The payments industry is undergoing a real and significant shift, from the rapid expansion of mobile payment options and customer demands to the very technology in our cards. Until recently, discussions of EMV adoption in the U.S. were in the abstract, with a healthy dose of skepticism that the country would ever transition from the magnetic-stripe based payment system we have now.
But that time is past. EMV is coming to the U.S. The infrastructure and incentives are in place for the issuers, and the timeline for conversion is set. Credit, debit and contactless payment transactions can and will all use EMV.
Not familiar with EMV yet? It’s an acronym of Europay International, MasterCard and Visa, three entities that joined together in 1994 to provide a worldwide standard for the interaction between chip-based “smart cards” and approved payment devices. Also known as “Chip and PIN” in the U.K., it’s the name for the technology that enables payments using a smart card with a chip inside of it.
There are steps and milestones along the way, but the date in the EMV implementation timeline that is most important to restaurant owners and operators is October 2015. That’s when Visa, Mastercard, American Express and Discover are implementing a “liability shift.” In other words, that’s when merchants start to face the responsibility of covering the costs of fraudulent charges if their terminals are not EMV-enabled.
While the liability shift doesn’t occur for another two years, and mag stripes will be with us for the foreseeable future, there are six things that restaurant owners should be doing now to prepare for the change:
1. Assess your company’s desire to support EMV. EMV cards are coming to the U.S., yet deciding when your business will ultimately start accepting them is your own decision. Factors weighing on this decision include the impact of the liability shift, your company’s desire to meet consumer payment demands, the impact of incentives from the card brands, and the overall cost of implementing the solution.
2. Understand the high level processing requirements. Gain a basic understanding of what the change means—or at least ensure that your POS provider does: that EMV-accepting terminals should support both contact and contactless acceptance; and that POS software changes are needed to accept and transmit new data elements and handle the transaction differences.
3. Develop, or modify, your EMV card-accepting terminal plan. If your terminals don’t currently support EMV, create a plan to start replacing them with devices that do, with the October 2015 liability shift date in mind. You don’t need to completely solve the EMV problem now, but you should be laying the groundwork so that EMV can be enabled at the appropriate time. Depending on the size of your business, conversion could take just a few months, or up to a year for a large national restaurant chain.
4. Understand the Visa/MC incentives. Deploying EMV-accepting terminals sooner or in a more directed fashion may have an impact on your compliance reporting requirements and overall breach exposure.
5. Stay informed, but keep out of the weeds. That is to say that understanding high-level information is going to continue to be important, but monitoring the impact of the Durbin Amendment on the transaction flow of debit cards is simply not going to be a good investment of time for most merchants. Leave the weeds to the POS providers, but make sure they are fully informed.
6. Use EMV as a business opportunity. The changeover to EMV-accepting terminals provides an unparalleled opportunity to materially improve how you interact with your customers. Upgrading your terminals for EMV could be the right time to make the move to mobile, or “pay at the table.” Industry research varies on the exact number, but most agree that providing payment at the table can increase table turn times by eight minutes per table. Or expand your business with a more efficient curbside pickup and payment option. This is also a great time to take full advantage of a feature-rich solution: customer surveys, progressive gift card sales programs, or interactive loyalty programs. A holistic strategy takes advantage of emerging payment technologies that lower acceptance costs, streamline operations, and create a more secure payments environment.
The bottom line is that EMV conversion is going to happen, but the amount of time and work for each merchant is significantly different. Putting these six steps in place now can ease the transition.
Source: http://goo.gl/C2wp0
jeudi 30 mai 2013
mercredi 29 mai 2013
Bientôt la fin des clauses de non-réaffiliation dans la grande distribution alimentaire ?
Depuis l’avis rendu par l’Autorité de la concurrence (ci-après « ADLC ») le 7 décembre 2010 relatif notamment aux contrats d’affiliation de magasins indépendants dans le secteur de la grande distribution alimentaire, les clauses de non-réaffiliation liant les magasins indépendants à leur réseau d’affiliation semblent être dans la ligne de mire non seulement de l’ADLC mais aussi des juges... et du législateur ?
Dans son avis n°10-A-26 du 7 décembre 2010, l’ADLC précise, dans son introduction :
« En présence d’obstacles importants à la création de nouveaux magasins, l’une des réponses possibles à la concentration excessive des zones de chalandise réside dans la faculté que pourraient avoir des opérateurs concurrents d’attirer dans leurs réseaux des magasins indépendants affiliés à des groupes de distribution concurrents.
(…)
De la même façon, la mobilité des magasins indépendants entre groupes de distribution pourrait supporter l’entrée d’un groupe de distribution étranger, à même d’intensifier la concurrence sur le marché national et d’atténuer la concentration des centrales d’achat.
(…)
Seuls des gains d’efficience suffisamment significatifs, en termes de transfert de savoir-faire ou d’incitation à l’investissement par exemple, pourraient alors contrebalancer ces effets restrictifs de concurrence ».
Le cadre de son analyse est donc clairement annoncé.
