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mardi 24 juin 2014

OGM : Le professeur Séralini joue la transparence scientifique face à Monsanto

Deux ans après la vive polémique suscitée par son étude sur les OGM, le professeur Gilles-Éric Séralini en publie une seconde version ce 24 juin. Cette nouvelle publication, qui porte sur les effets à long terme du pesticide Roundup et du maïs transgénique NK603, sera diffusée dans la revue Environmental Sciences Europe, du groupe de presse allemand Springer. Cette fois, les chercheurs mettent en ligne les données brutes de l’étude, en accès libre pour l’ensemble de la communauté scientifique. Pour l’équipe de Gilles-Éric Séralini, ce second travail confirme que le pesticide Roundup, produit par la société Monsanto, « provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales comme des tumeurs mammaires ».
En septembre 2012, la publication de ces travaux a fait l’effet d’une bombe. Suite à des tests menés durant deux ans sur 200 rats, Gilles-Eric Séralini assure que la consommation de maïs OGM NK603 (résistant au Roundup), traité ou non au pesticide, entraine le développement de tumeurs mammaires chez les rats femelles, des troubles hépatiques et rénaux chez les mâles et globalement une réduction de l’espérance de vie de ces animaux. Pour lui, ces résultats attestent de la dangerosité de ces produits et que leur consommation comporte un risque autant chez l’homme que chez l’animal.
Protocole controversé
Pourtant, très rapidement, le protocole expérimental est remis en cause. L’opposition aux OGM du professeur est de notoriété publique, tout comme celle du commanditaire de l’étude, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN). Plusieurs parti-pris de l’équipe de recherche interrogent leurs pairs, tels que l’accès aux données finales de l’expérience jugé « limité », la souche de rats choisis connue pour sa propension à développer des tumeurs mammaires, et le nombre de rats considéré comme « insuffisant ». La durée de l’enquête est également inhabituelle : 24 mois, alors que la plupart des recherches sont menées sur 90 jours.
Ce n’est pas la première fois qu’une étude sur la toxicité des OGM est remise en cause, quelle que soit la renommée des auteurs. Plusieurs chercheurs ont payé le prix fort pour avoir publié leurs propres résultats (lire notre article ici). Dans le cas de Gilles-Eric Séralini, ses travaux de recherche sont désavoués le 28 novembre 2013 par la revue Food and Chemical Toxicology qui les avait pourtant publiés un an plus tôt. Le biologiste pointe alors du doigt les lobbys industriels, les accusant d’être à l’origine de la remise en cause de ces travaux.
Appel à la transparence
Sept mois après ce retrait, le chercheur et le CRIIGEN proposent ce 24 juin une seconde version de leur étude. Celle-ci ne contient pas de recherche supplémentaire, ni d’informations exclusives, mais rend publique toutes les données brutes. « L’étude a simplement été réécrite, pour mettre en avant les effets du Roundup plutôt que ceux des OGM », détaille le CRIIGEN, interrogé par le siteReporterre. Winfried Schröder, éditeur pour la revue Environmental Sciences Europe, espère que cette republication permettra « une discussion rationnelle. » « Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires », explique-t-il.
Pour cette seconde étape, l’équipe a voulu faire preuve de plus de transparence. Elle appelle la société Monsanto à en faire autant et « réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits ». Le contenu des études de Monsanto sur ces différents produits n’a jamais été dévoilé (lire notre enquête sur l’évaluation du MON810). Au nom du secret industriel et du droit à la propriété intellectuelle, la société refuse toujours de les transmettre.
Source: http://goo.gl/UgQgZY

lundi 14 avril 2014

Dans les entrailles de Monsanto

Le groupe inonde le continent américain de ses OGM. Mais pour la première fois, l'an prochain, les agriculteurs pourront replanter son soja sans lui payer de royalties. Parce que ses brevets expirent, Monsanto se trouve ainsi confronté aux mêmes défis que les groupes pharmaceutiques avec les médicaments génériques.

