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lundi 9 juin 2014

Protocole Bop 2.0, de la base de la pyramide au sommet

Le modèle BoP pour « Bottom of the Pyramid » inventé en 2004 par un professeur d’économie américain présente la population mondiale comme une pyramide pour laquelle on retrouve à la base les 4 milliards d’individus vivant avec moins de 2 $ par jour, et au sommet, les plus riches parmi lesquels quelques multinationales qui dirigent et décident de l’accès à l’eau, à l’énergie, à la santé, etc. Selon l’auteur, il est nécessaire de changer son point de vue sur la pauvreté car la base de la pyramide présente un potentiel économique considérable.

La base de la pyramide économique

Qui forme ce qu’on appelle la base de la pyramide économique ? Elle rassemble les 4 milliards d’individus dans le monde qui vivent avec moins de 2 dollars par jour, soit plus de la moitié de la population mondiale. Cette partie majeure de la population vivant dans la pauvreté ne doit plus être perçue comme une victime : à la base de la pyramide, se trouvent des entrepreneursmais aussi des consommateurs conscients des valeurs.
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C’est de ce point de vue que découle le concept de BoP pour Base Of the Pyramid. Les pauvres qui constituent la base de la pyramide doivent être perçus comme moteur de l’économie mondiale.

Nous sommes en effet tous conscients des échecs des modèles traditionnels de l’économie de marché ou de l’aide au développement. Le concept BoP suggère de changer notre manière de voir les choses.

C.K. Prahalad, « The Fortune at the Bottom of the Pyramid »

Prahalad était un physicien indien spécialiste en management et en économie. Son travail a principalement porté sur le rôle et la valeur ajoutée des hauts dirigeants des entreprises multinationales. Le Times l’a classé en 2007 et en 2009 premier parmi les 50 penseurs les plus influents en matière de « Business ».
The-fortune-at-the-bottom-of-the-pyramidLe co-auteur avec Stuart Hart de l’article « the Fortune at the bottom of the pyramid » puis du livre du même nom s’intéressait particulièrement à l’impact de la globalisation sur les pays émergents et leurs populations les plus pauvres. C’est de cette façon qu’il est devenu l’un des promoteurs du concept de BoP.
La manière de considérer les 4 milliards d’individus vivant avec moins de 2$ doit changer : ils ne doivent pas être vus comme un fardeau mais plutôt comme un marché porteurpour lequel les entreprises peuvent proposer des produits adaptés. Cette théorie et les pratiques qui s’en inspirent visent ainsi à assurer à un meilleur prix des services de meilleure qualité. En contrepartie, compte tenu de sa taille, le marché représente des opportunités économiques considérables pour les multinationales.
Ainsi, d’après la théorie BoP, les entreprises font unegrossière erreur en se contentant de s’adresser uniquement aux 800 millions de personnes les plus riches dans le monde. L’erreur est non seulement stratégique parce qu’elles ignorent la part la plus importante, en nombre, de consommateurs potentiels. Elle est aussi éthique puisqu’elle contribue à accroître la pauvreté dans le monde.
Ce que le concept BoP veut démontrer c’est que la pauvreté n’enlève en rien les besoins de consommation.

En ciblant les populations les plus pauvres, les entreprises contribueraient à réduire la pauvreté et par là même les inégalités Nord-Sud et s’offriraient dans le même temps leur plus importantes opportunités économiques !

Le modèle n’est donc pas philantropique puisque s’implanter sur ces marchés pauvres peut s’avérer être très rentable pour l’entreprise.

