Affichage des articles dont le libellé est étude. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est étude. Afficher tous les articles

jeudi 12 juin 2014

Emballage : le verre jugé plus sûr pour la santé

Préoccupés par la sécurité alimentaire et les produits chimiques pouvant passer du contenant au contenu, les consommateurs européens (74%) considèrent le verre comme l'emballage le plus rassurant, révèle une étude européenne de la société InSites Consulting.



La sécurité alimentaire est une préoccupation pour 61% de Français, avant même leur propre santé (58%). À l'échelle européenne, il existe un risque de relargage des produits chimiques de l'emballage jusqu'au contenu, ce qui interroge 66% de consommateurs. Et ce n'est pas un hasard s'ils en sont soucieux. Plus de huit Européens sur dix sont persuadés que le risque est réel pour la santé.  

Dans ces conditions, le verre est l'emballage jugé le plus sûr, avec 74% d'avis favorables, loin devant la brique composite (11%), les plastiques (6%), les canettes métalliques (4%), la boîte en métal (3%) et la caisse-outre, telle que le "bag-in-box", (3%). Seuls 15% d'Européens estiment qu'il existe une interaction du contenu avec l'emballage en verre, contre 59% pour le plastique.  

En conséquence, 61% des parents européens évitent d'acheter des aliments pour bébé emballés dans du plastique et 77% conservent les repas dans des boîtes en verre.  Cette étude a été menée dans onze pays européens auprès d'un échantillon de plus de 8.000 consommateurs, interrogés du 27 février au 7 mars 2014.

Source: http://goo.gl/ZZUjgf
Autre source sur l'étude menée par InSites: http://goo.gl/1kKZla

jeudi 15 mai 2014

The chosen ones

Which are the ‘most chosen’ fmcg brands in the world? And what are the consumer trends that put them on the map?

http://goo.gl/7dZA7U

mercredi 14 mai 2014

Etiquetage alimentaire: les consommateurs réclament des logos simples

Des associations de consommateurs et de patients réclament un étiquetage plus clair pour aider les consommateurs à manger moins gras, moins salé et moins sucré. Ils estiment se heurter à la résistance des lobbies de l'industrie agroalimentaire.


A quand des logos simples et compréhensibles? Une pétition a été lancée mardi par des associations de consommateurs, des patients et des sociétés savantes médicales.

Cette "pétition citoyenne" en faveur d'un logo nutritionnel simple se heurte à la résistance des lobbies de l'industrie agroalimentaire, affirme le collectif, qui espère "peser" sur le gouvernement afin que cet étiquetage soit intégré dans la loi de santé publique à venir. L'objectif n'est pas de "pénaliser" ce secteur de l'économie, "mais de travailler avec lui pour améliorer l'offre", assure le collectif.
    
Dans une lettre ouverte au Premier Ministre, il rappelle que cette "mesure proposée" dans le rapport sur la nutrition et la prévention remis en janvier dernier à la ministre de la Santé par le Pr Serge Hercberg, "est d'un grand intérêt pour aider le consommateur à orienter ses choix" pour éviter de manger trop gras, trop sucré ou trop salé.



Des repères sur l'avant de l'emballage

L'idée est de pouvoir "comparer la qualité nutritionnelle des différents aliments entre eux" et même de comparer des plats ou produits de marques différentes. Par exemple, pour choisir des "céréales" du petit-déjeuner moins grasses ou moins sucrées, ou encore les lasagnes bolognaises qui ont le meilleur "profil nutritionnel".
L'étiquetage à l'arrière de l'emballage (tableau nutritionnel et liste des ingrédients) est "compliqué", d'où l'idée de créer des repères faciles à comprendre par le biais d'une échelle de qualité nutritionnelle bien visible "sur la face avant des emballages".

L'échelle se décline en 5 classes avec des couleurs, du vert au rouge, et des lettres, de A à E. Le logo "A vert" étant la meilleure note et le "E rouge" la moins bonne. Cette échelle devrait être apposée sur les emballages des aliments et boissons, manufacturés pré-emballés et sur tout plat et boisson servis dans des chaînes de restauration collective, type fast-foods.

L'initiative est lancée notamment par la Société française de santé publique (SFSP) qui met en ligne la pétition,  des associations de consommateurs (Que Choisir, CLCV) et de patients (CISS Collectif interassociatif sur la santé, AFD-diabétiques).
Source: http://goo.gl/shTYEe

mercredi 23 avril 2014

The Effects of Situational Factors on In-Store Grocery Shopping Behavior: The Role of Store Environment and Time Available for Shopping

We conducted a field experiment to explore the effects of two situational factors, store knowledge and time available for shopping, on consumers' grocery shopping behavior. The results indicate that these two factors have an impact on such shopping behaviors as failure to make the intended purchases, unplanned buying, brand and product class switching, and purchase volume deliberation. The findings also suggest that the information processing activities that mediate these relationships differ across shopping conditions. Implications for managing the grocery store environment that may advance current practice are offered.