Afin d’apprécier « la force du lien entre les têtes de réseau et les commerçants affiliés et le degré réel d’indépendance de ces derniers », l’ADLC s’est notamment intéressée à certains dispositifs mis en place par les groupes de distribution qui ont pour objet et/ou pour effet d’empêcher leurs magasins affiliés de quitter le réseau, en particulier les clauses de non-réaffiliation et de non-concurrence post-contractuelles généralement mises à la charge des affiliés.
- Analyse juridique des clauses de non-réaffiliation par l’ADLC
Elle estime en effet que, dès lors que l’interdiction de réaffiliation rend la poursuite de l’exploitation du fonds de commerce très difficile et sa rentabilité aléatoire, la clause de non-réaffiliation pourrait valablement être assimilée à une clause de non-concurrence.
Or, elle a pu constater que de plus en plus de commerces d’alimentation générale choisissent de s’affilier à une enseigne afin de bénéficier d’une politique commerciale et d’une image de marque attractives, faisant du fait d’être affilié à un grand groupe un élément indispensable à l’exercice de leur activité par les magasins indépendants.
Forte de cette constatation, l’ADLC estime que les clauses de non-réaffiliation doivent, pour être exemptées, tout comme les clauses de non-concurrence post-contractuelles, être nécessaires et proportionnées aux objectifs qu’elles poursuivent, à savoir, selon l’arrêt Pronuptia de la CJCE du 28 janvier 1986, la protection du savoir-faire, d’une part, et la protection de l’identité commune et de la réputation du réseau de distribution,
d’autre part.
S’agissant du savoir-faire, l’ADLC estime que, dans la grande distribution alimentaire, la majeure partie du savoir-faire mis en oeuvre par les têtes de réseau n’a pas à être protégé par des clauses de non-réaffiliation dans la mesure où il est soit observable en magasin (agencement, assortiment, plan d’implantation des produits …), soit commun à toutes les enseignes (gestion financière, implantation des magasins). Une dernière part, minime, serait quant à elle constituée d’éléments spécifiques à l’enseigne et difficilement observables par les concurrents (la politique de promotion notamment) et pourrait éventuellement justifier l’existence d’une clause de non-réaffiliation proportionnée à la seule part de savoir-faire à protéger. ]l
L’ADLC observe toutefois que les magasins indépendants n’étant généralement pas décisionnaires des stratégies susceptibles de s’appuyer sur ce type de savoir-faire, les éventuels transferts de savoir-faire en cas de changement d’enseigne paraissent en tout état de cause limités.
En outre, le fait que les clauses de non-réaffiliation figurant dans les contrats de certaines enseignes ne soient applicables qu’en cas de rupture anticipée de la relation contractuelle, et non dans toutes les hypothèses conduisant à la fin du contrat, tend à indiquer que ces clauses ne sont pas liées à une volonté de protéger le savoir-faire mais davantage à une volonté (non avouée) d’empêcher les affiliés de sortir du réseau.
S’agissant de la préservation de l’identité et de la réputation de l’enseigne, l’ADLC estime que, compte tenu de la relative faiblesse de la différenciation qui existe entre les différentes enseignes d’alimentation, des clauses de non-réaffiliation d’une longue durée ne paraissent pas justifiées, en particulier dans le secteur du commerce de proximité]l
Dès lors, la plupart des clauses de non-réaffiliation relevées dans les contrats étudiés par l’ADLC ne paraissent pas remplir les conditions de nécessité et de proportionnalité au regard des objectifs poursuivis, érigés par le droit de la concurrence. L’ADLC a donc préconisé, dans l’avis précité, un encadrement des clauses de non-réaffiliation par une intervention du législateur.
Le projet de loi Lefebvre, voté au Sénat en décembre 2011, prévoyait ainsi l’ajout d’un nouvel article au Code de commerce disposant :
« Toute clause ayant pour effet, après l’échéance ou la résiliation d’une convention d’affiliation, de restreindre la liberté d’exercice de l’activité commerciale de l’exploitant qui a précédemment souscrit cette convention d’affiliation dans les conditions prévues à l’article L. 340-1 est réputée non écrite ».
Ce projet de loi ayant été finalement abandonné, l’encadrement souhaité par l’ADLC pourrait bien venir des juges.
- Evolution de la jurisprudence depuis l’avis de l’ADLC de 2010
S’agissant de la grande distribution alimentaire, la Cour d’appel de Paris a sollicité, en novembre 2011, en application de l’article L. 462-3 du Code de commerce, un avis de l’ADLC sur le caractère de pratique anticoncurrentielle, au regard des articles L. 420-1 et L. 420-2 du Code de commerce, d’une clause de non-réaffiliation insérée dans deux contrats de franchise mis en oeuvre par Carrefour dans le secteur de la distribution alimentaire générale de proximité.
Il est à noter en effet que dans son premier avis en date du 7 décembre 2010, l’ADLC s’étant auto-saisie, il ne lui appartenait pas de qualifier les comportements incriminés au regard de ces articles, une telle qualification nécessitant une saisine contentieuse et un débat contradictoire.