Les 12 principes d’innovation

Prahalad fournit 12 principes de base permettant de créer des produits et des services adaptés au marché constitué par la base de la pyramide :
  1. Cibler sur la performance des prix.
  2. Développer des solutions hybrides, mélangeant technologie ancienne et nouvelle.
  3. Mener des opérations graduées et transposables à travers les pays, les cultures et les langues.
  4. Développer des produits écologiques pour préserver les ressources
  5. Réinventer totalement les produits et ne pas se contenter d’adapter des produits occidentaux déjà existants
  6. Construire des infrastructures pour la logistique et la fabrication.
  7. Déqualifier le travail
  8. Apprendre aux clients à utiliser les produits
  9. Concevoir des produits pouvant fonctionner dans des environnements hostiles : bruit, poussière, mauvaises conditions d’hygiène, coupures électriques, pollution de l’eau…
  10. Concevoir des interfaces utilisateur adaptées
  11. Penser des méthodes de distribution pour atteindre les marchés ruraux fortement dispersés et les marchés urbains à haute densité.
  12. Se concentrer sur une architecture large, facilitant l’incorporation rapide de nouveaux dispositifs.
La première version BoP a été un échec. Les entreprises n’ont pas du tout respecté l’un des principes de base édicté par Prahalad. Elles se sont mises à s’implanter dans les pays pauvressans tenir compte des spécificités des marchés. Ainsi des entreprises comme Nike avec sa « World Shoe » ou Procter et Gamble avec « PuR », le purificateur d’eau, ont tenté d’entrer rapidement sur ces marchés émergents et s’y sont cassé les dents.
Une nouvelle version du protocole BoP, baptisée BoP 2.0 donc, prend en compte lescaractéristiques sociales et locales des nouveaux marchés. BoP 2.0 cherche à construire des partenariats en co-créant des business en éliminant totalement l’approche « top-down » à l’origine des échecs de la première version.
Stuart Hart, l’autre nom du concept BoP donne plusieurs exemples de stratégies « malheureuses » qui ont signé l’échec de la première version du BoP en préambule du « Protocole BOP 2.0 », traduit en français par l’IIES (Institut de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Social) de l’ESSEC.
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« La tentative avortée de Nike de créer une chaussure de sport mondiale pour les marchés des personnes à faibles revenus, ou encore les sachets unidose de savons, shampoings et crèmes de Unilever, n’ont visé qu’à entrer rapidement sur un nouveau marché. Proposer des produits de l’entreprise, qu’ils soient reformulés ou reconditionnés, vers les bidonvilles et les populations pauvres, peut augmenter les ventes à court terme. Mais à long terme ces stratégies ne peuvent qu’échouer car les business restent étrangers à la communauté qu’ils sont supposée servir ».
picto-etonnant-exclamationHart et Prahalad sont clairs : il ne suffit pas de proposer les mêmes produits aux 4 milliards individus les plus pauvres de la planète que ceux que l’on conçoit pour les 800 millions les plus riches. De simples modifications ou adaptations ne suffisent pas.
Pour atteindre ce marché spécifique, il faut des produits spécifiques. Il faut savoir innover en ayant recours à des données qu’on laissait jusqu’à présent de côté. Ceci passe par l’implication inévitable de ces populations qui elles, connaissent leurs besoins. Il faut alors intégrer la société civile dans les réflexions et faire appel à d’autres savoirs comme ceux offerts par l‘anthropologie économique – science qui étudie les dispositifs mis en oeuvre par les sociétés humaines afin de produire et échanger les biens matériels nécessaires à leur consommation et à leur reproduction en tant que groupes (1) – et les politiques de développement.
Pour qu’il y ait succès, l’entreprise doit savoir co-créer et inclure le point de vue des populations ciblées dans ses projets.
Source: http://goo.gl/dDaxJa

lundi 12 mai 2014

Un label volontaire «sans bisphénols»

Pour encourager les entreprises qui se sont déjà engagées de façon volontaire dans la suppression des bisphénols dans les supports alimentaires, Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie souhaite un label volontaire «sans bisphénol».

La loi qui interdit tout emballage alimentaire avec présence de BPA à partir du 1er janvier 2015, avait prévu pendant la période transitoire de faire figurer un avertissement sanitaire sur les emballages alimentaires contenant du bisphénol A. Comme nous l'indiquions dans un bonus du 5 mai, cet avertissement ne devrait pas être publié. En revanche, pour préparer l’entrée en vigueur des interdictions, la ministre a souhaité lancer un label volontaire «sans bisphénols», qui pourra prochainement être délivré aux entreprises ayant effectivement déjà substitué cette substance.

Source: http://goo.gl/hHXE2Z

dimanche 11 mai 2014

BPA et emballages alimentaires : quid du décret, du rapport...