Champ de maïs Monsanto à Woodland, en Californie. - Photo Noah Berger/Bloomberg
Champ de maïs Monsanto à Woodland, en Californie. - Photo Noah Berger/Bloomberg
Robb Fraley a la chaleur des hommes du Midwest. Fils de fermier, il a passé l'essentiel de sa vie entre le Mississippi et l'Ohio, ces deux fleuves qui irriguent les grandes plaines agricoles d'Amérique. L'absence de cravate et la cordialité du déjeuner organisé avec une poignée de journalistes, la semaine dernière à Saint-Louis (Missouri), ne doivent, toutefois, pas tromper : Robb Fraley est un homme puissant, qui suscite autant d'admiration que de haine. Pour certains, c'est un grand scientifique ayant modernisé le monde agricole comme peu de personnes avant lui. Pour d'autres, c'est un Frankenstein, le premier à avoir modifié l'ADN d'une plante au nom de Monsanto, il y a une vingtaine d'années. «  Nous avons beaucoup travaillé auprès des fermiers, mais nous n'avons pas assez communiqué auprès des consommateurs », reconnaît celui qui est devenu depuis vice-président du groupe, chargé des développements technologiques. La bataille de l'image est d'autant plus cruciale que Monsanto arrive à saturation sur ses marchés phares - l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud - et que ses principaux brevets (soja et maïs) sont en voie d'expiration. Si Monsanto veut poursuivre sa croissance, il lui faut donc lancer de nouveaux produits et convaincre des pays d'accepter la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM), au-delà de la trentaine qui la pratiquent déjà (Brésil, Chine, Inde, Afrique du Sud, Espagne, Canada, etc.).
Au centre de recherche de Chesterfield et au siège social de Crève Coeur, les biologistes débitent tous le même argumentaire pour défendre les OGM : la population mondiale augmente, chaque année, à hauteur de celle du Japon (soit 128 millions de personnes). Les Nations Unies estiment que la terre sera peuplée de 9 milliards d'habitants d'ici à 2050 et qu'il faudra doubler la production de grains d'ici là. Pour y parvenir, il faudra non pas augmenter les surfaces cultivables mais doubler le rendement des champs existants. « Je suis heureux de travailler parmi les rares entreprises qui nourrissent cette ambition », lance Robb Fraley. Nul ne peut contester les performances de Monsanto dans ce domaine, qu'il s'agisse du maïs, du colza, du coton ou du soja - les quatre espèces les plus manipulées aujourd'hui : grâce à ses semences, le rendement du maïs aux Etats-Unis a, par exemple, augmenté de 64 % au cours des trente dernières années. Nul ne peut contester, non plus, son talent technologique : dans les laboratoires de recherche sont exhibés des instruments uniques au monde, comme ce robot permettant de prélever une toute petite partie de millions de grains de maïs pour décortiquer leur ADN et savoir lequel résistera le mieux à la sécheresse, aux épidémies et aux insectes. Grâce à lui, il n'est même plus besoin de faire pousser les plantes pour sélectionner les meilleures.
L'emprise de Monsanto est déjà quasi-totale aux Etats-Unis : plus de 90 % du soja et 80 % du maïs sont produits à partir de ses semences. Les agriculteurs sont ainsi prêts à payer deux fois plus chers que pour des graines normales, avec la promesse d'obtenir une meilleure résistance aux insectes, à la sécheresse... et aux herbicides produits par Monsanto ! Ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique, le groupe a conforté son avance technologique en écrasant la concurrence : entre 1995 et 2005, il a racheté une cinquantaine d'entreprises semencières à travers le monde. A ceux qu'il n'a pas absorbés, il vend des accords de licence qui leur permettent d'utiliser les gènes Monsanto dans leurs propres semences, étouffant ainsi tout effort de recherche de leur part. C'est le cas de l'un de ses principaux concurrents, Syngenta, qui préfère utiliser les gènes du nouveau soja Monsanto (Roundup Ready 2) plutôt qu'investir des millions de dollars en R & D. Cette puissance - ce monopole diront certains - n'est pas pour rien dans l'animosité que provoque Monsanto : l'idée qu'une seule entreprise puisse dominer l'alimentation mondiale représente un cauchemar pour les défenseurs de la diversité. Le rappel du passé n'arrange pas les choses : c'est Monsanto qui a produit l'agent orange, cet herbicide déversé par l'aviation américaine pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir, aujourd'hui, avec des cancers et des malformations parmi les Vietnamiens et différentes séquelles chez les vétérans américains. Monsanto a été, également, condamné pour avoir déversé pendant une quarantaine d'années des milliers de tonnes de déchets contaminés (PCB) dans un quartier noir de l'Alabama. Dans les deux cas, l'entreprise est accusée d'avoir présenté des études biaisées pour tenter d'échapper aux réparations.
Les scandales sanitaires ont beau ternir la réputation du groupe, ils ne freinent pas son ascension. Monsanto a encore crû de manière fulgurante au cours des dix dernières années : ses profits ont décuplé pour atteindre 2,5 milliards de dollars en 2013.
Les cultures transgéniques représentent, désormais, 12 % des surfaces cultivées dans le monde. Elles ont encore augmenté de plus de 5 % l'an dernier. La tendance est toutefois à la décélération : « Nous avons longtemps affiché des taux de croissance à deux chiffres, mais nous commençons à plafonner sur certains marchés », explique Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles et industrielles de Monsanto France. C'est le cas de l'Amérique du Nord, mais aussi de l'Amérique du Sud, déjà inondées par le fameux maïs MON810. Le groupe va donc chercher sa croissance en Asie, et notamment en Chine, qui a cruellement besoin de soja pour nourrir ses bétails. Les responsables de Monsanto n'ont, en revanche, pas de mots assez durs contre l'Europe, qui continue de leur faire barrage. La simple évocation du ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, suscite un concert de soupirs. Et pour cause : il vient de suspendre la commercialisation du maïs MON810 dans l'Hexagone, l'un des rares OGM autorisés en Europe. « Les régulateurs européens ont approuvé l'intégralité des produits que nous leur avons soumis, soit 71 au total. Le blocage n'est pas scientifique, mais politique », accuse Ray Dobert, en charge de la régulation au niveau mondial. « Je ne comprends pas les Européens : ils importent et consomment les produits OGM produits aux Etats-Unis, mais ils empêchent leurs agriculteurs d'en cultiver », renchérit Robb Fraley. Entre la culture et la consommation d'OGM, il y a pourtant une sérieuse différence : le risque de voir des semences génétiquement modifiées atterrir dans des champs non-OGM est réel. Des agriculteurs de l'Oregon l'ont expérimenté malgré eux l'an dernier, ce qui a quelque peu compliqué les relations avec leurs clients, notamment au Japon..