Dans son nouvel avis n°12-A-15 du 9 juillet 2012, l’ADLC, après une analyse détaillée du marché concerné et du contenu des clauses incriminées (la clause de non-réaffiliation interdisait aux franchisés, outre l’apposition d’une enseigne concurrente, la distribution de produits MDD concurrents), a eu ainsi l’occasion de confirmer sa position en considérant que les clauses de non-réaffiliation incriminées étaient illicites au regard du droit de la concurrence, pour les motifs développés dans son précédent avis.
Suivant la grille d’analyse de l’ADLC, la Cour d’appel de Paris a confirmé, dans un arrêt du 6 mars 2013, la position de cette dernière, considérant que les clauses incriminées n’avaient d’autre objet que de décourager les franchisés de quitter prématurément le réseau auquel ils étaient affiliés pour en rejoindre un autre et étaient à ce titre restrictives de concurrence par objet.
La Cour d’appel de Paris a eu l’occasion de confirmer sa position dans un autre arrêt, en date du 3 avril 2013, portant sur un contrat similaire (toujours du groupe Carrefour).
De même, la Cour de cassation, dans un arrêt du 18 décembre 2012 (pourvoi n°11-27.068), a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de Rouen par ailleurs cité par l’ADLC dans son avis n°12-A-15 en considérant que la clause de non-réaffiliation incriminée (toujours issue d’un contrat de l’enseigne Carrefour) mettait les franchisés dans l’impossibilité de poursuivre, dans des conditions économiquement rentables, l’exploitation de leur fonds de commerce, qu’elle était à ce titre non-proportionnée aux intérêts légitimes du franchiseur et devait donc être annulée.
Les modalités d’appréciation de la licéité d’une clause de non-réaffiliation semblent donc désormais clairement établies par les juges, en attendant une intervention du législateur qui pourrait avoir lieu dans le cadre des débats sur le projet de loi Hamon sur la consommation. Le sénateur Alain Fauconnier, rapporteur de ce projet de loi, a en effet récemment annoncé, dans une interview donnée au magazine LSA, qu’il n’était pas exclu que la question des « conventions d’affiliation des magasins » revienne en débat dans le cadre des discussions sur le projet de loi susvisé.
Source: http://goo.gl/nQijP
Is 'food fear' a new driver for consumer choice?
The way French consumers are choosing food products has changed, with many now basing purchase decisions on their fears about food and the best way to avoid those fears, according to information presented at Vitafoods today.
Speaking at the Vitafoods conference in Geneva this morning, Andrew Cookson director of Gira Consultancy & Research presented findings from a qualitative consumer study from France which suggests that fear is fast becoming a driving factor in the purchase decisions of female consumers.
"The old system is still there, but this is a new trend that most certainly is going to grow and grow," said Cookson. "It's based on fear. And this is the first time we have ever come across anything like this."
Cookson explained that a growing fear of food, coupled with suspicion of industry has led to new behaviours in consumer buying decisions - with 'affinity groups' becoming a key way for many women to decide on purchases.
"It's introducing a whole new dimension to marketing," he said, explaining that the trend has introduced a different type of market segmentation based around ad-hoc groups of people who share similar fears that come together to make group decisions.
"These are fundamentally shocking headlines," he said.
Growing fear
Cookson noted that consumer fears of food really began in around 1995 with the BSE scare in cows. Since then, he suggested that there have been at least 15 major food scares in 'from cucumbers to horsemeat' that have collectively altered consumers' trust and approach to shopping.
"Since 2007 it has got a lot worse due to the economic threats that people also face,"said Cookson. "This mixture of fears is very real and very strong."
"The response by retailers and the supply chain has been criminally inadequate. And it's been like this for a very long time."
Indeed, the consultant told delegates that the ladies his firm works with believe that the industry is being 'intentionally misleading': "We have moved from consumer suspicion to accusation."
Affinity in acquaintance
In response to the growing fear of food, and suspicion of industry Cookson explained that consumers are beginning to behave in different ways to those traditionally seen.
"What we are seeing is that ladies are grouping together in ad-hoc groups to make joint decisions," he said.
Cookson explained that young women are now searching for people who are not directly friends or family members but who they do have some affinity with - and most importantly, who share the same problems.
"This is unknown in traditional marketing," he said - commenting that the groups, usually made up of between four and six people that are not focused on regular contact or emotion, but rather on getting results.
Breaking into the 'affinity group'
"The way to address these affinity groups is to address the core drivers of their creation themselves. Addressing the fears of the consumers that brought them together," the consultant suggested.
"What we have to do it build on brands and make them trusted. We don't sell to the individual, we sell to the group."
"These consumers are not looking for choice, they are looking for solutions."
Source: http://goo.gl/0sF4Q
Industrie et durabilité : la compatibilité en marche !
L’alimentation durable : un concept respectueux de l’homme et de l’environnement, dont nous vous parlons bien souvent, puisqu’au cœur-même de notre stratégie d’actions. Un concept somme-toute hérité de pratiques émanant du « bon sens » pour éviter le gaspillage et augmenter sa productivité, tout en respectant nos ressources.
Et vous, l’alimentation durable, cela vous touche ? Peut-être auriez-vous même des réserves inavouées sur la capacité de l’industrie agroalimentaire à se rendre durable ?
