précise pour sa part Jean-Louis Bertrand, professeur titulaire de la chaire de gestion des risques climatiques à l’Essca et directeur du développement de Météo Protect. Cette structure propose aux entreprises une assurance couvrant l’aléa climatique. Protégeant contre les anomalies climatiques et non les phénomènes exceptionnels comme les tempêtes, elle commence à être proposée aux professionnels comme au grand public.
Metnext complète pour sa part le conseil d’une offre d’assurance :“Nous avons un partenariat avec un courtier avec qui nous proposons des assurances grand public”, précise Jérôme Soares. Parmi elles, la “garantie soleil pour les vacances”, proposée par certains prestataires de séjours touristiques. Par une analyse de l’historique de la météo sur chaque site, Metnext va estimer le nombre de jours, sur une semaine, lors desquels se sont produites des précipitations durant plus de trois heures. Par exemple, si pendant plus de trois jours il y a eu des précipitations qui ont duré plus de trois heures, la garantie se déclenche, avec comme indemnisation le remboursement de la semaine de vacances du souscripteur. Metnext fournit également des données à Poweo qui propose pour chaque degré en dessous d’un seuil déterminé en fonction des régions, un remboursement qui s’opère sur la consommation d’énergie.
La solution de Météo Protect a quant à elle été conçue pour compenser les pertes de l’entreprise par le versement d’une indemnité proportionnelle à l’anomalie météo subie. Les risques à couvrir sont évalués à 600 milliards d’euros par Météo Protect. “Météo Protect existe depuis un an. L’évolution de la société est beaucoup plus rapide que ce que nous avions prévu. Cela s’explique notamment par la multiplication des saisons anormales sur les dix dernières années. Par ailleurs, l’écart par rapport à la moyenne des températures a plus que doublé entre 2000 et 2010 par rapport à la décennie précédente. Sur le plan européen, nous n’avons pas de concurrents, ce qui explique aussi le fait que nous nous développions si vite”, estime Jean-Louis Bertrand, directeur du développement de Météo Protect.
Dans une première étape, les spécialistes de Météo Protect vont analyser les résultats et la performance de l’entreprise en fonction des variations des conditions météo – évaluées en termes d’ensoleillement, de vent, de précipitations et de température – afin de définir l’indice météo le mieux corrélé au profil de risque de l’entreprise.
“Nous allons croiser les données financières de l’entreprise cliente avec nos bases de données météorologiques pour déterminer la vulnérabilité de l’entreprise aux anomalies de la météo, explique Jean-Louis Bertrand, directeur du développement de Météo Protect. Cela nous permet de déterminer les périodes les plus vulnérables pour la société et les seuils de déclenchement. Par exemple pour une entreprise textile spécialisée dans les manteaux, ce seuil pourra être de 2 degrés au-dessus des normales. À ce niveau, cela devient pénalisant pour l’entreprise. Grâce à nos bases, nous calculons la perte moyenne et la probabilité que cela se produise.”
Météo Protect quantifie en effet dans un second temps les pertes de son client en fonction d’une évolution défavorable de cet indice. L’assureur utilise un historique de relevés météo sur 30 à 40 ans, selon les cas, pour évaluer le montant du risque à couvrir et déterminer l’indemnité. C’est l’entreprise, qui aura alors en main tous les éléments, qui va choisir le seuil à partir duquel elle souhaite mettre en place une assurance. Jean-Louis Bertrand reprend : “Il est important que l’entreprise estime le coût pour elle d’une non-couverture et appréhende sa perte potentielle. Nous travaillons avec elle pour construire la couverture qui va lui permettre d’éviter la très mauvaise saison. Par exemple, un loueur de ski, s’il n’y a pas de neige, verra son chiffre d’affaires enregistrer une perte de 100 %. Nous l’indemniserons en conséquence. Nous réalisons des indices simples, qui sont utilisés pour la couverture, afin qu’ils soient bien compris pour l’entreprise”.
Le montant de l’indemnité ne va dépendre que de l’intensité ou de la durée de l’anomalie météo. Le cas échéant, le paiement de cette indemnité sera effectué en fin de période de couverture sans qu’aucune expertise ne soit nécessaire et de façon automatique. À titre d’exemple, une société de transport parisienne a souscrit un tel contrat. Elle perd, en effet, une partie de son chiffre d’affaires en cas d’intempéries hivernales, la neige et le verglas rendant impossible la fourniture de ses services à ses clients. Météo Protect va évaluer comment les jours de circulation difficile affectent la performance financière de l’entreprise.
Parallèlement, l’assureur va déterminer la moyenne du nombre de jours de circulation difficile en janvier et février sur les 30 dernières années, en l’occurrence 4,7 jours. Le contrat va donc prévoir une indemnité par jour de circulation difficile à partir du 5e jour sur la période de couverture (janvier et février).
Ce type d’assurance fonctionne très bien dans un pays comme les États-Unis, où le risque est beaucoup plus important et où les aides d’État sont négligeables.Mais là-bas comme ici, une entreprise a tout intérêt à souscrire une prime d’assurance plutôt que de faire une provision pour risque climatique.
Le marché de la gestion de l’aléa climatique est immature en Europe, et peu d’entreprises ont connaissance de la démarche et des services proposés par des entreprises comme Climpact, Metnext ou encore Météo Protect. Un important travail d’évangélisation reste à mener.
Coventeo
Une solution pour optimiser les indemnisations
Coventeo est un logiciel, créé en 2008, dont se servent les équipes du groupe d’assurance mutualiste Covéa (MAAF, MMA, GMF) pour anticiper les effets destructeurs d’un événement climatique et ainsi gérer au mieux, et plus rapidement, le processus d’indemnisation. Cette solution est mise en œuvre lors de tempêtes classiques, issues de dépressions océaniques qui sont prévisibles. “Nous avons voulu offrir davantage de réactivité à nos assurés.Coventeo nous permet de déclencher un plan d’intervention exceptionnel. Dans ce cas, nous faisons intervenir le nombre adéquat d’experts, qui sont “pré-réservés” par contrat par Covéa, mais aussi des spécialistes pour bâcher et des réparateurs.
C’est cet outil logiciel Coventeo qui va donner la volumétrie du dispositif à mettre en œuvre, explique Juliette Baudot, directrice pôle performance IRD (incendie risque divers) chez Covéa. Nous allons pouvoir modéliser l’écoulement des vents en fonction du type d’habitat et de leur résistance. Nous avons retravaillé 10 années de sinistralité pour anticiper l’impact financier. Sur la tempête Klaus, nous avons pu faire trois jours avant l’événement ce que nous faisions auparavant trois jours après, car nous possédons grâce à Coventeo tous les éléments nécessaires.”
Coventeo va également fournir des précisions sur les enjeux financiers qui sont exposés. Cette solution est activée une à deux fois par an. Juliette Baudot souligne que, pour le professionnel, ce qui compte est avant tout la rapidité d’indemnisation et sa justesse. Cette rapidité dépend essentiellement du travail des experts. “Comme nous aurons anticipé les moyens humains et que nous les aurons mobilisés au bon moment, nous pourrons activer plus rapidement les remboursements”, poursuit-elle.