Le futur réside aussi dans la high-tech

Comme les groupes pharmaceutiques, Monsanto s'inquiète, surtout, de voir ses principaux brevets expirer. Ils protègent l'entreprise pendant vingt ans, mais à partir de la date d'invention et non celle de mise sur le marché. Dans les faits, Monsanto n'a donc qu'une grosse dizaine d'années pour amasser des royalties. Avec ces brevets, il peut aussi interdire aux agriculteurs qui achètent ses semences de les replanter l'année suivante. Ils sont donc contraints d'acheter de nouvelles graines chaque année. Ce ne sera bientôt plus le cas : pour la première fois l'an prochain, les agriculteurs auront le droit de replanter du soja Monsanto sans risque de poursuites. Ils pourront faire de même avec le maïs MON810 dans les prochaines années. « La rentabilité de Monsanto à long terme va dépendre de sa capacité à orienter les fermiers vers de nouveaux produits, protégés par des brevets plus jeunes. C'est la seule solution pour contrer la concurrence inévitable de semences génériques », explique Jeffrey Stafford, expert chez Morningstar.
Monsanto s'y emploie déjà : craignant une perte de revenus, il a développé un nouveau soja, à la fois plus performant et plus cher, en espérant convaincre les agriculteurs de passer du premier au second. Etant protégé par son brevet, il générera des royalties régulières pendant une grosse dizaine d'années. «  Nous proposons 32 versions différentes de ce soja, répondant aux contraintes spécifiques de chaque région », explique Jeanne Layton, biologiste depuis une trentaine d'années chez Monsanto. Les prix sont fixés en fonction des avantages que l'OGM procure par rapport à un non-OGM (augmentation des rendements, moindre utilisation de pesticides, moindre frais d'assurance, etc.) : «  Si l'agriculteur économise 100 dollars par hectare, nous lui facturons les semences à hauteur de 25 dollars par hectare », explique Robb Fraley. La campagne publicitaire que Monsanto a lancée auprès des agriculteurs, notamment brésiliens, porte ses fruits : les ventes de graines de soja ont ainsi augmenté d'un cinquième au cours du dernier trimestre, dont une bonne part grâce au nouveau soja.
Le futur réside aussi dans la high-tech. Et à entendre Anthony Osborne, qui travaille chez Monsanto, depuis une quinzaine d'années, le Midwest n'a jamais été aussi proche de la Silicon Valley. «  Les fermiers ont un Ipad dans leur tracteur, et nous leur prescrivons les mesures à prendre à partir d'une analyse immédiate de leurs données », explique-t-il. Monsanto a déboursé près de 1 milliard de dollars pour s'emparer de Climate Corporation, une entreprise californienne leader du secteur. « Ces services permettent aux agriculteurs d'économiser 250 dollars par hectare en moyenne, grâce à plus de rendement et moins de pesticide  », poursuit Anthony Osborne. Le service est facturé, lui, 10 dollars par hectare. Il n'est commercialisé qu'aux Etats-Unis pour l'instant, mais il pourrait générer 20 milliards de dollars de revenus annuels dans les prochaines années, estime Monsanto. Les ambitions sont évidemment mondiales : un service équivalent est d'ailleurs déjà proposé à 1 million d'Indiens, à titre gratuit. Une manière de fidéliser la population agricole, avant de rendre l'application payante, à hauteur de 2,50 dollars par hectare.
Lucie Robequain
Envoyée spéciale à Saint-Louis (Missouri)

Les points à retenir
Le géant américain a écrasé la concurrence en matière de biogénétique. Plus de 90 % du soja et 80 % du maïs produits aux Etats-Unis sont issus de ses semences.
Mais ses principaux marchés arrivent à saturation.
Et sa toute-puissance ainsi que les scandales sanitaires qui ont terni sa réputation suscitent une grande animosité.
Monsanto va donc devoir convaincre plus de pays d'accepter la culture d'OGM. Et face à l'expiration de ses brevets, développer de nouveaux produits brevetés pour maintenir sa rentabilité.
Source: Le Echos (http://goo.gl/mTKp1F)

lundi 24 février 2014

Après les OGM, une mention « nanoparticules » sur les étiquettes des aliments ?

Les nanoparticules – structures d’atomes de quelques nanomètres – sont déjà dans nos assiettes, sans contrôle ni étiquetage (lire notre enquête : Tous cobayes de la nano-bouffe ?). Un règlement européen adopté en 2011, le « règlement INCO », vise à remédier à cette situation : à partir de décembre 2014, le consommateur pourra voir figurer la mention [nano] sur la liste des ingrédients de ses denrées alimentaires. Mais alors que le règlement de base prévoit que « tous les ingrédients qui se présentent sous forme de nanomatériaux manufacturés [soient] indiqués clairement dans la liste des ingrédients », une proposition de règlement délégué de la Commission européenne marque un recul inquiétant.
Ce projet de règlement, daté du 12 décembre 2013, prévoit que la mention [nano] ne soit pas obligatoire pour les additifs déjà utilisés dans l’alimentation. Motif invoqué ? Cette indication risquerait de « jeter la confusion parmi les consommateurs », en laissant entendre que ces additifs seraient nouveaux. En clair, si cette proposition est adoptée, la nano-silice (E 551), un anti-agglomérant utilisé dans les aliments en poudre comme le sel, sera exemptée de la mention [nano], par exemple.
Recul de la Commission européenne
Pour l’association de consommateurs CLCV, cette demande de dérogation est « en totale contradiction avec le règlement INCO qui prévoit justement d’informer les consommateurs en toute transparence sur la présence d’ingrédients issus des nanotechnologies, qu’ils soient récents ou plus anciens ». La CLCV a adressé au ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, un courrier rappelant que le gouvernement français s’était engagé à « se positionner au niveau européen en faveur de l’étiquetage des produits mis à la disposition du grand public et contenant des substances à l’état de nanoparticules ». Les lobbys industriels comme la fédération de l’industrie alimentaire ELC (Federation of European Specialty Food Ingredients Industries) soutiennent quant à eux la position de la Commission européenne, au nom de la confiance des consommateurs, qui pourrait être altérée par la mention [nano] sur la liste des ingrédients.
La Commission européenne a également proposé de qualifier un ingrédient de « nanomatériau facturé » à partir du moment où il contient 50 % de nanoparticules. Une proposition qui va à l’encontre d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) plaidant en faveur d’un seuil de 10 %, en raison de l’incertitude actuelle sur les risques sanitaires des nanotechnologies (voir notre dossier Nanotechnologies). Le 5 février 2014, les députés européens de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement européen ont voté une motion de résolution rejetant la proposition de la Commission et garantissant le droit à l’information des consommateurs. Les eurodéputés devront se prononcer sur cette motion de résolution lors d’une session plénière à Strasbourg fin février.

P.-S.

Plus d’informations :
- le site de l’AVICENN en cliquant ici - http://goo.gl/Yy1h0T - (Association de Veille et d’Information Civique sur les Enjeux des Nanosciences et des Nanotechnologies)

mardi 22 octobre 2013

Cosa c’è da sapere prima di dire “bio”