Industrie et alimentation durable : une entente est non seulement possible, mais essentielle ! A moi de vous le prouver !
Des grands du secteur ouvrent le chemin
Une chose est certaine : le consommateur français est attentif au caractère bio ou durable des produits qu’il achète. En revanche, en 2013, j’ai récemment constaté dans une étude que vous pouvez retrouver sur Vitashare (titre : Les Français et la consommation responsable 2013) que le chiffre de la population française faisant confiance aux marques qui communiquent sur leur engagement en matière de développement durable diminue : de 51% en 2012, il est passé à 43% aujourd’hui. Une perte de confiance envers l’industried’un côté, et un consommateur de plus en plus conscient et responsable de ses choix de l’autre ? Et si, contrairement à ce que l’on croit, l’industrie et l’alimentation durable seraient bel et bien compatibles ?
Plusieurs grands industriels de l’agroalimentaire le démontrent déjà, cherchant à la fois à augmenter leurs profits, vitaux pour la pérennité de leur entreprise, et à développer une politique de durabilité. Besoin d’exemples pour être convaincus ?
- Unilever a développé son « Sustainable Living Plan », avec objectif de s’approvisionner à 100% de ressources durables d’ici à 2020 (aujourd’hui, ce chiffre a déjà augmenté de 14% en 2010 à 36%). Déjà dans nos rayons, une soupe Knorr à base de tomates issues exclusivement de l’agriculture durable !
- De son côté, Marks & Spencer suit précautionneusement son « Plan A »
- Sodexo, son « Better Tomorrow Plan »
- Et Nestlé revoit à la hausse son engagement « de durabilité et nutrition » pour atteindre les premiers résultats dès la fin 2013 (article à lire sur Food Navigator).
L’alimentation durable ne peut se faire sans bons rendements
Le point commun de ces plans d’action ? L’idée que, dans une période économique tumultueuse et face à la raréfaction des ressources et à l’accroissement de la population mondiale, l’alimentation durable devient une démarche nécessaire au développement à long-terme de l’entreprise, et doit être pleinement intégrée à sa politique, collectivement et individuellement.
Et ceci s’exprime notamment par une politique « anti-gaspi ». Ainsi, par son Better Tomorrow Plan, Sodexo a permis à l’entreprise IMPACT Arena (Thaïlande) d’économiser 2,5 millions KWh par an, ce qui en fait la deuxième entreprise au monde à recevoir la certification ISO 50001:2011 pour sa gestion efficace de l’énergie. En Belgique, Sodexo a économisé plus de 100 000 L d’eau fraîche pour le nettoyage quotidien d’une usine. Réduction de l’emprunte carbone, chasse au gaspi d’eau, et autres : je vous invite à lire la Revue de Progrès du « Better Tomorrow Plan » en ligne pour en découvrir plus !
Correspondre aux attentes du consommateur, développer une image « eco-friendly » : l’alimentation durable, c’est donc bien plus que cela. C’est avant tout réconcilier le développement de son activité avec son environnement, avec les ressources actuelles, et au service du plaisir gustatif et de la santé du consommateur … pour tout simplement assurer la pérennité, les rendements, et la croissance de son entreprise.
Envie d’en lire plus ?
Ça tombe bien ! Nous avons récemment sorti unvéritable petit guide sur le sujet ! De nouveaux exemples sur des pratiques au niveau agricole, industriel, et au niveau du consommateur lui-même vous prouveront que l’alimentation durable est une réalité en marche !
Vous souhaitez votre exemplaire ? Contactez-moi dès aujourd’hui par email :marthe.jewell@vitagora.com
Current Food Trends Include Fresh, Fast and Dining Alone
There are major changes coming to the food industry, or at least for those companies that want to stay economically viable. That’s because, according to various studies on consumer trends, there are significant lifestyle changes that are impacting the way we eat.
Dr. Elizabeth Sloan, contributing editor and consumer trends columnist for Food Technology Magazine, has put together a report illustrating what she feels are the top trends in the food industry. Here are some of the highlights:
Eating Out is Not On The Menu for Millennials
Restaurant dining is dominated by older generations, with the biggest spenders being in the 55- to 64-year-old age group. During the last five years, baby boomers and older have seen a six percent increase in restaurant visits while millennials’ visits dropped by six percent.
One could surmise this disparity comes from a disposable income gap, with millennials struggling as unemployed or underemployed.
Solo Eating Trend Offers Fresh Opportunity
One of the more interesting findings included in Sloan’s report was a jump in eating alone. According to research from the Hartman Group, while many food manufacturers are marketing their products to families, nearly half of all eating is done alone. Those eating alone are more likely to choose fresh or refrigerated meals over frozen.
Fresh or refrigerated meals were up seven percent in 2012 and young adults (18 to 24) were the most likely to buy chilled meals (Food Marketing Institute), up 11 percent in 2011 (Technomic).
Access to Information Feeds Food Ethics
The Internet has made information about food safety much more accessible to the public. It’s certainly played a significant role in what impacts our food purchasing decisions. For instance, 29 percent of consumers said they seek “grass fed” on labels and 35 percent look for “cage-free” (Technomic), information that must have been relegated to hardcore healthy eaters and animal rights people just a few short years ago. No doubt, the GMO conversation will be a larger part of this, too.