Si Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie veut accélérer le dossier des perturbateurs endocriniens, c’est qu’il y a aussi plusieurs échéances à respecter. Dans ce contexte, le décret d’application, qui était prévu sur l’avertissement sanitaire des emballages alimentaires contenant du BPA, a de fortes chances de ne pas voir le jour, selon nos informations.

Le décret prévu par la loi, qui devait donc fixer les conditions relatif à l’avertissement sanitaire qui devait figurer sur les emballages alimentaires contenant du bisphénol A, ne sera probablement pas publié. Cette mesure était en effet transitoire jusqu’à l’interdiction de tout emballage alimentaire avec présence de BPA qui, elle, sera effective à partir du 1er janvier 2015.

En effet, entre aujourd’hui et la date d’entrée en vigueur de la loi d’interdiction en France, il ne reste plus que 8 mois. Une échéance qu’au Ministère on estime un peu courte, compte tenu du retard pris concernant la préparation des modalités d’application du décret. Un temps que l’on préfère aussi et surtout réserver aux réponses que la France doit faire à la Commission européenne concernant les observations faites par certains Etats Membres au sujet de cette interdiction de tout emballage contenant du BPA.

Huit pays de l‘Union européenne ont fait part de remarques selon les procédures habituelles. Un nombre que l’on reconnaît comme élevé au Ministère. La France doit répondre à la Commission européenne à toutes ces observations et justifier les raisons qui ont motivé cette interdiction. Un travail très important de collation de données.

Par ailleurs, comme l’indique la loi visant l’interdiction en France d’emballage alimentaire avec présence de BPA à partir du 1er janvier 2015, le Gouvernement doit remettre au Parlement avant le 1er juillet 2014, un rapport évaluant les substituts possibles au bisphénol A pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité.

Source: http://goo.gl/BBWJA6

mardi 6 mai 2014

Smurfit Kappa s'apprête à dévoiler un nouvel emballage pour l'industrie alimentaire

Un tout nouveau type d'emballage permettrait d'empêcher la migration des dérivés pétroliers vers les aliments.


Le leader mondial de l'emballage à base de papierSmurfit Kappa, a annoncé avoir mis au point une nouvelle solution d’emballage qui empêcherait la migration des hydrocarbures des emballages alimentaires.
Cette innovation, le Catcher Board MB12, utilise une technique qui crée un mécanisme de blocage sur toute la surface de l’emballage. Cela comprend aussi les bords coupés du carton, contrairement aux autres solutions dites barrières.
Cette nouvelle offre arrive au moment où la législation pourrait évoluer. L’Allemagne souhaite introduire une loi qui interdirait la présence de ces hydrocarbures pétroliers dans les aliments.
Smurfit Kappa précise que le Catcher Board MB12 est confectionné à partir d’éléments naturels et qu'il répond aux normes de durabilité en cours chez Smurfit Kappa. Il sera présenté sous la forme d’un panneau de particules avec couverture blanche (WLC ou White Lined Chipboard) et en carton compact.
D’après Smurfit Kappa : "en plus de stopper la migration de l’huile minérale sur l’ensemble de la surface de l’emballage, ce nouveau produit ressemble à un carton normal et réagit de la même façon au cours du processus de fabrication. Cela signifie que nos clients n’auront pas à modifier leurs processus d’emballage. La présentation du Catcher Board MB12 est une anticipation des besoins de nos clients.
Si la législation européenne relative aux matériaux en contact avec les aliments est introduite, Smurfit Kapa sera en mesure d’offrir un produit innovant qui répond aux nouvelles exigences réglementaires."