Scelgo bio, compro bio, mangio bio, ma cosa fa si che un alimento possa essere definito biologico? 
Innanzitutto è necessario sottolineare che il termine biologico in campo alimentare si riferisce alla metodica di produzione di un alimento sia in ambito agricolo, sia in ambito di produzione animale destinata a consumo alimentare; ossia, un alimento può essere definito biologico se dal momento della semina fino alla raccolta, per quanto riguarda l’agricoltura e dalla nascita fino al macello, inclusa l’alimentazione dell’animale stesso e le modalità di allevamento (ad esempio per le galline ovaiole,), per quanto riguarda gli animali destinati all’industria alimentare, sono stati rispettati tutti i criteri segnalati dal protocollo del biologico.
Quindi innanzi tutto riscontriamo che biologico non vuole necessariamente dire privo di sofferenza e/o etico, ma sta ad indicare un alimento privo di additivi chimici, preservato solitamente grazie alla lotta integrata (quindi senza uso di pesticidi), coltivato su “terreno pulito” ovvero in un terreno  sul quale non siano stati versati pesticidi per almeno 10 anni (secondo protocollo), non addizionato con conservanti e/o aromi di origine sintetica, non modificato geneticamente.
Se si tratta di materie prime pure, come le verdure o la frutta o i tuberi si fa riferimento al terreno di produzione, ai metodi di coltivazione, al “non uso” di pesticidi, al rispetto delle biodiversità; se invece si tratta di alimenti confezionati, come dolci o preparati per cibi cotti, dadi e quant’altro allora è importante che ogni singolo elemento provenga da una filiera biologica, se così allora anche il prodotto confezionato potrà definirsi biologico.
Esiste poi una successiva differenziazione tra prodotti certificati con il marchio biologico e prodotti che oltre ad essere inseriti tra i prodotti biologici, portano il bollino ICEA (istiuto per la certificazione etica e ambientale).
Questo secondo “plus” dell’industria agricola e alimentare ci garantisce qualcosa in più, ci assicura che l’alimento in questione, vegetale o derivato animale, come ad esempio le uova, sia stato coltivato/allevato nel rispetto dell’ambiente e del  territorio, della popolazione locale e tutelando le necessità ed il benessere dell’animale (per quanto sia paradossale parlare di benessere in riferimento ad animali inseriti nella filiera di produzione alimentare, è altrettanto vero che proprio in un contesto del genere la metodica di allevamento fa la differenza e segna la qualità di vita dell’animale stesso).
Dunque la differenza tra un prodotto biologico ed uno convenzionale è racchiusa nei metodi di coltivazione e produzione che permettono al prodotto stesso di arrivare sul mercato. In sintesi potremmo dire che un prodotto convenzionale può essere stato coltivato su terreni trattati con pesticidi, può essere addizionato con conservanti e/o aromi sintetici, può essere stato modificato geneticamente o contenere ingredienti geneticamente modificati, mentre un biologico no.
Riguardo alla presenza di alimenti OGM all’interno dei prodotti convenzionali confezionati  è importante sapere che non c’è obbligo di trasparenza da parte del produttore e che un prodotto alimentare che con contenga al suo interno vari ingredienti geneticamente modificati, ma in quantità inferiore alla 0.9% per singolo ingrediente, può essere definito “non OGM”.
In questo ambito l’etichettatura di un alimento è fondamentale in quanto rappresenta il biglietto da visita dell’alimento stesso e ci da la possibilità di scegliere, con consapevolezza, cosa portare sulle nostre tavole.
Dobbiamo anche ricordare però che la certificazione ha un costo che a volte i piccoli produttori locali non possono sostenere pur coltivando secondo i criteri del biologico, quindi se conosciamo qualche piccolo produttore di fiducia è sempre importante sostenerlo, infondo questo è lo spirito del “bio”.

mercredi 28 août 2013

Monsanto, genetic engineering and food

If genetically modified (GM) foods and genetically engineered (GE) agricultural products are as “safe” as manufacturers Monsanto and Dow AgroSciences claim, why go to such great lengths to block efforts to label them?
Why have these chemical companies — along with DuPont, Syngenta, BASF, Bayer, Pepsi, Nestle and Coca-Cola — spent nearly $33 million to block passage of Propo­sition 37, the California Right to Know ­Genetically Engineered Food Act? Mon­santo has declared that crushing this ballot initiative is its “single highest priority.”­
Over 50 countries, including China, Russia, Australia, France and Spain, all require GM organisms to be labeled. Efforts to pass labeling laws in 19 U.S. states have all been blocked by the pesticide companies.
GM foods dominate food supply
Genetically modified foods are increasingly overtaking the food supply. Nearly 80 percent of non-organic processed foods on grocery shelves, including foods labeled “natural,” contain genetically engineered bacteria, viruses, antibiotic-resistant genes or imported DNA.
Through ownership of patents on 90 percent of all GE seeds, Monsanto effectively owns most of the U.S. food supply, and not just processed foods. This August Walmart sold fresh Monsanto GM sweet corn — the first to go straight from farm to table.
Under the brand name “Roundup Ready” seeds, Monsanto sells products genetically engineered to be resistant to the herbicide glyphosate. These GE seeds are designed to let farmers aerially spray fields to kill weeds while leaving their crops intact.
Usually repeated applications are needed, althought GE crops are often grown in the same field, year after year. According to the U.S. Environmental Protection Agency, glyphosate gets absorbed by the crops and has appeared in foods sold for consumption.
Monsanto also sells seeds engineered to produce their own pesticides. Genes from the bacterium Bacillus thuringiensis are inserted into plant genomes. The plant cell then produces an insecticidal protein known as Bt which gets incorporated into food. The EPA and the Food and Drug Administration have approved Monsanto’s sale of Bt seeds for potato plants, maize, soybeans and cotton. Some seeds can produce more than one Bt protein and be resistant to Roundup, an herbicide Monsanto manufactures.
Monsanto developed and then sold recombinant bovine somatotropin (rBST or rBGH), a synthetic hormone designed to increase milk production when injected into cows. In 2008, this product line was sold to pharmaceutical Eli Lilly for $300 million.
When organic dairies began labeling their products “rBST-free,” a pro-rBST advocacy group — made up of dairies originally affiliated with Monsanto — lobbied to ban such labels. However, Monsanto acknowledged possible rBST side effects for cows, including lameness, disorders of the uterus, increased body temperature, digestive and birthing problems.
Dow AgroSciences, a subsidiary of Dow Chemical, is getting into the act. Dow is awaiting approval of GM corn that can withstand spraying with 2,4-D, an ingredient in Agent Orange, the deadly dioxin-based defoliant used by the U.S. military during the Vietnam War. Soybeans and cotton that can withstand 2,4-D are also planned.
Reinvention of Monsanto
For thousands of years farmers saved seeds from prior year’s harvests for planting the next spring. This age-old, cost-cutting practice is known as seed culling.
For over two centuries the U.S. Patent and Trademark Office would not grant patents for seeds, viewing them as a life-form with too many variables to be patented. All this changed in 1980 when the U.S. Supreme Court extended General Electric patent law protection to a bacterium developed to clean up oil spills.
Founded in 1926, Monsanto’s legacy includes development of polychlorinated biphenyls (PCBs); dichlorodiphenyltrichloroethane (DDT); and the dioxin compound Agent Orange. Monsanto was also involved in the Manhattan Project that developed the atomic bomb. The EPA called Monsanto “potentially responsible” for 56 contaminated superfund sights.
By 1979, attempting to shed its chemical company image, Monsanto had sold off much of the production for these now-banned products. It focused instead on the production and sale of Roundup. Monsanto then took advantage of the Supreme Court’s patent law ruling to become the world leader of GM seeds with 674 biotechnology patents. By shifting into production of GE seeds, Monsanto virtually guaranteed a market for its ubiquitous weed killer Roundup.
Today Monsanto enjoys net profits of $1.7 billion (2011) and holds a monopoly over the world’s pesticide markets.
Source: Workers (http://goo.gl/ayuEau)