Global Food Interests
Maybe one of the more peculiar findings was the interest in international foods, but as a hybrid of American foods. Think Indian naan bread as a fast food sandwich, or Asian flavor-inspired syrups. OurSriracha Oven Fries and Naan Pizza recipes would be delicious examples.
A Growing Snack Culture
As eating trends toward more snacking, consumers are demanding smaller items that can be eaten on the go. According to research from IRi, 60 percent of people will snack simply for the enjoyment of the food, but 34 percent said they want their snack to satisfy their immediate hunger.
When considering how food can help resolve or avoid certain health issues, the concerns are as follows:
- Maintaining/Improving heart health (75%)
- Providing more energy (70%)
- Avoiding empty calories (67%)
- Digestive health (66%)
- Improving immunity (65%)
- Preventing cancer (64%)
- Maintaining/Improving mind health (64%)
- Building physical strength (61%)
- Building bone density (60%)
- Avoiding processed foods (59%)
Source: http://goo.gl/m6HzA
L’hypermarché : la crise de la cinquantaine
Par Philippe Moati, Professeur d’économie à l’Université Paris Diderot, Co-président de l’Observatoire Société et Consommation (L’ObSoCo)
Si le supermarché est né aux Etats-Unis (dans les années 1930), l’hypermarché est une innovation française. Il consiste dans l’association – inédite jusqu’alors – d’un supermarché alimentaire et d’un vaste assortiment non-alimentaire en libre-service, le tout sur une surface de vente d’un minimum de 2500 m2. Au-delà du format, l’hypermarché incarne l’archétype d’une distribution de masse qui procède à l’industrialisation du commerce. Sa productivité dans la production du service commercial, doublée d’une politique de marge réduite, lui a permis de s’imposer sur la base de prix sensiblement plus bas que ceux pratiqués dans les formes traditionnelles de commerce. Point de liaison entre la production de masse et la consommation de masse, l’hyper et l’ensemble des formes de distribution qui en seront plus ou moins directement issues, auront fortement contribué à ouvrir grand les portes de la société de consommation à la classe moyenne.
Un historique glorieux
Que de chemin parcouru depuis l’ouverture du premier hypermarché ! Accueilli d’abord avec scepticisme, ce premier hypermarché ne va pas tarder à ouvrir la voie à la création de beaucoup d’autres. Le rythme annuel des ouvertures va aller crescendo, jusqu’à atteindre le chiffre record de près de 70 nouveaux hypermarchés ouverts au cours de la seule année 1972. Le rythme est tel – mais aussi ses effets sur les autres formes de commerce – que le gouvernement de l’époque tente de mettre un frein à cette expansion en instaurant un régime d’autorisation préalable à la création de nouvelles grandes surfaces (la fameuse loi Royer de 1973). Si la dynamique s’en trouve un temps ralentie, elle se poursuit à un rythme qui demeure soutenu. En 1975, la France compte déjà 284 magasins. En 1990, 790… Ceux qui ont estimé que le potentiel d’hypers sur le territoire hexagonal ne pouvait dépasser le millier de points de vente en ont été pour leurs frais. Ce seuil est allégrement franchi dans le courant des années 1990, et la France compte en 2013 près de 1800 hypermarchés. Autant dire que la plupart des Français dispose aujourd’hui d’un ou de plusieurs hypermarchés à proximité de leurs lieux de vie, ce qui n’est bien sûr pas étranger au fait qu’ils déclarent à 92 % fréquenter ces grandes surfaces au moins une à deux fois par mois (source : l’ObSoCo, 2013).
Le tournant des années 2000
La dynamique de conquête de l’hypermarché montre cependant ses premiers signes d’épuisement à partir de la fin des années 1990. Le nombre annuel d’ouvertures tombe à des niveaux très bas ; la plupart consiste dans la transformation de supermarchés en hypermarchés. Les créations « ex-nihilo » deviennent exceptionnelles. Durant près de 40 ans, le format avait conquis des parts de marché à un rythme remarquable. Selon les données de l’INSEE, les hypermarchés, qui n’occupaient encore que 4 % du marché du commerce de détail en 1970, avaient déjà conquis 9 % du marché en 1980, puis près de 17 % en 1990. Le point d’inflexion apparaît en 1999, à 20 %. Depuis, la part de marché des hypers s’inscrit dans une dynamique d’érosion lente mais régulière. En 2011, toujours selon l’INSEE, elle ne serait plus que de 18,2 %. Si le score reste honorable et même si l’on est loin d’un scénario d’effondrement, le format a manifestement abordé il y a une dizaine d’années une nouvelle phase de son histoire et fait face à des vents contraires.
Les facteurs de crise
L’hypermarché souffre de la concurrence des autres formats de la distribution organisée. Dans leur diversité, ils se révèlent plus à même de répondre à des attentes de consommateurs qui se sont complexifiées et diversifiées alors que la société française prenait progressivement ses distances avec la « modernité » des Trente Glorieuses.