Une étude universitaire de 13 pages au format PDF
A télécharger à la page http://goo.gl/LNypuo

mercredi 2 avril 2014

Les circuits courts alimentaires

Les circuits courts alimentaires constituent le mode de commercialisation le plus ancien des aliments, soit directement sur le lieu de production, soit sur des marchés. Mais ces circuits se sont progressivement « allongés », à mesure que le nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur augmentait. Aujourd’hui, les circuits courts sont minoritaires : en 2007, les ménages français ont réalisé 70 % de leurs achats alimentaires dans des grandes surfaces, contre 6,5 % pour les achats sur les marchés ou aux producteurs [1]. Selon le ministère de l’Agriculture, la vente directe représente 4 % des achats de fruits et légumes, et les circuits courts 7 % [2].
Selon le ministère de l’Agriculture, un circuit court doit répondre à deux critères :
- le circuit de vente doit être direct ou inclure un seul intermédiaire ;
- la distance entre le lieu de production et celui de consommation doit être « limitée » (en général moins de 150 kilomètres). C’est avant tout l’accessibilité qui est importante, et, selon les régions, la distance peut ainsi varier (elle est estimée par deux chercheuses à 50 kilomètres en Bretagne, 80 en Rhône-Alpes) [3].
Depuis quelques années, les circuits courts connaissent un nouvel essor en France, sous l’impulsion de nouvelles attentes des consommateurs. Le Grenelle de l’environnement les a d’ailleurs consacrés en tant que « modèle à suivre » et le Comité européen des régions a récemment indiqué qu’il souhaitait favoriser leur essor [4].
Selon le cabinet Xerfi, en France, les ventes alimentaires en circuit court ont représenté un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros en 2010, soit 1,5 % du chiffre d’affaires de la consommation alimentaire.
Cette note propose de dresser un état des lieux des circuits courts en France, d’identifier les différents modes de commercialisation qu’ils recouvrent, ainsi que les acteurs (producteurs et consommateurs) concernés. Elle envisage ensuite les perspectives d’avenir pour ces modes de commercialisation.


[1] Bellamy Vanessay, Léveillé Laurent, « Quels lieux d’achat pour quels produits ? », INSEE Première, n° 1 165, novembre 2007. URL : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1165
[2] URL : http://agriculture.gouv.fr/circuits-courts
[4] « Pour une politique européenne ambitieuse en faveur des systèmes agricoles de qualité », Avis du Comité des régions, 12 mai 2011. URL : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:52011AR0014:FR:NOT
Pour lire l'article complet: http://goo.gl/5m9xGC

vendredi 21 mars 2014

Organic food product purchase behaviour: a pilot study for urban consumers in the South of Italy

The aim of this paper is to explain factors that influence organic food purchases of urban consumers in the South of Italy. To achieve this goal, a multivariate limited dependent variable model has been specified to simultaneously analyse consumers’ organic food purchases, the intention to purchase organic food products and the level of organic knowledge. This study uses survey data gathered from 200 consumers in Naples in 2003. Results indicate that consumers who are more willing to buy organic food products are more likely to buy a larger amount of those products. The intention to purchase depends on attitudes and organic product knowledge. Moreover, consumers’ attitudes towards health and environmental benefits provided by organic foods are the most important factors explaining, both, the intention to purchase and the final decision. Finally, income and organic knowledge positively influences the final decision to buy organic food products.

Fichier PDF à télécharger à l'adresse http://goo.gl/8IKB0v

mercredi 12 mars 2014

Portrait du secteur des magasins d’alimentation au Québec

Un maillon de grande importance
Les magasins de l’alimentation s’inscrivent dans la vaste industrie bioalimentaire et forment le
maillon final de la chaîne agroalimentaire. Les principaux acteurs de cette industrie se
répartissent en trois grands secteurs : l’agriculture et les pêches (secteur primaire), la
transformation des aliments, boissons et tabac (secteur secondaire) et la distribution (secteur
tertiaire). À son tour, la distribution alimentaire comprend la restauration, le commerce de gros et
le commerce de détail. Ce dernier réfère donc aux supermarchés, aux épiceries, aux magasins
d’alimentation spécialisés (ex. : fruiteries, boucheries), aux dépanneurs conventionnels ou avec
station-service et même aux grands magasins, aux pharmacies et aux magasins-entrepôts.

Au Québec, le produit intérieur brut (PIB) des magasins de commerce de détail représentait
3 734 millions $ en 2011 (MAPAQ, 2012). La croissance que connaît l’industrie bioalimentaire
est d’ailleurs en bonne partie due au commerce de détail ainsi qu’à la transformation alimentaire,
tel que l’illustre la figure 1. Il semble donc que l’industrie bioalimentaire, mais particulièrement
le commerce d’aliments, réussit à jouer un rôle stabilisateur sur l’économie québécoise. Il faut
dire que les achats alimentaires sont moins tributaires des aléas économiques.

Lire la suite > document PDF de 16 pages (http://goo.gl/V4F4UH)

vendredi 7 mars 2014

Supermarkets, step up to satisfy less-forgiving consumers

New research shows performance pressures increasing on supermarkets, with trips in play.

February 28, 2014
Two surveys released this month show different views of customer satisfaction with U.S. retailers.  
Increasingly demanding consumers underlie both sets of findings - and point to a future where retailers (especially food retailers selling perishables) will get fewer chances to slip up and still retain individual customers, we believe at The Lempert Report.  
For example, Internet sellers disappointed many buyers with post-holiday deliveries this past Christmas season.  As a result, their benchmark rating in the American Customer Satisfaction Index dove 4.9% to 78, the lowest score since 2001.  Amazon fared relatively well, up 4% to top the sector at 88.
More details from the ACSI study:
  • National and regional supermarket chains rose a collective 1.3% to 78, based on grocery values, locations and hours.  Publix extended its yearly streak at the head of the trade class, with an 86.
  • An aggregate group of smaller regionals rose three points to 81 to notch second place. Kroger came in at 80, Whole Foods Market slid 3% to 78.  Winn-Dixie, Supervalu and Safeway posted scores of 76 and 77, and Walmart trailed at 72, ACSI reported.
Meanwhile, non-grocers continue to secure more consumer trips for food.  More than three-quarters (77%) say they bought groceries from a non-grocer during the past 12 months – and more than half (52%) do so more than monthly, according to the King Retail Solutions-University of Arizona Center for Retailing Fall 2013 study of Millennials, Gen Xers and Boomers.  These newly released 12-month figures hold true across all income groups and locales (suburban/urban/rural) as well.  And a full one-quarter of shoppers (24%) “made a grocery list intending to fulfill the entire list at a non-grocery,” says the report.
The news gets worse for supermarkets: 96% say they would buy groceries from a non-grocer in the coming 12 months.
“Delivering a valuable shopping experience is the real challenge,” says Andrew Swedenborg, executive vp at King Retail Solutions.  
Yet different generations each value different aspects of the store.  For instance, Boomers, rural dwellers, and people earning $50,000-$100,000 per year value quality over convenience, the study shows.  Convenience stores attract 57% of grocery-buying Millennials vs. 40% of Gen Xers and 36% of Boomers.  Drug stores appeal to 47% of grocery-buying Millennials, 37% of Gen Xers and 36% of Boomers.
In fresh prepared foods, however, supermarkets hold a decided edge:  74% of consumers overall say they buy at the supermarket vs. 44% at the big box, 28% at the c-store and 9% at the pharmacy. 
This study further corroborates the trip erosion at supermarkets, which pressures them to perform better in a less forgiving environment.