mardi 6 août 2013

La viande in vitro, une révolution pour l'alimentation humaine?

Mark Post, professeur en physiologie vasculaire et ingénierie des tissus à l'Université de Maastricht, a présenté lundi le premier steak comestible élaboré en laboratoire. Le point sur les enjeux de ce "Frankenburger".

mardi 18 juin 2013

Organismi geneticamente modificati, 30 anni controversi

Chi ha ancora paura di Frankenfood? A trenta anni dal primo organismo vegetale geneticamente modificato (Ogm) e a quaranta da quando Stanley Cohen e Herbert Boyer misero a punto la tecnica del Dna ricombinante, qualcuno ancora c’è. Secondo i dati di Eurobarometro 2010 sulle biotecnologie, gli europei sono ancora scettici nei confronti degli alimenti Ogm, considerati come pericolosi dal 54% degli intervistati. In Italia poi, unico Paese ad aver bloccato la ricerca su campo con piante transgeniche, il 59% degli italiani si rivela contrario al consumo di Ogm vegetali. Da noi non è ancora possibile coltivare Ogm, ma solo importarli. E sta di fatto che tutta la soia usata nei nostri allevamenti è geneticamente modificata. Un Frankenfood insomma.
Il termine coniato nel 1992 da Paul Lewis, un professore universitario statunitense, divenne poi il grido di battaglia europeo nella lotta contro l’esportazione americana di cibo geneticamente modificato; e non poteva riassumere la vicenda in maniera migliore: un esperimento “mostruoso” aveva portato alla nascita di organismi (piante, cibo, animali soprattutto) diversi da quelli “normali”, geneticamente modificati, che nel contempo suscitavano paura e repulsione. La stessa paura descritta in Frankeisten e suscitata dal progredire della tecnologia.
Che fu per la paura di una nuova tecnologia talmente innovativa, o per una comunicazione errata o mancata, sta di fatto però che gli Ogm, soprattutto in Europa non ebbero vita facile. Nature festeggia quest’anno con un numero speciale i loro primi trenta anni, segnati dalla pubblicazione di un articolo in cui per la prima volta veniva descritta una pianta geneticamente modificata. «Nel 1983 nasce ufficialmente l’ingeneria genetica, quando al Miami winter symposium on molecular genetics of plants and animals, tre gruppi di ricerca annunciarono contemporaneamente di aver trasferito per la prima volta in cellule vegetali un gene marcatore, quello per la resistenza all’antibiotico kanamicina. Si trattava della Washington University di St. Louis, Stati Uniti, dell’Università di Gent in Belgioe dell’industria agrochimica destinata a guidare la rivoluzione biotecnologica in agricoltura, la Monsanto di St. Louis» scrive Anna Meldolesi su Treccani.it.
Fu sempre la prestigiosa rivista scientifica inglese a pubblicare nel 1999 un articolo, in seguito smentito da studi più approfonditi, che dimostrava come il polline del mais Bt (Ogm) riducesse la sopravvivenza delle farfalle monarca, mettendone a rischio l’esistenza. Un anno prima un’altra ricerca aveva dimostrato come l’uso di patate transgeniche, mai entrate in commercio, avesse compromesso l’apparato digerente di ratti nutriti con questa varietà. È in questi anni che la protesta raggiunge il culmine.
Per arrivare a questo punto bisogna fare un salto indietro. Nel 1973 Stanley Cohen e Herbert Boyer riescono per la prima volta a modificare direttamente il Dna di un individuo. Trasferiscono materiale genetico di una rana all’interno di un altro individuo, attraverso l’uso di plasmidi, vettori in grado di trasportare il gene, come fosse un cavallo di Troia. Una volta all’interno il gene estraneo si fonde con il Dna dell’organismo ospite e viene replicato con esso. La nuova tecnica da subito appare come qualcosa di rivoluzionario, che apre notevoli prospettive per diversi settori, dalla medicina all’alimentare. Tanto che gli stessi scienziati decidono di autoimporsi una moratoria, che blocchi qualsiasi tipo di esperimento di ingegneria genetica, fintanto che non si decida come affrontare questa nuova tecnologia.
Nel 1975 si riuniscono ad Asilomar in California, centoquaranta biologi provenienti da diciassette paesi discutono dei rischi dell’ingegneria genetica per decidere come gestire questa nuova tecnologia. L’anno dopo i National institutes of health (NIH) americani pubblicano delle linee guida ancora oggi applicate in un qualsiasi laboratorio che esegua esperimenti di genetica.
Vengono modificati microrganismi, animali – il primo nel 1982 prodotto da Richard Palmiter e Ralph Brinster che trasferirono un gene di altro animale in un embrione di topo – piante e microorganismi. Sul finire degli anni ’70 la Genentech americana, sfrutta proprio i microrganismi Gm per produrre farmaci biotech: la somatostatina (1977) e l’insulina al (1978). Ma altri vengono utilizzati per l’industria cosmetica, alimentare e per degradare composti tossici. Mentre gli animali vengono modificati per lo più per uso di ricerca scientifica. In America nel 1994 fa la sua prima comparsa anche il primo vegetale Gm: il pomodoro Flav savr che aveva la caratteristica di poter resistere più a lungo sugli scaffali a discapito però del sapore. Ma è solo il primo tentativo e gli americani lo accolgono per niente scettici. Seguiranno soia, cotone, patate, colza e mais.
Diversa è la situazione nel Vecchio Continente. Nel 1996, gruppi di ambientalisti assaltano la prima nave americana che sta portando in Europa soia Ogm. Siamo solo all’inizio. Si susseguono scontri e le manifestazioni finché a causa della pubblicazioni scientifiche già citate si arriva a una moratoria che blocca in Europa il processo delle autorizzazioni per nuovi Ogm, durata dal 1999 al 2004. Moratoria giudicata illegittima dalla Organizzazione Mondiale del Commercio (WTO, World Trade Organization), perché varato in assenza di evidenze scientifiche credibili su eventuali rischi per la salute o per l’ambiente.
Oggi mezzo pianeta coltiva Ogm vegetali, dalle Americhe alla Cina e qualcosa inizia a muoversi anche in Europa, dove subito dopo la fine della moratoria alcuni Paesi iniziarono a coltivare Ogm. Nel 2009 oltre 14 milioni di agricoltori nel mondo avevano fatto uso di Ogm più di 134 milioni di ettari. La ricerca sugli Ogm vegetali però viene svolta prevalentemente dai grandi gruppi multinazionali, per motivi commerciali ed economiche. Proprio per questo motivo e per il basso beneficio scientifico continuano a essere osservati con diffidenza dalla società.
Sebbene numerose ricerche, trial e test di sicurezza condotti a partire dalla conferenza di Asilomar abbiano confermato l’innocuità degli Ogm vegetali. In particolare, i primi studi per valutarne la sicurezza partirono nel 1985 e la Commissione europea sempre in quegli anni, sviluppò un programma per valutare le possibili implicazioni sanitarie, ambientali, economiche e sociali connesse all’introduzione degli Ogm. Il programma durato quindici anni (1985-2000) ha coinvolto oltre 400 centri di ricerca pubblici per un investimento complessivo di 70 milioni di euro. Nel 2009, erano disponibili oltre 8500 pubblicazioni scientifiche sulla sicurezza degli Ogm sotto i diversi punti di vista.
«Ormai è 20 anni che la gente li mangia e non è mai successo nulla. Anzi, un Ogm per essere messo sul mercato deve fare talmente tanti controlli da essere tra le piante più sicure. Sono studiate in tutti i minimi dettagli, cosa che non avviene per le altre piante per uso alimentare. Prima di avere il nulla osta per la commercializzazione con tutti questi controlli, possiamo stare certi che se ci fosse qualcosa che non va verrebbe fuori» spiega a Linkiesta Chiara Tonelli, professoressa di microbiologia e genetica all’Università degli studi di Milano.
Nature infine analizza con occhi da giudice tre casi in particolare sulla controversia da Ogm: le erbe infestanti, i suicidi dei contadini indiani e la contaminazione del mais messicano. Per quanto riguarda la prima domanda, se gli Ogm hanno favorito lo sviluppo di erbe infestati resistenti agli erbicidi, la riposta è sì. Negativa invece per quanto riguarda i suicidi dei contadini indiani che si sosteneva fossero aumentati a causa delle coltivazioni di cotone Bt. Da anni invece un’approfondita ricerca ha mostrato come in realtà fossero rimasti costanti o addirittura diminuiti, grazie a una resa maggiore con le coltivazioni Ogm. “sconosciuto” è invece il responso per quanto riguarda la contaminazione del mais messicano con quello Ogm.
Tirando le somme, oggi sappiamo che gli Ogm aumentano le rese, riducono l’uso di pesticidi e sono più controllati di altre piante. Ma ancora non convincono e in Italia non possiamo coltivarli: «Perché le lobby del biologico non vogliono essere contaminate» precisa Tonelli. «Eppure sono il futuro: in campo agricolo avremo sempre più bisogno di piante che sappiano affrontare il cambiamento climatico: ora una stessa pianta, durate il suo ciclo vitale va incontro a periodi di siccità caldo, pioggia, freddo e perciò vanno rese sempre più robuste. Questo significa migliorarle dal punto di vista genetico per affrontare questi stress. Gli alimenti invece potranno essere arricchiti di vitamine o altre sostanze necessarie» .