C’est dans le non-alimentaire que l’érosion des positions se manifeste le plus nettement. Les hypermarchés se sont quasiment retirés des marchés des articles de sport et du matériel pour le bricolage. Leur position sur le marché de l’habillement s’est dégradée de manière quasi-continue ; leur part de marché est ainsi passée de 17 % en 1996 à moins de 13 % aujourd’hui (source : IFM). Ils reculent également de manière significative dans l’électroménager, les jeux et jouets ou les produits culturels (les livres en particulier). Du coup, il devient presque courant de voir de grands hypermarchés réduire leur surface, par la contraction de l’offre non-alimentaire.
Même sur leur cœur de métier – l’alimentaire – les hypermarchés voient leur position dominante contestée par les autres formats. La fuite de clientèle en direction du hard-discount, qui a marqué les années 1990-2000, a été confinée grâce à la réforme de la loi Galland qui a permis aux enseignes d’hyper de retrouver du mordant sur le terrain des prix. Mais aujourd’hui, les hypermarchés doivent faire face au retour en grâce du commerce de proximité (supermarchés, supérettes, artisanat commercial), des marchés mais aussi de formes d’accès aux produits alimentaires très mal couvertes par les statistiques, tels que les AMAP ou structures équivalentes, les achats directs auprès des producteurs… Selon l’Observatoire des consommations émergentes de l’ObSoCo (2012), 5 % des Français déclarent être membres d’une structure du type AMAP et 40 % affirment acheter « parfois » ou « souvent » des produits alimentaires en se rendant directement chez l’exploitant. Mais la principale menace qui pèse sur les positions des hypers dans l’alimentaire est déployée par les groupes de la grande distribution eux-mêmes : le drive. Alors que le e-commerce, dans l’alimentaire, n’a jamais véritablement rencontré son public (en raison notamment du coût de la livraison à domicile), le drive progresse à une vitesse spectaculaire. Inventée par Auchan en 2004 (sous l’enseigne Chronodrive), le drive fait l’objet d’un déploiement massif de la part de l’ensemble des enseignes de la grande distribution depuis environ 3 ans. Au début du printemps 2013, un seuil symbolique a été franchi : la France compte désormais plus de drives que d’hypermarchés. À l’échelle macroéconomique, il ne fait aucun doute que le succès du drive cannibalise les ventes des grandes surfaces alimentaires et risque d’accélérer l’érosion de la position des hypers.
Le « désenchantement »
Si l’hyper se montre aujourd’hui si vulnérable à la concurrence des autres formats de distribution c’est sans doute parce que, de par sa taille et ses origines, il éprouve des difficultés à rester en phase avec les attentes des consommateurs. Le concept de « tout le monde sous le même toit » est mis à mal par la démassification et la communautarisation de la société qui font le succès des concepts commerciaux « de précision », qui tentent de répondre de manière précise et pertinente à des segments de demande spécifiques (par exemple, le hard-discount pour les clients particulièrement sensibles aux prix, les magasins « bio », ou encore des enseignes segmentantes comme Monoprix).
Mais l’hyper souffre également de la transformation des imaginaires de consommation : lui qui incarnait la modernité, la praticité, l’accès pour tous à la félicité de la consommation… est désormais de plus en plus souvent perçu comme trop grand, trop impersonnel, fatigant…; il fait figure de symbole d’un commerce déshumanisé alors que les valeurs montantes résident davantage dans le « petit », le « proche », l’authentique… Bref, pour beaucoup de consommateurs, la magie de l’hypermarché a cessé d’opérer.
Les indices de ce désenchantement ne manquent pas. Pour 61 % des Français, faire ses courses alimentaires dans une grande surface est avant tout une corvée (l’ObSoCo, 2012). Ils ne sont que 45 % à considérer que s’approvisionner dans un hypermarché, c’est passer un moment agréable, cette proportion déclinant fortement avec l’âge (à méditer, alors que la population vieillit…). Si 76 % des Français ont une bonne image des « commerçants », ils sont 50 % à avoir une mauvaise image de la grande distribution alimentaire.
Ce déficit d’image est associé à un sentiment de défiance1. À 54 %, les consommateurs déclarent ne pas avoir confiance dans les enseignes de la grande distribution alimentaire, alors que 79 % affichent leur confiance dans les artisans et 75 % dans les petits commerçants. Si la plupart des consommateurs ne doute pas de la compétence des grandes surfaces pour exercer efficacement leur métier, leur intégrité (leur honnêteté, leur disposition à s’engager et à respecter leurs engagements) et leur bienveillance (leur promptitude à privilégier les intérêts des consommateurs) sont assez largement mises en doute.
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L’hyper en dissonance avec la recherche de sens
Le gigantisme de l’hyper et l’abondance qu’il met en scène tendent aujourd’hui à être associés à la surconsommation et au gaspillage davantage qu’au progrès. Les Français sont de plus en plus nombreux à chercher à donner du sens à leur consommation, c’est-à-dire, à travers leurs achats, à exprimer leur adhésion à des valeurs et, au-delà du « bénéfice-consommateur », à faire un petit geste pour l’environnement, pour l’emploi, pour la vitalité du territoire… De ce point de vue, l’hyper est souvent associé au monde des grandes entreprises, au règne exclusif de la rationalité économique, aux effets néfastes de la société d’hyperconsommation. Au cours des enquêtes, les consommateurs sont prompts à exprimer leurs réserves et à mettre en avant leur attachement à défendre un commerce de proximité indépendant. Ainsi, à 53 %, ils prétendent éviter de faire tous leurs achats dans les grandes surfaces. 65 % déclarent acheter chez les petits commerçants le plus souvent possible.