Source: Le Nouvel Economiste (http://goo.gl/U1wPA)

lundi 12 novembre 2012

Supermarkets ramp up interest in halal and kosher Mini Babybel


A halal and kosher version of Mini Babybel is picking up traction with the mults, with Tesco set to boost distribution of the product.
The product will shortly go into 11 Tesco stores - most of them Extras - having previously been stocked in six stores. It is also available through the Tesco website, priced at £3 for a 110g net of five. In addition, halal and kosher Mini Babybel has been available in 45 Sainsbury’s stores for the past six months as well as in kosher delis and supermarkets across the country.
Halal and kosher Mini Babybel is imported from France and distributed in the UK by Elit Kosher and Halal. It is sold in nets of five, whereas the standard Mini Babybel is sold in nets of six.
Elit Kosher and Halal owner Yeshurun Judah said halal and kosher Mini Babybel had been available in the UK for a number of years but had recently made significant progress with the mults as more consumers became aware of it. “I believe the product is being spoken of more and therefore is being looked for more and used by people who adhere to halal and kosher,” he said. “Now they have the choice, they are choosing it.”
Source: The Grocer (http://goo.gl/dbTw5)

vendredi 14 septembre 2012

Fresh mozzarella: The texture is as important as the flavor

Are you a member of the date police? (I promise, this isn't going where you think it is.) Date police are folks who scrutinize labels and toss out food the nanosecond the expiration has passed. To a kitchen cop, if it's past the official "use by," it's outta there. I confess I have a quick trigger when it comes to tossing things out. While that may earn me my share of household ridicule when it comes to two-day-old take-out, it's definitely a good thing when it comes to fresh mozzarella. (That's not what you were thinking, now, was it?)