Leggi il resto: http://www.linkiesta.it/organismi-geneticamente-modificati#ixzz2We9FkcYr

vendredi 7 juin 2013

La planète en marche contre Monsanto

Etrangement passée sous silence par la majorité des médias, la marche planétaire contre Monsanto qui s'est déroulée samedi 25 mai 2013 représentait pourtant une incroyable mobilisation transversale, inédite et puissante. Présent dans 436 villes du monde, 52 pays et sur tous les continents, l'évènement a déplacé, selon ses organisateurs, plus de deux millions d'individus. Un mouvement de protestation massif, tant par sa dissémination géographique que par sa méthode de propagation, soit l'internet et les relais de réseaux sociaux de la toile mondiale. 
Que revendiquaient ces manifestants des temps modernes, venus de tous horizons et virtuellement unis ? Le refus de se soumettre à l'hégémonie destructrice de la multinationale Monsanto, fabriquant, entre autres, de produits phytosanitaires prouvés toxiques (agent Orange, Roundup, PCB) et de semences génétiquement modifiées en passe d'être imposées à tous les agriculteurs de la planète et donc à tous les consommateurs. L'un des objectifs de la firme américaine, qui produit 90% des OGM au monde, est en effet de breveter la totalité des semences qu'elle vend aux cultivateurs, privatisant ainsi le vivant et obligeant les fermiers àpayer chaque année leur dû à "Monsatan" (rendues stériles ou pas, les graines seront interdites de reproduction).
Par des sit-ins et des processions pacifistes (tout en contraste avec une pénible série de manifs qui ont marqué l'hexagone ces derniers temps, très médiatisées celles-ci), des millions d'individus revendiquaient ainsi leur droit à continuer de choisir ce qu'ils mangent (grâce, notamment, à un étiquetage obligatoire des OGM), et la possibilité de cultiver des terres saines avec des semences libres, comme l'humanité l'a fait depuis des millénaires. Cela peut sembler aberrant, mais c'est bien tout cela que Monsanto, et autres géants des biotechnologies (Syngenta, Bayer, Dow, Dupont...), sont entrain de subtiliser à la population mondiale. Et ce avec la bénédiction des gouvernements, qui contribuent allègrement à leur immunisation (voir comment l'administration Obama a fait passer le "Monsanto Protection Act" en douce en avril dernier...).
J'ose croire que ceci n'est que le début d'une prise de conscience globale des citoyens planétaires, la première d'une série de mobilisations vitales pour la défense de droits humains qui devraient être inaliénables. En attendant, je vous invite à regarder le documentaire essentiel de Marie-Monique Robin datant de 2008.
Pour aller plus loin :
Bio de Monsanto sur Wikipedia (avec un long descriptif des différentes procédures judiciaires à son encontre)
Comment Monsanto est passé de la fabrique d'aspirine au contrôle global de notre nourriture (en anglais)