Le problème des dérivés pétroliers contenus dans l’encre et le carton d’emballage est connu depuis plusieurs années. Un laboratoire suisse avait mis en évidence la présence de certaines catégories d’huiles minérales dans les aliments secs conditionnés dans des emballages carton et papier
Le magazine Que choisir avait repris cette problématique et confirmé, dans un article publié en octobre 2011, à l'aide de nouvelles analyses, la contamination des denrées alimentaires par les dérivés d'huiles minérales contenus dans les emballages en papier et carton du marché.
Source: http://goo.gl/9wsna8

jeudi 24 avril 2014

Whole Foods is turning overripe produce into fertilizer with this geeky machine

Just when you thought Whole Foods couldn’t get any more green, well, now the organic grocery store is.
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“The Harvester.”
The Austin-based market announced today that its Bellevue, Wash. location will soon begin converting food scraps into organic fertilizer that can be sold to farmers and consumers.
The process is made possible by Redmond-based WISErg, which has built a geeky machine called the “Harvester.” WISErg has developed technology that intercepts nutrients still existing in food waste like overripe produce and unsold prepared foods, and converts that into a liquid which can be used for local agricultural farming. The machine also provides data reports to help grocers and restaurants better manage perishable inventory and ultimately save money.
“We believe that new, technology-based approaches and community-based environmental education will lead to a scalable, sustainable solution that can both reduce food waste and capture and reuse the nutrients in food scraps,” 47-year-old CEO Larry LeSueur told us last December.
“The Havester,” has a dashboard that shows the status of food waste turning into fertilizer.
“The Havester,” has a dashboard that shows the status of food waste turning into fertilizer.
LeSueur co-founded the company with former colleague Jose Lugo, and the ex-Microsofties recruited an experienced microbiologist in Victor Tryon to help develop “The Harvester,” which is already at PCC Natural Markets in the Seattle area. Whole Foods is the company’s first grocery customer that has a national brand and presence.
“Our partnership with WISErg is another example of our commitment to the community and the environment,” Dena Hastings, Regional Green Mission Specialist for Whole Foods Market, said in a statement. “We can help to create a virtuous circle of food consumption and production, with nearby growers using organic fertilizer made from food scraps that originate in our store.”

mercredi 12 février 2014

Ne confondons pas … biologique, écologique, équitable, diététique et locavore

Souvent utilisé l’un pour l’autre, chacun de ces termes recouvre des réalités différentes qui ne se recoupent pas forcément. 
En consomm’acteur vigilant, nous pouvons regarder attentivement les produits alimentaires et lire les informations portées sur les étiquettes et les emballages.
Biologique fait référence à l’agriculture biologique qui utilise des modes de production respectueux des plantes et animaux. On dit d’un produit alimentaire qu’il est biologique, lorsqu’il est obtenu sans l’utilisation quasi totale de substances chimiques (pesticides et engrais) dans le respect d’un cahier des charges officiel et dont le respect est contrôlé.
Un logo européen (la feuille d’étoiles sur fond vert) existe pour les denrées alimentaires. Le logo AB, plus connu des français, peut être associé au premier.
Ecologique signifie bon pour l’écosystème Terre. Un produit alimentaire écologique doit limiter au maximum les atteintes à l’environnement, aux milieux naturels, ne pas gaspiller les ressources et respecter les eaux, les sols, l’air, … donc limiter les longs trajets producteurs de CO² (qui accélère le réchauffement climatique), les emballages excessifs et non recyclables, rechercher le recyclage maximal des emballages.
Donc, un aliment n’est pas écologique, lorsqu’il y a gaspillage des ressources naturelles ou impossibilité de recycler son emballage ou atteinte au milieu naturel pour le produire.
Il n’existe pas de logo écologique pour les denrées alimentaires.
Bon à savoir : Le prix de l’emballage représente en moyenne 20 % du prix du produit alimentaire acheté ! Donc, plus il y a d’emballage et plus c’est coûteux.
Un aliment peut être écologique, (en minimisant l’énergie et les trajets pour le produire, en étant emballé en « recyclable »), sans être produit selon les règles de l’agriculture biologique, sans respecter celles du commerce équitable, sans offrir de caractéristiques diététiques particulières.