Source: Supermarket Guru (http://goo.gl/OlkC6Z)

jeudi 6 mars 2014

What people want from innovation in FMCG

trends-fmcg-2014-fullwidth
Research into people’s grocery shopping habits finds that new product development is more acceptable in some categories than in others.
Consumers in the UK are more daring when it comes to buying snacks and confectionery than in other categories, according to the latest research. Gone are the days when a bog-standard chocolate bar or a packet of ready salted crisps would sate the mid-afternoon hunger. Shoppers have a large appetite for on-the-go food and brands are becoming more creative to fill the snack gap.
Cadbury is one brand attempting to turn heads with two new Dairy Milk chocolate products, one paired with Ritz crackers and the other with the French biscuit Lu. These new confectionery offerings are parent company Mondelez International’s biggest UK snack launch of 2014.
The combination of sweet chocolate and salty cracker is exactly the type of confectionery shoppers are interested in trying out, according to the Grocery Eye study, carried out by market research company SPA Future Thinking.
Almost a quarter (23 per cent) are most likely to try new sweets and chocolate of any FMCG category, and 21 per cent say they are most likely to try new crisps, nuts or bagged savoury snacks. Catherine Elms, research director at SPA Future Thinking, says: “People are wanting a wide variety of snacks so they can eat them at different points during the day and it’s very easy to trial new products like snacks when they are a low-entry price point.
Combination snacks
Richard Mills, head of FMCG at SPA Future Thinking, adds that brands such as Cadbury are leading the way in product launches. “Cadbury is keeping shoppers interested,” he says. “Dairy Milk with Oreos has done really well and it has even managed to blur sweet-and-savoury snacking with the launch of Philadelphia cheese spread with Cadbury Dairy Milk.”
We have spotted a greater interest in different combination snacks than we did five years ago
People are similarly open to new ideas when it comes to breakfast cereals and to beer, lager and cider, with 20 per cent saying they are most likely to try new cereals and 17 per cent saying they are willing to try a new type of pint.
But shoppers are more conservative in other categories, meaning marketers have to work much harder to convince them to try new products. Only 11 per cent say they are most likely to try new laundry brands, for example, because there is much more “brand loyalty” and a reluctance to try new things at a higher price point, says Elms.
Point-of-sale key
The public are also creatures of habit when it comes to buying biscuits and bread, with 11 per cent and 10 per cent respectively willing to try new varieties.
Consumers are most likely to find out about new products at the point of sale, according to the Grocery Eye study, which states that a massive 80 per cent say that’s how they find out about NPD. Television is the next most likely source of information, cited by 58 per cent overall, though that drops to 51 per cent among Generation Y.
trendscut2-2014-460
Andrew Tharme, managing director at SPA Future Thinking, says that while point-of-sale marketing has always been important, the study emphasises just how important it has become, particularly for new products. “It’s something that we’ve believed for a while, and this study confirms it. Brands are achieving high levels of stand out at the point of sale. As product loyalty levels are lower, brands are battling for share and products need to jump off the shelves.
“Measurement for online is not as easy to control and marketers are switching back to in-store marketing.”
Just over 2,000 people, aged from 16 to 64, were questioned about their shopping preferences and habits across a range of sectors, including breakfast cereals and ready meals.
trendscut3-2014-460
Breakfast on the go
The study, first seen by Marketing Week, shows an overwhelming desire for food on the go, and this extends to breakfast foods such as cereal bars. Almost a quarter (24 per cent) think that breakfast out of home is the most innovative category, but although shoppers are happy with the level of NPD in snack and confectionary foods, there is a desire to see a little less innovation in on-the-go breakfast foods and energy drinks.
Both are relatively recent categories, and supermarket shelves are awash with new products. The Grocery Eye study shows that care needs to be taken not to overwhelm consumers with too much choice.
Mills says: “Consumers feel that lots of products out there are doing the same thing. Some of the claims aren’t credible and it’s hard to differentiate between products.”
trendscut1-2014-250
Elms adds, however, that it’s “encouraging that although [energy drinks and out-of-home breakfasts] are low penetration because they’re not such big areas, they are noted as being quite innovative”.
Convenience food
Chilled ready meals, on the other hand, is a category where more innovation is needed. Eleven per cent of respondents to the study want to see more new products in this category and Mills says there needs to be a bit of a shake-up. “People are not seeing the variety in this category, there’s not enough excitement. There needs to be a brand or retailer to disrupt the category. Convenience is massively important these days and brands need to not only think about ingredients but packaging.
“Younger people especially are looking for something convenient. They might buy a sandwich or ready meal every day so they’re ready for a larger repertoire to prevent things getting repetitive.”
Age is a factor when it comes to which products people are interested in trying out. The younger generation (16 to 34-year-olds) are most likely to try frozen pizza and ready meals (13 per cent) and juices and smoothies (10 per cent), while 35 to 54-year-olds are interested in trying laundry products (15 per cent).
New savoury biscuits and crackers are more likely to pique the interest of those 55 and over (13 per cent) while new savoury snacks are of interest to all ages.
High-quality ingredients
Following the horsemeat scandal in 2013, it is perhaps not surprising that ‘the highest quality of ingredients’ is the most important product attribute for 88 per cent of respondents – but while shoppers are interested in what is in the brands they are buying, they don’t mind as much where they come from.
More than two-thirds (69 per cent) think British ingredients are an important attribute, with 62 per cent saying local ingredients are important. However, ethical and environmental benefits are less crucial, with 55 per cent saying Fairtrade is an important product attribute and 39 per cent saying likewise about organic goods.
Tharme says: “There’s clearly not a link with high quality and organic. The purse-strings are tight, so people want value but also still want quality. That’s why shoppers value products with good packaging, because it extends the life of what they are buying.”