Source: Le Monde (http://goo.gl/fSbCC)

mercredi 5 juin 2013

Etats-Unis: les OGM dominent largement les cultures de maïs et de soja

La culture de blé OGM n'est pas autorisée aux Etats-Unis mais celles du maïs et du soja sont tellement dominées par les semences génétiquement modifiées que les géants du secteur se tournent vers la Chine ou l'Amérique du Sud pour accélérer leur croissance.
D'après le ministère américain de l'agriculture (USDA), 88% du maïs et 94% du soja cultivés aux États-Unis en 2012 étaient des organismes génétiquement modifiés (OGM), fabriqués par les principaux acteurs du marché: les américains Monsanto, Dupont et Dow Chemical, l'allemand Bayer et le suisse Syngenta.
Les autres semences OGM autorisées aux États-Unis sont principalement le coton et l'huile de colza. De l'hormone de croissance transgénique bovine est également largement utilisée par les éleveurs pour augmenter la production laitière.
Nés dans les années 90, les produits génétiquement modifiés ont conquis l'agriculture des États-Unis, et une grande partie des assiettes américaines en une vingtaine d'années.
Si la majorité des OGM ne sont pas directement dédiés à l'alimentation humaine, "60 à 70% de l'alimentation industrielle contient des dérivés d'OGM, généralement des ingrédients mineurs comme du gluten de maïs", affirme Bill Freese, du Center for Food Safety, un organisme qui lutte contre les OGM.
Ils ont bénéficié d'une part d'un contexte politique favorable et d'autre part du fait que les autorités américaines de l'alimentation n'ont qu'un rôle consultatif.
L'USDA soumet les producteurs à des démarches contraignantes mais elles restent plus souples qu'en Europe, où de nombreux pays comme la France ont choisi le principe de précaution et interdisent les cultures d'OGM.
Des semences conventionnelles difficiles à trouver
Les agriculteurs, même s'ils doivent payer cher pour obtenir ces semences transgéniques, y trouvent leur compte: le soja et le maïs transgéniques sont conçus essentiellement pour résister aux herbicides et aux insecticides, que les agriculteurs peuvent donc déverser en grandes quantités sur les champs avec moins d'entretien, ce qui implique moins d'employés pour des surfaces plus vastes.
Bill Nelson, du cabinet spécialisé Doane Advisory, fait valoir qu'à cela s'ajoutent "certains programmes fédéraux d'assurance des récoltes qui accordent des primes d'indemnisation en fonction des quantités produites", ce qui encourage la culture avec les OGM, plus que de l'agriculture biologique par exemple.
Monsanto refuse de dire quelle est sa part du marché américain des OGM. "Les États-Unis sont notre principal marché et vont rester un vecteur clé de croissance" pour le groupe, s'est contenté d'indiquer à l'AFP un porte-parole du groupe. Les autres groupes n'ont pas répondu aux demandes de l'AFP.
Parmi les facteurs qui sont favorables aux OGM, Bill Freese souligne qu'il est devenu "très difficile de se procurer des semences conventionnelles".
"Les géants du secteur ont racheté un grand nombre des entreprises qui en fabriquaient" et "la pollinisation de champs conventionnels par des champs d'OGM est telle que "ceux qui veulent produire des "semences pures doivent souvent le faire en dehors des États-Unis", explique-t-il.
Pourtant les géants du secteur se heurtent à une opposition de plus en plus forte aux OGM aux États-Unis, à tel point que "certains grands groupes agroalimentaires comme Kraft ont pris des mesures pour en réduire leur utilisation", note Bill Freese.
La chaîne de supermarchés haut de gamme Whole Foods, qui promeut largement les produits biologiques, a annoncé un programme d'étiquetage des produits contenant des OGM pour 2018.
Les perspectives pour les géants du secteur restent belles à l'international, notamment en Amérique du Sud et surtout en Chine.
Face à une classe moyenne croissante et à son appétit pour la viande, la Chine doit importer de large quantités de soja et de maïs. "Il est impossible de répondre à cette demande sans OGM", conclut M. Nelson.
Source: GoodPlanet (http://goo.gl/TShrb)