Equitable fait référence au commerce équitable. «Le Commerce Equitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durableen offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du Commerce Equitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.» Ces objectifs rejoignent parfois ceux de l’agriculture biologique.
Une évolution se dessine : « Les coopératives de producteurs de commerce équitable privilégient des modes de productions de type agriculture paysanne, nettement plus respectueuses de l’environnement que l’agriculture industrielle. L’impact en termes de protection de la biodiversité est important et le commerce équitable a d’ailleurs permis à de nombreuses coopératives de producteurs d’opérer une conversion vers l’agriculture biologique. » (extraits du site Plate-forme pour le commerce équitable 
http://www.commercequitable.org/)
Le site annonce que plus de 60% des produits alimentaires et diététiques (encore une fois amalgame) sont aussi issus de l’agriculture biologique. Concrètement, un aliment peut provenir du commerce équitable sans être produit selon les règles de l’agriculture biologique, sans être écologique, ni diététique. 
Diététique désigne selon le Larousse, la « science ayant pour objet l’étude de la valeur alimentaire des denrées et celles des maladies entrainées par la mauvaise nutrition, ainsi que la détermination des rations convenant aux diverses catégories de personnes. Le terme évoque implicitement la santé au travers de l’alimentation, mais c’est parfois trompeur ! Concrètement, un produit « diététique » devrait être dénommé ainsi, parce qu’il convient pour un régime alimentaire particulier : sans sel, sans gluten, ….
Mais, de plus en plus, le terme « diététique » est utilisé par les fabricants pour attirer les consommateurs sur des aliments enrichis ou garantis en vitamines, etc.  Il n’existe pas de logopour les produits alimentaires diététiques, seulement des mentions ou déclarations du producteur.
Un aliment n’est pas diététique lorsqu’il participe au déséquilibre alimentaire (excès de graisses, de sucres, de sel, pauvreté en vitamines et en oligo-éléments).
Un produit portant le mot diététique sur son emballage peut ne pas être bon pour la santé ! Il peut n’être ni biologique, ni écologique, ni équitable. Les supermarchés en rangeant ensemble produits alimentaires biologiques et diététiques cultivent l’ambiguïté.
Locavore définit « la personne qui décide de ne consommer que des fruits et des légumes locaux et de saison pour contribuer au développement durable » selon le Larousse. De fait, le locavore s’intéresse aux produits locaux, pas seulement aux fruits et légumes. On admet que les produits locaux sont issus d’un périmètre d’au maximum 150 à 200 km à la ronde.
Le locavore choisit des produits locaux pour différents motifs : circuit-court (transport moins polluant et connaissance du producteur), produits frais et de saison, parfois biologiques (moindre usage des pesticides), économie de l’eau virtuelle, soutien des conditions de travail des producteurs, souci du respect des animaux. 
Le locavorisme n’est pas forcément biologique. Il n’existe pas encore de terme définissant à la fois un aliment biologique et écologique produit localement. Il n’existe pas de logo non plus.
Des exemples où les concepts se mêlent sans se recouper …
  • Des biscuits peuvent être produits à base d’aliments produits en agriculture biologique, mais ne venant pas du commerce équitable ; ils peuvent comporter de l’huile de palme biologique, chargée en matière grasse hydrogénée (acides gras « trans » à éviter pour la santé) et être emballés dans des sachets plastiques multiples (gaspillage de ressources pétrolières) et dans du carton d’emballage (recyclable).
  • Les viandes découpées biologiques et présentées dans des barquettes de polystyrène sont certes biologiques, mais leur emballage n’est pas du tout écologique : la barquette est un pur produit du pétrole, non recyclable, qui finit dans les ordures ménagères.
  • Les tomates produites sous serre chauffée et hors saison au bout de l’Europe peuvent être biologiques, mais ne sont pas écologiques, à cause de la forte dépense énergétique nécessaire pour les produire et les transporter. En plus, côté saveur, elles n’ont rien à voir avec celles qui poussent en été en pleine terre.
Quelques conseils
  • Choisir son lieu d’achat : Le gérant du magasin de produits biologiques sera davantage prêt à répondre à vos questions que le directeur d’un hypermarché, une amap passe contrat avec le producteur qui doit informer les amapiens, …
  • Acheter en vrac ou à la coupe : il y aura moins d’emballage et vous n’achetez que la quantité nécessaire
  • Réclamer les affichages obligatoires devenus illisibles pour la viande
  • Lire la liste des ingrédients plutôt que les mentions commerciales et rejeter ce qui ne vous convient pas
  • Évaluer l’emballage et délaisser les emballages superflus ou non recyclables
  • Choisir un produit selon le logo qu’il porte : le label rouge ne désigne pas un aliment biologique
  • Poser des questions sur les traitements utilisés, le lieu de production, le moyen de transport, …
Après tout, c’est vous qui décidez de ce que vous achetez, de ce que vous mangez et de l’impact de vos achats !
Source: Alliance Terre Vie (http://goo.gl/h1e7mg)