Methodology

SPA Future Thinking conducted The Grocery Eye research last November, speaking to just over 2,000 shoppers to understand purchasing behaviour in supermarkets across a range of sectors including snack foods and ready meals. The respondents were aged between 16 and 64 and regionally representative in the UK. More females (71 per cent) than males were interviewed to represent the profile of shoppers making decisions in supermarkets.

mardi 4 mars 2014

Roundy’s Case Study

Roundy’s Supermarkets, Inc. Selects Hillphoenix for Its First CO2 Transcritical Refrigeration System

Under the leadership of Robert Mariano, Roundy’s is reinvigorating several beloved supermarket brands in Wisconsin, Minneapolis/St. Paul and the greater Chicago area. Its family of 160-plus stores includes the Pick ‘n Save, Copps, Rainbow, Mariano’s and Metro Market grocery banners.
Pick'n Save
Pick’n Save
Following the high-profile success of Mariano’s in greater Chicago, the company opened Roundy’s Pick ‘n Save, one of the nation’s greenest supermarkets on January 14, 2014 in Menomonee Falls, Wisconsin.
The Menomonee Falls Pick n’ Save is one of only a handful of stores in the United States utilizing CO2, an all-natural, green alternative to ozone-depleting HFC (hydrofluorocarbon) refrigerants. Roundy’s is using the new store to test an array of energy efficient and green technologies including Hillphoenix Cases and Clearvoyant™ LEDs, and a Micro Thermo Full Case Controller and Micro Thermo Transcritical Rack Controller designed by Parker Sporlan specifically for CO2 systems.
“We strive not only to give our customers a great shopping experience, but also to contribute to the communities in which we do business. Through our investment in these sustainable technologies we’re also able to do something good for our global community,” said Robert Mariano, chairman, president and chief executive officer of Roundy’s.
Green Refrigeration
Industry Leading Green Refrigeration
Pick ‘n Save Menomonee runs on Hillphoenix’s Advansor Transcritical booster system that entirely eliminates the use of HFCs, which was for decades the refrigerant of choice in the supermarket industry. HFCs contribute to global warming. One pound of leaked HFC refrigerant has more global warming potential than 4,000 pounds of carbon dioxide.
Increasingly, food retailers are moving toward more sustainable natural refrigerants including CO2, glycol and ammonia. Pick ‘n Save’s Advansor system is expected to yield a total carbon footprint reduction of 25,999,997 lbs. over 10 years — the equivalent of removing more than 430,000 cars from the road for per year.
In addition to the green appeal of CO2, it’s a much less expensive alternative to HFC refrigerants – around $1 per lb. compared to $8 per lb. So why haven’t more retailers made the switch? CO2 systems are still relatively new to supermarket applications, and some question the higher capital cost involved with CO2 systems. As companies like Roundy’s demonstrate the advantages of CO2, industry acceptance will no doubt increase.
Micro Thermo Transcritical Rack Controller
Micro Thermo Transcritical Rack Controller
“The technology does cost more money, but the installation cost is lower than for similar systems we’re using elsewhere. Also, CO2 is cheaper on the operation side compared to glycol and other refrigerants,” said James Hyland, Roundy’s vp of investor and corporate communications.
Roundy’s selection of the Micro Thermo Case Controller and Micro Thermo Transcritical Rack Controller optimizes the Advansor system by ensuring precise control over case operation, leading to lower energy usage and reducing temperature shocks to food.
Beverage Case with Clearvoyant™ Lighting
Beverage Case with Clearvoyant™ Lighting
“We will be conducting an energy analysis through all four seasons,” Hyland added. “We know what to expect from the system, and it appears the cost of the system balances out with comparable systems due to lower installation and operating costs.”

Hillphoenix Advansor Transcritical CO2 Booster System Advantages

- The Advansor Transcriical CO2 Booster system ustilizes CO2 as the only refrigerant covering both medium-temp and low-temp loads.
- CO2 has a high temperature heat of rejection, making it ideal for heat reclamation applications and efficient hot gas defrosting.
- CO2 systems operate under much higher pressures than conventional HFC-based systems. Many CO2 systems require steel piping throughout and carry a higher risk of pressure-related system breakdowns. The Advansor system eliminates those concerns by perfecting the use of pressure reducing valves so that everything inside of the store operates under lower pressure, as it would with an HFC-based system. Contractors can use copper piping and retailers can rest easy knowing that their Advansor system maintains pressures within a range normally found in traditional DX systems.
- Hillphoenix R&D capabilities ensure that CO2 technology is a viable option for every merchandising configuration. From walk-ins to custom specialty cases, Advansor technology is available across all Hillphoenix product lines.