lundi 3 juin 2013

Des poissons OGM toujours plus gros et plus voraces

Ses détracteurs l’appellent le « Frankenfish » : un saumon génétiquement modifié qui grossit deux fois plus vite que ses congénères naturels, baptisé « AquAdvantage » par ses concepteurs. Il pourrait très prochainement être commercialisé aux États-Unis. AquaBounty Technologies, l’entreprise qui a créé ce poisson, assure qu’il n’y aucun risque de dissémination dans la nature. Et si cela se produisait quand même et que plusieurs de ces saumons d’élevage prenaient le large ? L’hypothèse a été étudiée par l’Université Memorial de Terre-Neuve (Canada). Le résultat est effrayant. Les saumons génétiquement modifiés ont été croisés avec des truites sauvages : 40 % des rejetons hybrides issus de ce croisement héritent du gène ajouté artificiellement au génome de leur parent (un gène d’anguille qui accélère la croissance). Et ces hybrides grandissent encore plus vite que le saumon créé par Aquabounty !
Les saumons transgéniques AquAdvantage atteignent leur maturité en 18 mois, au lieu de trois ans pour les saumons « naturels ». Leur poids augmente de 1,9 % par jour (contre 1,5 et 1,7 % pour les saumons et truites « naturels »). Et celui de leurs rejetons hybrides de 2,1 % ! Autre conséquence : la présence de ces hybrides en milieu semi-naturel – les bassins utilisés pour l’expérience – a provoqué la diminution de moitié de la croissance des saumons sauvages. Logique : ils s’accaparent tous les aliments. Et si les rejetons de ces hybrides grossissaient eux-mêmes encore plus vite ? Un scénario catastrophe ?
Poissons mi-saumon mi-truite avec gène d’anguille
Peut-être les saumons hybrides s’en sortiraient-ils moins bien en milieu naturel. Peut-être les croisements entre espèces sont-ils plus rares dans la nature [1]. AquaBounty affirme ne produire que des saumons femelles, stérilisées. La stérilisation n’est cependant efficace qu’à 99,8 %, admet l’entreprise. Elle attend l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour pouvoir commercialiser ses saumons transgéniques.
Ces résultats ne donneront-ils pas envie aux créateurs d’animaux GM d’expérimenter d’autres croisements entre espèces ? Les producteurs de saumons GM ne seront-ils pas tentés, pour accroître leurs rendements, de procéder à quelques expériences non autorisées, puisque les rejetons hybrides semblent avoir un net « avantage compétitif » sur leurs parents ? Qui peut affirmer que ces saumons d’élevage, « confinés » dans des bassins, ne se retrouveront pas en masse dans les eaux où leur prolifération deviendra incontrôlable ? La transmission d’un gène d’anguille à des poissons mi-saumon mi-truite vient poser de nouvelles questions sur la transgénèse animale, alors que des cochons génétiquement modifiés avec un gène de souris attendent leur autorisation de mise sur le marché au Canada. Et que les poulets transgéniques, les chèvres avec un gène d’araignée, les lapins et autres poissons-zèbres fluorescents sortent déjà des laboratoires de biotechnologies. Pour le moment, personne n’a encore songé à fabriquer des requins OGM...
- Lire l’étude parue dans Proceedings of the Royal Society – Biological Sciences, le 29 mai 2013.
- Lire notre enquête Ces animaux mutants que la cuisine génétique vous prépare.

Notes

[1] « Le saumon de l’Atlantique (Salmo salar) s’accouple parfois dans la nature avec la truite brune (Salmo trutta), une espèce qui lui est apparentée. Toutefois, les taux d’hybridation dépassent rarement 1%. Par contre, quand ce sont des saumons d’élevage qui se retrouvent dans le milieu naturel, les taux peuvent atteindre jusqu’à 41%. »

L’Europa e lo scontro con Monsanto sugli ogm, una vittoria mutilata

Le campagne di Greenpeace e delle altre associazioni ambientaliste sembrano aver raggiunto il loro obiettivo: impedire a Monsanto Company, la grande multinazionale agraria americana, di distribuire nel vecchio continente sementi ogm. È stato il portavoce dell’azienda in Europa Brandon Mitchener a dare la notizia al quotidiano tedesco Die Tageszeitung. La decisione è stata presa dalla multinazionale da una parte, per il diffuso disinteresse per le sementi geneticamente modificate da parte degli agricoltori europei, e dall’altra in seguito al divieto di avviare coltivazioni con sementi transgeniche a cui ha aderito parte degli Stati membri della Comunità Europea (tra cui l’Italia). Una vittoria dunque a cui prendono parte anche i piccoli produttori locali, le amministrazioni e le aziende biologiche. Monsanto però rammenta con una nota sul profilo Twitter dell’azienda in Europa di continuare ad essere una delle principali aziende fornitrici di sementi “convenzionali” e che quindi continuerà  a dettare legge sul mercato agricolo europeo ed internazionale.
La settimana scorsa l’organizzazione March Against Monsanto, appoggiata dagli ambientalisti, ha organizzato una marcia internazionale contro l’azienda multinazionale per manifestare il malcontento contro le politiche poco trasparenti sulla produzione agricola e contro gli ogm. Una marcia che ha visto la partecipazione di quasi due milioni di persone in tutto il mondo e si è tenuta in oltre 436 città di 51 Paesi. Nel frattempo, però, un nuovo scandalo aleggia intorno alla multinazionale: alcune notizie da oltreoceano portano l’attenzione dell’opinione pubblica sul caso di un agricoltore dell’Oregon che ha trovato tracce di coltivazioni nate da sementi ogm nei suoi campi. Le ricerche riconducono le coltivazioni a varietà di sementi Monsanto sperimentate fino al 2005 e di cui era stato proibito il commercio e il consumo. Il pericolo quindi si materializza anche in Europa, considerando le enormi quantità di frumento che il nostro continente importa dagli Stati Uniti.
Del mais geneticamente modificato in una provetta durante un esperimento in laboratorio (Fonte: www.globalresearch.ca)
In Italia, solo nel 2012, sono state importate oltre 360mila tonnellate di frumento coltivato in America.  Il pericolo, secondo Greenpeace, è che lo sconcertante episodio del contadino americano non sia un solo caso isolato, ma l’emblema di un problema diffuso e tenuto finora nascosto e che ora potrebbe non più riguardare solamente la popolazione americana, ma anche i cittadini europei. Il caso, prosegue ancora l’associazione ambientalista, dimostra come le sementi, una volta entrate nel mercato, non possono essere controllate. Si tratta quindi di una vittoria mutilata, combattuta solo a metà. È necessario quindi intensificare i controlli dei prodotti soprattutto provenienti dagli Stati Uniti e non solo per quanto riguarda le sementi, ma anche i prodotti già lavorati come farine e altri derivati. Le scelte dei singoli Paesi dell’Unione Europea in materia di ogm non possono impedire da sole l’ingresso nel mercato di questi prodotti. È necessaria una normativa dettata dalla Comunità, che prenda in mano la situazione, stabilisca nuove regole comuni e, soprattutto, imponga rigorosi e frequenti controlli alle merci che arrivano in Europa da altri Paesi, soprattutto se tali merci non si sono mai distinte per trasparenza e qualità in fase di produzione.