mercredi 16 octobre 2013

L’alimentazione sostenibile è il futuro

Oggi si celebra la Giornata Mondiale dell’Alimentazione 2013. Incentrata sul tema “Sistemi alimentari sostenibili per la sicurezza alimentare e la nutrizione”. Su iniziativa della FAO, l’evento mira a rafforzare la consapevolezza riguardo le proprie abitudini alimentari e gli sforzi necessari da parte dei singoli stati a migliorare le politiche nutrizionali. Secondo gli ultimi dati, infatti, 1) 1 bambino su 4 al di sotto dei 5 anni è rachitico e 842 milioni di persone soffrono ancora la fame cronica2) 2 miliardi di persone sono prive di minerali e vitamine; 3) 1, 4 miliardi di persone sono in sovrappeso. Di cui 1/3 è obeso e a rischio. L’obiettivo di quest’anno è di puntare l’attenzione ai sistemi alimentari sostenibili. Sistemi che utilizzano le risorse in modo efficiente in tutte le fasi, dalla terra alla tavola. Ottenendo ad esempio più cibo possibile dall’acqua e il terreno utilizzati con una quantità minima di fertilizzante. Che, a sua volta, viene prodotto a partire da letame e rifiuti organici senza ricorrere a sostanze nocive. Diverse manifestazioni si terranno in tutto il mondo in occasione della Giornata dell’Alimentazione: una mostra fotografica a Roma presso l’ambasciata della Costa d’Avorio dal titolo “La route contre la faim”; la presentazione del libro Assagi presso il Museo di Storia Naturale di Firenze ; diversi incontri e conferenze nelle Isole Vergini Britanniche.

mercredi 9 octobre 2013

New standard for sustainable packaging

A new standard for packaging sustainability has been developed to address environmental, social, and economic factors.
The newest Global Protocol for Packaging Sustainability (GPPS) was recently released by GS1, the not-for-profit body creating global standards to facilitate collaboration among trade partners.
The GPPS, which was developed in collaboration with the Consumer Goods Forum, works by providing the consumer goods and packaging industries with a common language to discuss and assess sustainability.
Marcel Sieira of GS1 Australia said the GPPS aims to optimise the resources used to protect consumer goods across various indicators.
“There are social indicators that look at child labour and working hours involved in the creation of packaging. The GPPS is quite comprehensive in terms of the overall sustainability, not just looking at the environment,” Sieira said.
The environmental metrics detailed in the GPPS include packaging weight, the amount of material waste in the manufacturing process, and the re-use rate of packaging.
GS1 believes there are benefits for businesses big and small who adopt the GPPS: cost benefits, reduced environmental impact, and improved customer perception, to name a few.
“This project is a real example of partnership working to meet a critical need, and I believe that it augurs well for addressing product sustainability in a similar manner,” Sieira said.
- See more at: http://www.dynamicbusiness.com.au/news/new-standard-for-sustainable-packaging-16092013.html#sthash.AvqHUOhU.dpuf

jeudi 26 septembre 2013

What is the business value in driving sustainable lifestyles?