Energy Saving Case Merchandising and Walk-Ins

In addition to the refrigeration system, the store is outfitted entirely with Hillphoenix cases and walk-ins. “In the past we have purchased our salad bar, floral and bakery cases from other manufacturers. For this store, we went with all Hillphoenix cases because of their expertise with this technology,” said Hyland.
And every case includes energy saving Hillphoenix Clearvoyant™ LED lights. The custom light rod design of Clearvoyant provides consistent and complete light distribution throughout the display fixture, eliminating dark spots and delivering 15 percent more lumens per watt than competitive systems.
New to the Roundy’s line-up of merchandisers, Pick ‘n Save installed Hillphoenix Narrow Reach-In Low-Temp Frozen Food and Ice Cream Merchandisers with PureView™ Doors. Their unique design ensures uniform case performance, lower average product temperatures, and increased merchandising visibility with optimum energy efficiency.
Low Temperature Cases with PureView™ Doors
Low Temperature Cases with PureView™ Doors
“Our merchandisers like the cases because the bottom shelf is higher, so customers don’t need to bend down as much to reach products,” said Hyland. “Also, the shelves are solid so they’re easier to stock. They also like the handle and the look of the glass door.”
While many retailers have come to expect the same-old, same-old when it comes to walk-ins, Hillphoenix is redefining customer expectations with features including improved hinges, handles, seamless jam guards and LED lighting. Pick ‘n Save walk-ins also utilize environmentally-friendly 245fa blowing agent that offers industry leading insulating value, adhesion, strength, density and uniformity.