Une perte de légitimité

Au désenchantement et au décalage par rapport aux valeurs du moment, s’ajoute pour les hypers une perte de légitimité. La légitimité historique de ce format (et, plus généralement, celle de la grande distribution) s’est largement fondée sur sa contribution à l’accroissement du pouvoir d’achat des ménages et à la démocratisation de l’accès à la consommation.
En dépit de la guerre des prix qui sévit actuellement parmi les enseignes de la grande distribution alimentaire, 55 % des Français interrogés marquent leur désaccord avec l’affirmation selon laquelle « les hypermarchés font gagner du pouvoir d’achat aux consommateurs ». Ils ne sont que moins de 4 % à être tout à fait d’accord avec cette proposition.
Plus grave encore, sans doute, près de 2 personnes interrogées sur 3 estiment que les hypermarchés ont leur part de responsabilité dans la crise économique et sociale que connaît la France. La proportion d’opinions négatives à l’égard de l’impact des hypers est nettement croissante avec l’âge des personnes interrogées.
Une défiance envers l’institution plus qu’à l’égard de l’hyper fréquenté
Les données d’enquêtes révèlent donc une opinion publique sévère dans l’ensemble à l’égard des hypers et de la grande distribution en général. Une sévérité que tend à démentir un niveau de fréquentation qui demeure extrêmement élevé et une part de marché qui reste importante et dont la lente érosion est difficilement compatible avec l’image d’un rejet massif.
En réalité, c’est à l’égard de l’institution que représentent les grandes surfaces que les Français se montrent réservés. Leur jugement est tout différent lorsqu’il s’agit du magasin qu’ils ont l’habitude de fréquenter.
Tout d’abord, les clients des hypermarchés se montrent dans l’ensemble satisfaits à l’égard de l’enseigne qu’ils fréquentent à titre principal. Sur une échelle allant de -10 à +10, la note moyenne de satisfaction des consommateurs que nous avons interrogés en 2011 s’établit à +3, soit un score largement positif, même s’il se situe un peu en deçà de celui obtenu par les enseignes de superette (+3,1), de hard-discount (+3,2) ou de supermarché (+3,8).
Même constat pour ce qui est de la confiance. La grande distribution alimentaire prise « comme un tout », on l’a vu, inspire de la défiance à une majorité de Français. Une tout autre image apparaît lorsqu’on interroge les mêmes Français sur la confiance qu’ils accordent aux enseignes qu’ils fréquentent effectivement. Ainsi, par exemple, sur une échelle allant de -10 à +10, les consommateurs qui déclarent faire leurs courses principalement dans un magasin Leclerc, créditent cette enseigne d’une note moyenne de 7,0 (contre 1,8 pour les non clients de l’enseigne et 4,3 pour ceux pour lesquels les magasins Leclerc ne sont qu’un magasin secondaire). Si la note de confiance varie significativement selon les enseignes, toutes sont largement dans le vert.
Quel avenir pour les hypermarchés ?

Depuis le milieu des années 2000, la « crise » de l’hypermarché est un constat partagé au sein de la communauté professionnelle de la grande distribution et les initiatives se sont multipliées pour tenter de relancer le format. Les stratégies d’adaptation se sont situées simultanément sur différents terrains :
- « ré-enchanter » l’hyper, en concevant des magasins plus agréables, mieux aménagés, plus spacieux, mettant davantage en valeur les marchandises, facilitant la circulation des clients, en développant les services, en réduisant le temps d’attente aux caisses…
- répondre à la diversité croissante des attentes des consommateurs en élargissant les gammes de produits proposées, voire en créant au sein même du magasin des espaces dédiés à des catégories d’attentes ciblées : espace « hard-discount », espaces « bio », « gourmet », « hallal »… Une stratégie du « couteau suisse » vouée à répondre à la concurrence des concepts de précision.
- réaffirmer la légitimité du format par l’offre de prix bas, à la faveur notamment de la réforme de la loi Galland, par la mise en avant des produits à marque de distributeurs, une forte agressivité tarifaire sur les produits de grandes marques, par l’intensité de la pression promotionnelle, par l’innovation dans les dispositifs de fidélisation…
- inscrire l’hypermarché dans le champ de la responsabilité sociale et environnementale pour répondre à la demande de sens exprimée par les consommateurs.
- amorcer l’engagement de l’hypermarché dans le commerce de précision par la déclinaison de la formule et son adaptation à des cibles de clientèles spécifiques : hypermarché qualitatif, hypermarché urbain, hypermarché « hard-discount », hypermarché de proximité…
Pour autant, l’ensemble de ces initiatives n’est pas parvenu à ce jour à inverser la dynamique d’érosion des positions concurrentielles du format. Il est probable qu’elles aient cependant permis de ralentir le mouvement de recul.