In this week's review, I give a shout out to Lucky Pie Pizza & Tap House for serving only fresh mozzarella at its cheese bar and saving leftovers for the next day's pizzas.
Refrigeration, I pointed out, plays mean tricks on the texture of this soft, milky cheese. Some of you might have found this puzzling; after all, it's pretty hard to get fresh mozzarella that isn't refrigerated in this town. Even the good, freshly made stuff at Marczyk Fine Foods or Tony's Market is kept artificially cool.

So if everyone does it, why is it so bad? Unlike other cheeses that count on a healthy dose of bacteria for their signature taste, in mozzarella it's all about the milk. As a result, "the flavors are very delicate," explains Jorge de la Torre, dean of culinary education at Johnson & Wales University. "What you're enjoying is the fresh, still-soft texture."
That's right: When you take a bite of fresh mozzarella -- whether on a Caprese salad or with prosciutto on Lucky Pie's cheese plate -- you're tasting the texture as much as the flavor, if such as thing is possible. (And in the crazy inner workings of our cranium, who knows what is and isn't possible.)

To keep the lawyers happy, let me add that if fresh mozzarella isn't eaten the day it's made, it should, in fact, be kept under refrigeration, tightly wrapped in plastic. Just remember that when you take it out, the so-soft-it-pulls-apart cheese -- the one you paid a premium for -- will have morphed into a rubbery ball. Moral of the story? If you buy the good stuff, you should either eat it up or toss it out.
Or put it on a pizza.
Source: WestWord (http://goo.gl/eBsnk)

vendredi 10 août 2012

Mozzarella, quell'orgoglio italiano a prova di falsi


È il formaggio più consumato nel nostro paese e per questo anche uno dei più contraffatti e adulterati. I consigli per scegliere i prodotti al di sopra di ogni sospetto.
Mozzarella, quell'orgoglio italiano a prova di falsi
È uno degli orgogli del made in Italy, e non si esagera se si dice che italiani e stranieri “ne vanno matti”. La mozzarella è il formaggio più consumato nel Belpaese (in media 23 grammi al giorno a testa) e anche il più esportato: insieme al Grana Padano copre il 75% delle esportazioni di prodotti lattiero-caseari.
Amata in tutte le sue declinazioni, artigianale o in busta, è anche la “regina” dell’estate, che sia “fritta in carrozza” o con pomodoro e basilico “alla caprese”. Ma tanto successo non è a costo zero. La mozzarella è anche tra gli alimenti maggiormente contraffatti, adulterati, contaminati.

I successi delle forze dell'ordine

mano con in mano una mozzarellaI rapporti delle attività delle forze dell’ordine parlano da soli: tra il 2010 e il 2011 il Nucleo antifrodi dei carabinieri (Nac) ha messo sotto sequestro nei caseifici italiani 12.000 tonnellate di latte con la documentazione non in regola, per un valore di 17 milioni di euro.
E sempre nel 2011 il corpo forestale dello Stato ha sequestrato 500 tonnellate di latte straniero destinato alla produzione di mozzarelle “italiane” tra Emilia, Lombardia e Veneto, più 30.000 prodotti già imbustati. I “falsi”, insomma, non mancano affatto.
Quanto ai Nas, in una recente relazione sulle frodi alimentari le mozzarelle vengono annoverate tra i prodotti più soggetti a sofisticazioni. Nel testo si legge che spesso, fraudolentemente, vengono usati come ingredienti “caseine industriali magre”, oppure “latte in polvere ad uso zootecnico”, o al posto del latte, senza informare il consumatore “cagliate di origini lettoni, ungheresi, polacche e di altri paesi CE”. E senza il supporto di analisi chimico-fisiche sui prodotti è impossibile incastrare i truffatori.