jeudi 27 février 2014

Mondialisation des comportements alimentaires : Le cas français

Introduction
En 2013, face au phénomène de capture photos d’assiettes et de nourritures en tout genre sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram), la psychologue Valerie Taylor affirmait que la nourriture n’était désormais plus perçue comme une simple source d’énergie. Se nourrir est sans doute l’acte le plus basique dans la vie d’un homme, souvent banalisé et pourtant indispensable à sa survie. Au-delà de l’aspect purement nutritionnel et physiologique, manger représente un acte social d’une grande complexité. Notre manière de s’alimenter en dit beaucoup sur nos représentations, notre culture, nos valeurs, notre histoire, et donc, notre propre identité (« Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es », Jean Anthelme Brillat-Savarin). Lorsque l’on traite de ce sujet, il est nécessaire de faire appel à un ensemble de disciplines pour étudier chaque facette qui s’en montre : géographie (géographie de l’alimentation, du goût, de la faim), biologie (microbiologie, physiologie, nutrition), sociologie (de l’alimentation et des comportements alimentaires), anthropologie, psychologie, histoire et économie…Ce menu interdisciplinaire permet de faire communiquer entre eux chercheurs et experts dans ces différents domaines pour mieux appréhender la question dans sa totalité.
Au XXIème siècle, l’homme (occidental) n’a jamais eu autant de choix tant d’un point de vue quantitatif et qualitatif dans l’accès à la nourriture. Par exemple, en France, le pain n’a jamais été aussi bon et beau et diversifié (pain aux noix, au sésame, au lin…). On parle d’un polysensualisme du mangeur-consommateur d’aujourd’hui puisqu’il devient de plus en plus important de développer les sens autre que le goût : pour le pain, on aura l’odeur, la couleur et esthétisme (plaisir virtuel), le son (du croustillant) et la texture. Dans un même temps, l’homme se voit « régresser » dans sa façon de manger, cette dernière souvent qualifiée « d’infantilisante ». Cette idée est mise en évidence avec les fast-foods qui incite à n’utiliser aucun couvert et dont la nourriture ne développe dans les sensations gustatives du palais (trop de sucre, trop de  sel). Si se nourrir est un acte social, le restaurant lui, est dit alors marqueur social. La restauration suit les mouvements qui s’opèrent chez les comportements alimentaires des consommateurs, en s’adaptant ou innovant. Chacune de ses innovations dans le secteur de l’offre se veut de suivre l’évolution de la demande. Dans les pays dits développés, on peut constater la multiplication de restaurants asiatiques en ville, de boutiques et de boulangeries vendant des snacks et une variété impressionnante de sandwichs et autres finger food et l’implantation toujours plus importante de fast-food et sa concurrence avec les « kébabs » en particulier en Europe. L’objectif de cet article sera alors de savoir si l’étude de l’évolution des comportements alimentaires permet de parler de « mondialisation » concernant ce phénomène. Si c’est le cas, quelle est son ampleur et comment conserver les cultures locales ? Peut-on proposer un modèle plausible de ce que serait le mangeur occidental contemporain ? Pour cela, nous aborderons le cas de la France, réputée pour son modèle gastronomique et ses Chefs au niveau international.
Histoire d’une mondialisation de l’alimentation et transition nutritionnelle 
La gastronomie française a une réputation internationale : le « menu ou gastronomique français » (entrée-plat-fromage-dessert, accompagné de vin) a été reconnu en tant que mode d’alimentation au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO le 16 Novembre 2010. Par cette renommée très conséquente en terme économique et culturel, a été induite une valeur identitaire très forte. L’alimentation à la française résulte pourtant de nombreuses interactions, échanges et métissages au cours des siècles. En effet, la mondialisation de l’alimentation que nous connaissons actuellement n’est pas un phénomène récent mais plutôt une continuité dans l’histoire (européenne plus précisément). Les comportements alimentaires des français sont issus du dogme catholique et méditerranéen où la convivialité et le partage (être ensemble) sont au cœur des représentations  et des manières de s’attabler. Au sein de la société, l’alimentation devient un marqueur entre distinction et sociabilité. De là, la culture de l’alimentation et du goût est étroitement liée au collectif. A partir des années 80, les industries agro-alimentaires et les pouvoirs publics s’emparèrent de la responsabilité de la gestion et de l’organisation de l’alimentation auprès des français (politiques publiques en matière de santé, campagnes publicitaires « 5 fruits et légumes par jour » ou « les produits laitiers sont nos amis pour la vie»…). La montée des associations de consommateur souligne bien cette appropriation du collectif de l’acte de manger qu’on penserait « personnel » ou « privé ».
La gastronomie française telle qu’elle est représentée à l’étranger se résume à quelques grands plats typiques (bœufs bourguignons, blanquettes, civets en sauce,  entrecôtes/frites, les escargots, la soupe à l’oignon dit french onions soup…), dont les produits ont pour origine des pays très divers (par exemple, la pomme de Terre, qui compose ces plats vient des Incas d’Amérique Latine). On trouve dans la restauration collective (cantines) assez fréquemment au menu des couscous, des tajines, de la paëlla ou encore de la pizza, relatif aux flux d’immigration, en  particulier provenant des anciennes colonies (Magrheb). Bien qu’il y ait des controverses concernant ses modes de production, le foie gras connait un large succès en France, en particulier dans le Sud-ouest dont il est un produit régional emblématique et identitaire (Dordogne, Lot-et-Garonne). Il fut détourné de façon symbolique par le fast-food belge Quick en 2010, qui mis en vente le « Quick’n’foie gras ». Ce produit ne se vendit pas bien, du fait que les français, dans leur imaginaire, refusent cette fusion entre une restauration « bas de gamme » qu’est le fast-food et le produit de qualité et dégusté lors des fêtes qu’est le foie gras. Actuellement, son succès s’entend jusqu’en Asie. En effet, les chinois adoptent de plus en plus une alimentation à la française, avec une production de vin rouge, de vin pétillant (d’après la loi, l’appellation « champagne »  ne peut être employée en dehors du territoire de la Champagne en France), de foie gras et de saumon fumé, c’est-à-dire des mets que l’on consomme habituellement lors de festivités. Aussi, on a un mouvement inverse, avec une touche frenchy dans la restauration asiatique implantée en France. Par exemple, le repas proposé dans les restaurants chinois de Paris correspond à un ordre de repas français : un apéritif, une entrée, un plat, un accompagnement (souvent du riz) et un dessert, avec des portions individuels alors que le riz est l’élément central d’un repas en Chine et la façon de s’attabler n’est pas la même (on partage un grand plat de riz ensemble). Dans la même logique, la chaîne de restauration rapide de produits japonais Sushishop innove en 2013 par une collaboration avec un grand chef français, Joël Robuchon, pour élaborer une gamme de makis et sushis « gastronomiques ».