La question de l’avenir du format demeure donc entière, en particulier alors que le ecommerce continue sa progression, se décline sous de nouvelles formes (le « mcommerce », les « poster stores2» …) et que l’aspiration à consommer autrement se diffuse au sein du corps social encourageant le développement d’autres modes de satisfaction des besoins des ménages.
Mais qu’en pensent les principaux intéressés ? Nous avons demandé aux consommateurs si les hypermarchés étaient ou non une forme de commerce dépassée appelée à reculer au cours des dix prochaines années. Les avis sont partagés. 13 % n’expriment pas d’opinion sur le sujet. Près de 40 % anticipent la poursuite du recul. Mais ils sont plus nombreux, 48 %, à ne pas adhérer à ce scénario (et plus encore chez les 25-34 ans et les classes de revenus intermédiaires). Les consommateurs se montrent plus optimistes quant à l’avenir des hypers que les professionnels. En 2010, 75 % des dirigeants de réseaux de distribution physique (alimentaires et non-alimentaires confondus) interrogés sur l’avenir du commerce en 2020, déclaraient anticiper la poursuite du recul de la position des hypermarchés.
1 Pour une analyse approfondie, voir Questions de confiance – La grande distribution alimentaire, Péolo/l’ObSoCo, novembre 2011. Téléchargeable sur :www.labodelaconfiance.fr
2 Affiches implantées sur des lieux de passage permettant de passer commande en photographiant des tags.
L'OBSOCO est une association loi 1901
Avec le soutien d’économistes, de sociologues, de philosophes, l’association élabore et propose une réflexion collective et des idées créatrices pour « consommer autrement ». Elle se veut boite de capteurs de signaux faibles, de tendances et lieu d’analyse de l’évolution des nouveaux modèles de consommation. http://www.asso-lobsoco.org
Source: ITRMobiles (http://goo.gl/Iyx3l)
Jardins aquatiques : plus besoin de terre pour cultiver les légumes
Pour augmenter la productivité agricole quand l’eau et les sols fertiles se font rares, une seule solution : cultiver directement à la surface des lacs et des mers. C’est en tout cas l’option retenue par les scientifiques costaricains, qui font pousser tomates, salades, concombres et plantes aquatiques les pieds dans l’eau.

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Les jardins s’installent sur l’océan Pacifique et dans les Caraïbes
Si l’eau ne vient plus aux cultures, les cultures iront à l’eau. Alors que les épisodes de sécheresse se multiplient en raison du réchauffement climatique, l’idée de jardins marins et lacustres prend forme grâce aux travaux des chercheurs de l’Université du Costa Rica (UCR). Le projet comprend des essais en milieu marin sur la côte pacifique et dans les Caraïbes, où la culture d’algues permet de produire des poissons, des coquillages et des crevettes. Les scientifiques s’intéressent aussi à des systèmes de jardins lacustres, testés sur les eaux du lac Arenal.
Après plus de 12 ans de recherches, l’initiative bénéficie aujourd’hui du soutien de la Banque Mondiale, de la fondation Bill et Melinda Gates, et de la fondation canadienne Grand Challenges.
Ces nouvelles technologies sont également appliquées sur le lac Nicaragua, grâce à un partenariat avec ce pays voisin. Elles ont déjà permis de produire avec succès des laitues, des tomates et des concombres, tandis que la culture de plantes aquatiques comme la jacinthe d’eau est à l’étude.
Un espoir pour les continents arides
Les recherches costaricaines suscitent un intérêt croissant dans diverses régions du monde, où le manque de terres agricoles fertiles et les pénuries d’eau rendent impossible la production d’aliments en quantité suffisante.C’est le cas de l’Afrique, qui doit endurer de longues périodes de sécheresse, mais qui dispose néanmoins de vastes zones côtières et de quelque 150 000 kilomètres carrés de lacs.
Selon le professeur Ricardo Radulovich Ramírez, si les jardins lacustres atteignaient des rendements de l’ordre de 20 tonnes à l’hectare, ils permettraient de produire des aliments à grande échelle et à faible coût.
Selon le professeur Ricardo Radulovich Ramírez, si les jardins lacustres atteignaient des rendements de l’ordre de 20 tonnes à l’hectare, ils permettraient de produire des aliments à grande échelle et à faible coût.
Une consommation d’eau quasi nulle
« L’idée de base, c’est que la production à la surface d’un lac ne consomme pas d’eau, car la culture absorbe la même quantité que celle qui serait perdue par évaporation », explique le chercheur chargé de diriger le projet.
La technique offre donc une parfaite optimisation des ressources en eau et permet surtout de s’affranchir des variations climatiques dont dépendent les cultures conventionnelles.Les jardins flottants offrent également de nouvelles perspectives dans le domaine de l’alimentation animale. Les chercheurs s’intéressent notamment à l’élevage de poissons herbivores, qui pourraient consommer directement les plantes aquatiques cultivées à la surface, évitant ainsi le recours aux aliments concentrés utilisés à l’heure actuelle.
Source: http://goo.gl/7TUiN