Quell'incubo... blu

Ad agitare i sogni dei consumatori ci sono anche i recenti casi di contaminazioni, prima tra mozzarella blu e una biancatutte quella della mozzarella blu, che da due anni continua a fare capolino nelle mense scolastiche o nei supermercati. Dopo il primo caso di Torino, nell’estate 2010, anche a Bari, Trento, Frosinone, Genova, Cagliari e Milano, nel tempo, sono state avvistate le mozzarelle “dei Puffi”.
Che il batterio responsabile della colorazione, lo Pseudomonas fluorescens, sia un batterio “banale” e non patogeno, è cosa ormai acclarata. Resta però la domanda di come sia finito nei latticini.
Non solo. Dall’indagine della Procura di Torino che scaturì dal caso di Torino, i controlli su una decina di aziende del Piemonte evidenziarono che il 67% dei 1.027 campioni di latticini analizzati era  contaminato da batteri.
È il caso di allarmarsi e di stare alla larga dal gustoso formaggio? Non proprio, per fortuna. Fatto salvo per i batteri patogeni, che non devono essere negli alimenti, e che per questo sono “sorvegliati speciali”, trovare microrganismi alteranti nei prodotti freschi è considerata dai microbiologi una condizione “normale”.

Contaminazioni tollerabili

Spiega Andrea Serraino, docente di Ispezione degli alimenti di origine animale all’Università di Bologna, che “fatte salve alcune eccezioni, gli alteranti contaminano normalmente i prodotti lattiero-caseari  durante la produzione, dato che gli ambienti di lavorazione non sono sterili”.
mozzarella grande e alcuni bocconciniLa maggior parte delle volte le mozzarelle vengono contaminate dopo la filatura per contatto con le attrezzature, attraverso l’acqua in cui vengono immerse per essere raffreddate o tramite il liquido di governo in cui vengono confezionate. Essendo però i latticini prodotti con “shelf life” (vita commerciale) breve “può essere accettata una contaminazione alterante più elevata, dato che, se correttamente conservati, non presenteranno alterazioni nel breve tempo entro cui verranno consumati”.
Per questo è fondamentale mantenere la catena del freddo: se azienda, rivenditore e consumatore conservano bene il prodotto, nessun batterio avrà modo di proliferare nel breve periodo di vita delle mozzarelle. In queste pagine, con l’aiuto degli esperti  vi spieghiamo come fare, e come scegliere un prodotto che dia garanzie, in un mercato sterminato, in cui si fanno la concorrenza decine di aziende, anche a suon di prezzi stracciati.

I vari formati della mozzarella

Che sia ovale, a treccia, grande o piccina, noi tutti la chiamiamo - sempre e impropriamente - mozzarella. Ma tante e diverse sono le forme del latticino proposte dalla tradizioni culinaria italiana, ciascuno con le proprie peculiarità. Ecco le più conosciute, e le ricette più adatte.
Bufala
Con “mozzarella” si indica il prodotto di latte di bufala, ben altra cosa da quella di latte vaccino (Fior di latte). Più grassa e sapida, e più “nervosa” del Fior di latte ha un sapore acidulo e al taglio rilascia molto liquido. Va consumata fresca, “assoluta” o con prosciutto crudo o pomodori e basilico, e non dovrebbe essere conservata in frigo, ma a temperatura ambiente, per apprezzarne il sapore.
Fior di latte
È il nome che contraddistingue la mozzarella di latte vaccino (ha il marchio Stg: Specialità tradizionale garantita). Ha struttura fibrosa, e come la “bufala” rilascia al taglio un liquido lattiginoso. Il suo peso può variare da 20 a 250 grammi a seconda del formato. La “classica” ha la forma tonda ovale, e pesa tra i 150 e i 200 grammi. Ottima con pomodoro o prosciutto, nonè indicatissima per cucinare, perché rilasciamolto liquido a contatto con il calore, ma è assai gustosa “in carrozza”, cioè impanata e fritta, secondo la ricetta campana.
Fior di latte per pizza
Lo troviamo in commercio con questa dicitura, ed è davvero più indicato per la pizza e in cucina, perché ha una quantità di acqua inferiore e un minor tenore di grasso (15-20% contro il 25-40% della mozzarella). Non bisogna però confonderlo con preparati per pizza fatti con formaggio fuso, che sono ben altra cosa.
Treccia
Tipica del Sud Italia (Puglia e Campania), deve il suo nome al fatto che il cordone di pasta filata viene intrecciato manualmente fino a ottenere una treccia. È liscia, compatta e poco elastica e ha un gusto sapido. Oltre a essere mangiata cruda è ottima per la cucina, perché molto compatta. Sfilacciata,i pugliesi la usano per condire il timballo di pasta al forno.
Nodini
Sono le caratteristiche “mozzarelle” pugliesi. Di pasta filata, sono annodate a mano e hanno un pasta più elastica e fibrosa rispetto alle classiche Fior di latte di forma ovale. Leggermente diverso è anche il sapore, più sapido e acidulo. Ottimi sia crudi che in cucina.
Ciliegine
Di forma ovale e del peso di circa 20 grammi ciascuna, sono leggermente più sapide della mozzarella grande perché restano più a lungo nella salamoia. La loro dimensione le rende ottime per l’insalata.