Les industries agro-alimentaires se sont chargées d’une double compétence : s’adapter à l’évolution de la demande et modifier les comportements alimentaires par un changement dans les pratiques, les savoir-faire, les produits et les goûts. En effet, nous mangeons de plus en plus gras, sucré et salé et les produits que l’on consomme comportent beaucoup de  conservateurs et d’additifs (essentiellement dans les plats préparés, qui se veulent d’être un « plaisir au palais »). Les prix ont été un rôle majeur dans cette transition nutritionnelle, puisque les produits transformés et riche en sucre et en gras (biscuits, chips…) sont peu coûteux pour le consommateur.
En 2005, selon les sources de la FAO (Food and Agriculture Organization of United Nation), l’Europe en moyenne atteignait 3600kcal en disponibilités caloriques alimentaires totales par personne, alors que le nombre de kcal par personne et par jour recommandé par les médecins nutritionnistes est de 2500kcal. De nombreux problèmes de surpoids, d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et cancers se sont développés dans les pays développés, à cause d’une mauvaise alimentation : un apport en lipides très élevé, un apport en glucides qui tend à diminuer et un apport en protéines (de plus en plus d’origine animale au détriment des protéines d’origine végétale comme les légumineuses). On mange ainsi davantage de viandes, surtout la partie arrière de l’animal puisque cette viande est la plus facile à cuisiner (escalope, filets, côtes…), alors que la partie avant est une viande que l’on doit cuisiner avec un long temps de cuisson et de grands plats familiaux (pot au feu, ragoût…). Les produits laitiers ont connu eux aussi une croissance très rapide en termes de production et de consommation. Cette tendance est  soulignée par une « féminisation » de notre manière de manger, le lait étant rattaché à une image maternelle. A la fin du XXème siècle, on a une stabilisation en macronutriments.
Comportement paradoxal du mangeur du XXIème siècle
Le mangeur contemporain est un être de contradictions. Cela passe tout d’abord pour une préoccupation de plus en plus importante à l’égard de sa santé et de son bien-être, car il sait désormais que son alimentation y joue un rôle majeur. Le mangeur français a tendance à vouloir concilier santé avec plaisir et goût. La remise en avant des produits frais et biologiques est due au fait que le consommateur veut devenir aussi un consomm’acteur en s’intéressant davantage à ce qu’il achète, dans la logique où ce qui est bon pour lui doit être bon pour les autres. Dans les supermarchés, les rayons « bio » et « commerce équitable » se développent et prennent de l’ampleur jusqu’à devenir de sévères concurrents en terme de prix face aux magasins et épiceries spécialisés bio. Les multiples scandales, débats, ainsi que les crises de confiance sur la traçabilité dans le secteur alimentaire (le dernier en date étant l’affaire de la viande de cheval dans des lasagnes Findus, du fabriquant Spanghero en 2013) ont amené le français à repenser ce qu’il mange. Respect de l’environnement, de la santé et de l’éthique (des agriculteurs, producteurs mais aussi du bien-être animal, conditions d’élevage…) sont les trois piliers sur lesquels reposent les nouvelles valeurs du mangeur contemporain. Les aliments-médicaments dits alicaments  ou functional food en terme anglo-saxon souligne aussi bien cette tendance. Les industries agroalimentaires inventent toujours plus de nouveaux produits pour satisfaire cette nouvelle demande en termes d’équilibre nutritionnel, et d’obsession pour la santé et l’hygiène. On peut citer le groupe Danone qui en 2007 sortit une gamme de yaourt nommée « Essencis », dirigée par un slogan visant à dire que la peau devient plus belle  grâce à certaines vitamines et oligo-éléments rajoutés dans la formule du yaourt. Toujours au sein du même groupe industriel, les produits laitiers de la gamme « Danacol » sont spécialement destinés pour ceux qui surveillent leur taux de cholestérol. L’image de la minceur, étroitement en lien avec celle de la pleine santé dans nos sociétés occidentales, reste très présente dans la manière de consommer chez le mangeur du XXIème siècle. Ce « culte du corps » à travers une alimentation saine se retrouve dans de nombreux spots publicitaires de produits industriels mais aussi dans des programmes de régime tel que Weight Watcher. Ce dernier groupe, en plus de la multiplication des locaux de rencontres et d’animations dans plusieurs pays en Europe, met à disposition dans les supermarchés des plats préparés à réchauffer aux micro-ondes. A la fois rapide et simple d’usage, Weight Watcher répond à la demande du nouveau consommateur en valorisant des produits « tout prêts » bons pour la ligne, bons pour la santé (réduction de sel par exemple dans les plats) et une diversité dans les recettes. Tout autant d’arguments qui attirent le client en quête de plaisir et soucieux de sa propre santé.  Le régime Dukan, qui a connu un grand succès ces dernières années, possède une image plus péjorative désormais. En effet, le régime est basé sur une forte consommation en protéines et  essentiellement en viandes. Incitant à modifier radicalement son comportement alimentaire sur le court et moyen terme, le régime Dukan peut s’avérer avoir des effets non désirables au final (reprise de poids rapide après l’arrêt du régime, carences, cholestérol…). On a ainsi un paradoxe entre un désir de renouveler son rapport au produit en s’intéressant aux ingrédients, aux compositions des plats, aux apports nutritionnels, à l’origine des produits, et un désir d’avoir accès à une nourriture de plus en plus « instantanée », « aseptisée » mais aussi « exotique ».
Un autre paradoxe se retrouve dans les lieux de restauration et la façon dont on veut s’attabler et se restaurer. En France, il y a deux phénomènes. En milieu urbain, comme à Paris et dans les grandes villes de province, on adopte un comportement plutôt « nomade », cas similaire aux Etats-Unis. Cela se définit par une prise rapide du déjeuner, même si cela reste toujours à heures fixes. Ce déjeuner est majoritairement composé de Street food, c’est-à-dire sandwichs, hamburgers, paninis, kébabs…puisqu’ils répondent tous aux nouveaux critères exigés. Pour l’exemple classique du « jambon-beurre » que l’on trouve en boulangerie, supermarché et brasserie, on peut le manger rapidement, en marchant ou en étant assis sur un banc ou dans une salle et on a à la fois un apport en glucides avec le pain et en protéines avec la viande. A Paris, les petites camionnettes itinérantes distribuant ce genre de nourriture sont mêmes devenues très convoitées (ex : « Le camion qui fume », envahissant les blogs et réseaux sociaux avec une très bonne critique culinaire). Toutes classes sociales se mêlent à ces pratiques. A l’inverse, le mangeur contemporain français souhaite renouer du lien sur ses lieux de restauration, et provoquer des rencontres, (et non l’isolement redouté). Les brasseries et cafés en France restent très fréquentés malgré la multiplication de grandes compagnies de fast-food, parce que c’est un lieu de détente et de rencontres rempli de valeurs qui sont chères aux consommateurs (ex : on prend du plaisir à y venir déguster une boisson ou une pâtisserie le temps d’une pause). La grande firme internationale américaine Starbucks a compris cette démarche, et recrée cette ambiance chaleureuse dans la ville de Paris avec un esthétisme particulier (vitrines colorées, lumières tamisées, fauteuils, canapés, fond sonore, odeur de café). Le client « nomade » peut venir commander à emporter son déjeuner, son en-cas, ou son café, tandis que le client recherchant de la convivialité peut venir s’installer dans les fauteuils avec un ami, pour discuter et partager un moment agréable.