A new survey shows business leaders predict exponential growth in consumer demand for sustainable living within five years. But is the case for business action there?
Shoppers Visit Newly Opened Westfield Shopping Centre in London
Shoppers at Westfield shopping centre in the west London, England. Big brands are making a great show of helping their customers take the green option but will it work? Photograph: Oli Scarff/Getty Images
There's something a little odd going on in the world of sustainable living .Whether it's recycling your old jeans or eating home-grown kale, consumers are increasingly up for the idea of less is more and all that jazz. Big brands too are making a great show of helping their customers take the 'smart' option. So they're chivvying us into more fuel-efficient cars and urging us into organic cotton t-shirts.
The odd thing is that corporations are struggling to articulate not why we should bother with it all, but why they themselves should. The arguments outside the boardroom are plenty clear. As BioRegional and WWF's One Planet Living project spells out, we simply can't keep going as we are. Ever greater consumption of 'stuff' will eventually render the whole shebang – the natural environment, the global economy, modern consumer society – on its knees.That's a maybe. But the suits still need persuading.
"There's a clear and obvious golden chalice waiting of innovation, market share, etcetera, but there's some serious heavy lifting to do to get the business case up to par to bring this to scale", said Elisa Niemtzow, associate director of consumer products at the business-led group, BSR.
Together with UK communications specialist Futerra, BSR recently released a survey of top business leaders that suggests the vast majority (98%) of consumers will be interested in sustainable lifestyles by 2018. This "near total market transformation" should see a doubling in the number of businesses (currently 40%) already pushing sustainable products and services, the survey indicates. That's ambitious, even with the buy-in of the chief finance officer.Without him or her, the idea of a future in which we're all living sustainably ever after is woefully wishful.

Squishy economics 

So why is it so difficult to construct a compelling business case? First, the selling points stink. Sustainable lifestyle advocates continue to insist on being way too defensive. Typically, their arguments revolve around issues like reduced risk, better reputation and regulatory compliance. That's fine if you're selling life insurance and want to cover the prospect of the world caving in but it's not a winner if you're trying to usher in a consumer revolution. For that you need dollar signs.
The Sustainable Lifestyles Frontier Group, a business-led network whose opinions form the basis for the survey results, understand the need for cash-centred thinking. The group's members, which include representatives from global brands such as Mars, eBay and Carlsberg, anticipate a shift in future debate. So going forward, expect to see terms like 'increased marketshare', 'sales growth', 'future proofing', 'brand loyalty' and 'business model innovation'.
While these arguments are welcome, many suffer from still being just a tad "squishy", admitted Solitaire Townsend, co-founder of Futerra . Three in five (61%) of those interviewed in the survey, for example, identify "difficulty quantifying intangible outcomes of action" as a major stumbling block. Finance director understand increased sales, certainly. But future proofing? Customer loyalty?
"You can make promises about how much money we will save if we are more energy efficient, but it's very difficult to say how much money we will make or save by helping our consumers be more energy efficient", Townsend admitted.
Other barriers exist as well. The most commonly cited obstacle was short-term market pressures (75%), followed by a lack of hard data about the business benefits (63%) and decision-makers "not understanding the concept" (51%).

Escaping pilot purgatory 

The report throws up various ways to bridge the apparent "value gap" that affects the cause of sustainable living. The most convincing are also the most obvious: create new products and services, and change business models. Both are already happening. BSR's Niemtzow points to the Kindle e-reader from Amazon as a classic example of a "disruptive" product. AirBnB, the online travel rental platform, which now operates in 192 countries, provides a similar example from the perspective of transformative business models.
Yet great individual case studies don't necessarily translate into a great collective business argument. At the moment, we're stuck in "pilot purgatory", said Townsend: "It's only at scale that you get the sales and innovation benefits.You can't get those from a pilot."
For scale, you need consumers. At present, sustainable living appeals to a handful of eco-types but precious few others. Despite the survey's upbeat assessment of future consumer trends, it's forced to concede that only 2% of the public are currently "very interested" in the topic. That's hardly surprising, said Pat Dade, owner of polling firm Cultural Dynamics and an expert in consumerbehaviour . The very term 'sustainable' is arguably the "most unsexy word you can think of", he noted. Affordable, convenient, easy, fun, cool: these are the credentials on which to market sustainable lifestyles.
Essentially, companies have to go beyond the eco and ethical arguments that won over the early adopters, and instead discover the themes that chime with the masses. That requires listening to consumers, something Dade said most brands are "rubbish at". Not that listening is easy.
"People don't actually say, 'I need shoes'", he said, by way of example. "They say, 'I need something that will cover my feet or will make me look cool.'" Likewise, most consumers won't explicitly ask for a 'sustainable' product or service. The trick is realising what they are in fact asking for, and answering that demand in a sustainable form.
There's a final irony in this whole debate. On the one hand, the majority of consumers have made plain their disinterest in sustainability as a branding exercise. On the other, they expect big business to act. "Context and motivations differ by country (but) consumers will forever expect companies to take the lead in reducing humankind's collective impact on the natural environment", said Pippa Goodman, commercial director at the Future Foundation . It's an oddity, for sure, yet one that business leaders will hopefully persist in resolving.
Source: The Gardian (http://goo.gl/XnJeZD)