Un prodotto vivo che ha bisogno di moltissima cura

“Produciamo mozzarelle con materia prima controllatissima, le seguiamo nelle fasi di caraffa di latte e sullo sfondo delle mucchelavorazione e anche dopo, fino a che non entrano nei punti vendita. Ma da quel momento in poi tocca al rivenditore e al consumatore averne ‘cura’. Una mozzarella ben conservata dura 3 settimane, una mal tenuta può deperire ben prima della data di scadenza”.
Vittorio Zambini è direttore Qualità, innovazione, sicurezza e ambiente di Granarolo, azienda leader nel settore lattiero caseario. E sa bene che la mozzarella è un prodotto “delicato”, perché “vivo”, e non sterile, perché ha una sua microflora, è senza conservanti e, soprattutto, è a contatto con l’acqua.
Non a caso, per scongiurare al minimo il pericolo di contaminazioni, le aziende produttrici di latticini devono attenersi a regole ben precise, definite in linea generale nel cosiddetto pacchetto igiene, una serie di regolamenti comunitari del 2004 sulla produzione di alimenti di origine animale. Le regole cui attenersi vanno dall’igiene dei locali e delle persone che vi lavorano al lavaggio dei macchinari, finendo con le analisi microbiologiche a campione sui prodotti finiti. “Si tratta di indicazioni generali”, spiega Mena Pagano, tecnologa alimentare e consulente presso diverse aziende nei processi di qualità, “che riguardano tutti i passaggi della produzione, dalla scelta della materia prima ai controlli sui prodotti finiti per individuare l’eventuale presenza di metalli pesanti dovuta ai processi lavorazione, o di micotossine”.
bicchiere colmo di latteIl compito dell’azienda, su prodotti “freschi” e “vivi” come i latticini è quello di abbassare al minimo le probabilità di contaminazione batterica, ed è per questo che gli stabilimenti moderni hanno oggi regole rigidissime, reparti con zone protette, organizzazione che evita qualunque contatto “umano” con i prodotti.
“Le grandi aziende adottano spesso numerose certificazioni di qualità, che le costringono a norme ancora più stringenti rispetto a quelle imposte dalla legge”, spiega la tecnologa.
Granarolo è una di queste. Dallo stabilimento di Bologna escono le mozzarelle a marchio Granarolo e Pettinicchio, fatte entrambe con latte proveniente da allevatori fisicamente vicini allo stabilimento, e che detengono anche quote azionarie dell’azienda.
Ma la qualità del prodotto finito non dipende solo dalla materia prima. “Grandissima attenzione bisogna porre nella fase della pastorizzazione del latte, e nel controllo dell’acqua in cui viene immersa successivamente la filata mozzarella una volta formata per raffreddarsi. In Granarolo l’acqua viene ultrafiltrata in continuo per renderla pura il più possibile”, spiega Zambrini.
È questa, infatti, la fase più delicata della lavorazione. Ma anche dopo che il latticino è prodotto e imbustato con il suo liquido di governo (anch’esso microfiltrato), bisogna tenere alta l’attenzione: un innalzamento della temperatura dell’ambiente potrebbe comprometterne seriamente la qualità.
Di qui l’obbligo di legge di tenere bassa e costante la temperatura dei mezzi che trasportano il prodotto dagli stabilimenti ai clienti. Una volta che il prodotto è entrato in negozio, e successivamente nelle case dei consumatori, tutti devono però fare la loro parte affinché la mozzarella si conservi intatta per tutta la sua vita naturale.
Il prodotto, per cominciare, non deve mai restare fuori dal frigo per troppo tempo per evitare la proliferazione dei batteri. Una volta “dentro”, inoltre, bisognerebbe regolare la temperatura almeno a sei gradi (per misurare la temperatura, se non si ha un termometro da frigo, è sufficiente un bicchiere d’acqua con dentro un termometro ad alcol). Anche l’igiene del frigo ha la sua parte (andrebbe pulito e disinfettato ogni due settimane); come la sistemazione degli alimenti. In basso frutta e verdura, specie se non sono lavate, in alto il resto. Mai lasciare un prodotto aperto per giorni, magari sui piani inferiori: potrebbe contaminarsi facilmente e deteriorarsi creando un problema di “igiene ambientale”.