La mise en scène des produits de terroir
En France, l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), créé en 1935, définit le terroir comme un système au sein duquel s’établissent des interactions complexes entre un ensemble de facteurs humains, une production agricole et un milieu physique. Mais le terroir signifie bien plus : il est une construction territoriale via l’identité du produit qui se rattache à des savoir-faire, des pratiques (dimension anthropologique du terroir), un projet porté par un groupe social…Ce sont les activités anthropiques qui vont donner et recréer du lien au lieu. Le produit de terroir va donc être facteur d’identité. Bien que le terme terroir soit très discuté (il est employé spécifiquement en France),  2005 fut décrétée « année du terroir » et de nombreuses festivités et événements se déroulèrent autour de ce thème qui reste flou. D’autre part, c’est bien la montée des appellations d’origine qui va remettre en avant ces produits régionaux, et cela à plusieurs échelons. L’AOC, par définition, protège une dénomination géographique appliquée à un produit alimentaire dont la qualité de production est fondée sur la tradition et le terroir. L’AOP (1992), elle, est une protection européenne d’une dénomination de produit alimentaire dont les caractéristiques sont essentiellement ou exclusivement dues au milieu géographique, comprenant les facteurs naturels et humains. La production, la transformation et l’élaboration ont lieu dans une aire géographique délimitée. L’IGP (indication géographique protégée) rejoint ces principes.
L’objectif premier des AOC en France était  alors de mettre un frein à « l’hémorragie agricole » avec une attention portée sur la qualité des produits. Mais qu’est-ce que concrètement la qualité d’un produit ? Par sa définition (norme ISO 8402) « La qualité est l’ensemble des propriétés et caractéristiques d’un produit ou service qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins explicites ou implicites ». il existerait trois types de qualité : la qualité « liée aux caractéristiques intrinsèques du produit » (gustatives, nutritives, sanitaires) ; la qualité « liée à des caractéristiques objectives du produit, issues de sa conception, de sa fabrication, de son conditionnement, de ses modalités d’utilisation » (coût, composition physico-chimique, convenance) ; et enfin la qualité « liée à la capacité des produits à porter ou donner du sens » (identitaire, relationnel, circonstanciel, événements). On voit la part de subjectivité venant du consommateur. Celui-ci agit comme un véritable « juge », qui va déterminer si un produit est de qualité, répondant à ses attentes et à ses représentations, ou non. Cette « revendication au goût » et à la qualité est montée dans un contexte où le consommateur fait face à des OCNI (« Objets comestibles non identifiés », expression de Claude Fischler). Il mange et consomme des produits dont il ne connait ni l’origine, ni le passé, ni les acteurs, les territoires, et plus globalement les identités qui se cachent derrière ce dernier.  Prenons l’exemple de l’AOC noix du Périgord : la noix que l’on souhaite déguster désormais n’est pas qu’une noix ordinaire, mais un ensemble de valeurs, de représentations, de cultures et d’histoires que l’on rajoute volontairement dans nos assiettes. Il apparait souvent la notion de «patrimonialisation» autour du vin en France. Le vin est effectivement considéré comme un bien commun et l’appellation comme une propriété collective dans le but de défendre une identité. Le toponyme devient une «marque collective» où celle-ci fait sens à travers le produit. Ce système de développement a su faire ses preuves. L’importance du tourisme autour des produits régionaux et gastronomiques en France est significative, notamment avec les routes agro-touristiques (Val de Loire, vignobles bordelais…).
Cependant, plusieurs limites se posent concernant les appellations. Avec l’exemple de la noix du Périgord, on peut voir que les contraintes imposées par le cahier des charges pour l’appellation AOC  sont telles qu’il est difficile parfois de prouver qu’une noix produite sur le même territoire est issue d’un même savoir-faire, puisque sa fabrication ne répond à toutes les exigences, jugées trop strictes. Il y a une part de perte de liberté chez les producteurs, qui doivent impérativement respecter chaque caractéristique liée à  l’appellation. D’autre part, à l’échelle mondiale dans le domaine du vin, les AOC et autres appellations sont perçues comme une entrave protectionniste au marché qui se veut de plus en plus libéralisé. Le risque à venir est donc une industrialisation du vin sur les marchés, avec une place prépondérante de l’aval. Si le «Nouveau monde» (USA, Chili…) privilégie le rôle du marché pour sa filière viticole, la France n’est pas dans cette logique. En effet, elle irait dans le sens contraire du concept des AOC, c’est-à-dire l’idée d’un ancrage et d’une identité territoriale avec des spécificités propres aux localités.
Conclusion
La modification des comportements alimentaires en France fut induite par un ensemble de mutations sociales et économiques. L’urbanisation et la libéralisation des marchés sont des exemples qui conduisirent à repenser notre façon d’appréhender ce que l’on mangeait et comment l’on mangeait. Le mangeur du XXIème est un être, certes de doutes mais de conscience de son alimentation. Conscient de ce qu’il mange, il sait désormais qu’il agit à plusieurs échelles et sur plusieurs domaines. Il est en quête d’identité dans le contexte d’une mondialisation toujours plus poussée. La dynamique du produit de terroir, comme on a pu l’aborder dans cet article, est ainsi une source de liens, structurant les nouvelles relations entre les acteurs du système agro-alimentaire. Le local a tendance à privilégier la diversité et l’hétérogénéité des savoirs des agriculteurs, producteurs et des autres acteurs, et des produits, comme on a pu le voir avec le cas des AOC. Cela concerne aussi la diversité des paysages et de leur conservation, dans une logique de patrimonialisation. Au contraire, à l’échelle globale, on assiste à une volonté de standardisation des produits (ex : le vin), ce qui est une menace envers les nombreux savoirs locaux existants et envers la qualité recherchée dans la valorisation des produits.
 Laura Perez
Laura Perez : Master Environnement, Développement, Territoires et Sociétés, parcours en Anthropologie, Environnement et Agricultures (2013-2014)

Références
Chemineau P., 2012, Comportements alimentaires : choix des consommateurs et politiques nutritionnelles, Editions QUAE, Paris
Fumey G., 2007, La mondialisation de l’alimentation, L’information géographique Armand Colin, volume 71 p.71 à 82
Poulain J.P. 2013, Sociologie de l’alimentation : les mangeurs et l’espace social alimentaire, Editions Presses Universitaires Françaises, Paris
Sealbert A., 2003, La transition nutritionnelle, Intervention Université d’été de Nutrition, Clermont-Ferrand
Schirmer R. et Célérier F., 2012. Hommes, femmes et territoires du vin (1960-2010). Les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC), modèle de développement local à la française, [http://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00772320/]
Techoueyres I., 2003, Des mangeurs, des producteurs : la dynamique des terroirs, Extrait de thèse anthropologie sociale et culturelle, LAPSAC-Université Bordeaux
Vitaux J., 2009, La mondialisation à table, Editions Presses Universitaires Françaises, Paris
Source: Mondialisation.ca (http://goo.gl/wRmhnX)