mardi 3 septembre 2013

Ecologia e sostenibilità: al via il Premio Impatto Zero 2013

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La locandina del Premio “Impatto Zero” 2013
Torna anche per il 2013 il Premio “Impatto Zero”, iniziativa che ha per obiettivo la valorizzazione delle buone pratiche ecologiche e la diffusione della cultura della sostenibilità a cui è possibile partecipare sino al 30 settembre compilando il modulo sul sito www.premioimpattozero.it . Dopo il successo delle due precedenti edizioni, promosse a livello provinciale e poi regionale, quest’anno il premio è rivolto a tutto il territorio nazionale. Cittadini, associazioni e cooperative sono invitati a presentare azioni, progetti o servizi che mirano a ridurre gli sprechi di risorse e di energia, a limitare la produzione di rifiuti e a diffondere le buone abitudini ecologiche.
“Premio Impatto Zero” gode del patrocinio del Ministero dell’Ambiente e del Comune di Padova. L’iniziativa è organizzata da Arci, ideata e promossa da Arci Padova con il contributo della Camera di Commercio di Padova, di AcegasAps-Gruppo Hera e di Coop Adriatica e in collaborazione con Legambiente, Coordinamento Agende 21 Locali Italiane, Centri Servizi Volontariato del Veneto, Legacoop Veneto e Confcooperative Padova.
Sono quattro le aree tematiche in concorso: servizi e progetti per la riduzione dello spreco di cibo (ridistribuzione delle eccedenze commerciali e produttive, recupero dei prodotti in scadenza o danneggiati, banco alimentare); azioni e progetti di comunicazione 2.per sensibilizzare l’opinione pubblica alla sostenibilità (siti, blog, social network, applicazioni); progetti che ottimizzano e fanno condividere energie e beni comuni (condomini sostenibili, cogestione e riqualificazione di spazi pubblici e privati, gruppi di acquisto); comportamenti utili al benessere del singolo e dell’ambiente (turismo sostenibile, baratto, autoproduzione di alimenti o acquisto dalla filiera corta, preferenza per prodotti naturali e biologici).
Per l’edizione di quest’anno sono previste due sezioni speciali: in collaborazione col progetto “Life+ECO Courts”, la sezione Video “Eco courts”(novità 2013) per il miglior filmato che racconti uno stile di vita ecologico e sostenibile adottato nella quotidianità, e il “Premio città di Padova”, dedicato alla miglior candidatura patavina. Per entrambe le categorie Italia e Veneto sarà un’apposita commissione di esperti e rappresentanti delle istituzioni e delle realtà promotrici a giudicare i partecipanti: saranno valutati originalità, impatto sull’ambiente, efficacia nella promozione, esportabilità delle prassi, impatto sociale, oltre alle votazioni raccolte online attraverso il sito.
Tra i premi in palio per i vincitori buoni spesa forniture di prodotti biologici, un tablet, un soggiorno benessere per due persone nella città termale di Abano Terme, un buono sconto per l’acquisto di una bicicletta elettrica, tre kit di accessori per biciclette. Per la sezione speciale Video “ECO Courts” sono previsti invece una “Ricicletta”, la city bike in alluminio riciclato, un misuratore di consumi domestici di elettrodomestici, un carica batterie per dispositivi elettronici alimentato dalla dinamo della bicicletta, un carica batterie per ricaricabili e alcaline.

Tutte le informazioni sono disponibili su www.premioimpattozero.it , inviando una mail a padova@arci.it e info@premioimpattozero.it o telefonando allo 049-8805533.