Come riconoscerla

Se c’è scritto Fior di latte
Il Fior di latte è una specialità tradizionale garantita, e i prodotti che si fregiano di questo marchio devono avere come ingredienti latte vaccino intero, caglio, fermenti lattici vivi e null’altro. Se la dicitura non c’è, e troviamo la generica scritta “mozzarella”, nella maggior parte dei casi il produttore ha sostituito i fermenti con correttori di acidità come l’acido sorbico o citrico. Il prodotto è considerato meno “nobile”, e al palato ha un sapore meno acidulo, più blando.
Occhio agli ingredienti
Alcuni produttori sostituiscono  il latte intero con cagliata, di più basso costo. In molti casi  è facile scoprirlo da una rapida lettura dell’etichetta. Il prodotto finale è decisamente più scadente: ha un colore opaco e la struttura è più rigida e meno “succosa”. Al palato il sapore è decisamente più povero.
Latte italiano, sì o no?
Alcuni produttori vantano di usare solo latte italiano. È un discrimine? Spiega Andrea Serraino, docente all’Università di Bologna di Ispezione degli alimenti di origine animale, che l’utilizzo di latte italiano non è in linea teorica garanzia di qualità o sicurezza, (le norme sono le medesime in tutta la Ue). Tuttavia, poiché
il latte è un alimento estremamente deperibile, il trasporto internazionale può causare un deperimento della qualità microbiologica che rende necessari trattamenti più intensi o ripetuti: un aspetto che ha ovvi riflessi sulle proprietà nutritive del latte e dei prodotti derivati.

Cosa guardare: i consigli dell’esperto

Etichetta a parte, la mozzarella può essere stata lavorata o conservata male. Matteo Ansanelli, agronomo della Confederazione italiana agricoltori e presidente dell’associazione Agricoltura è Vita, ci spiega cosa guardare per capirlo.
Il colore
La mozzarelle deve essere bianca, se è giallina, nel migliore dei casi è stata conservata senza latticello.
La superficie
Deve essere liscia e non sfaldata: essendo la mozzarella un prodotto “vivo”,  se non tenuta alla temperatura di 4-6° la carica microbica dei fermenti lattici prosegue la sua attività aggredendola. E non va bene.
Il latticello
Deve essere limpido. Se presenta residui è sintomo dello stesso problema: le proteine del latte si sono degradate per effetto dei fermenti.
La consistenza
Né troppo morbida, né troppo dura. Se si “rompe in bocca”, la mozzarella è “andata”. Se è rigida e non elastica può essere stata conservata con poco latte, o gli ingredienti non sono esattamente quelli dichiarati...
L’interno
Occhio ai buchi, specie se grandi: indicano che la fermentazione è proseguita. Un segnale che la nostra mozzarella è “datata”.