Affichage des articles dont le libellé est tendance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tendance. Afficher tous les articles

lundi 7 juillet 2014

"CROWDFOODING" : NOUVELLES FORMES DE PARTAGE

Le food est partout et devient le moteur pour de nouvelles formes de relations. Décryptage par Arthur Sotto & Zoé Gautier, planneurs stratégiques chez Valtech.

Se nourrir est passé d’un besoin primaire, purement physiologique, à des besoins sociologiques comme l’affirmation de soi, que l’on retrouve dans presque toutes les cultures. Des concepts comme Top Chef, l’Atelier des Chefs ou encore les box spécialisées (Foodiz, My Cookkit, Eat your box) mettent en avant l’aspect Do It Yourself inhérent à la food. Ils témoignent de l’appropriation par tous des codes et conseils des professionnels de la cuisine. Le digital vient renforcer cette glorification de l’amateur au travers de blogs avec un partage de recettes, d’expériences, d’astuces. Des sites spécialisés et des réseaux sociaux comme Yelp, La Fourchette, Foodreporter ou encore Foodspotting permettent également de partager de bonnes adresses et des bons plans. L’internaute devient donc tour à tour consommateur, critique voire, trendsetter. Par ailleurs, la logique des réseaux sociaux comme Instagram et Pinterest, a impulsé une dynamique d’échanges autour de la food, démocratisant notamment le food porn, cette mise en scène presque obscène de plats alléchants. L’individu s’improvise alors artiste en mettant en avant ses « créations » ou ses trouvailles. D’ailleurs, 181.5 millions d’hashtags sur Twitter et Instagram concernent la nourriture (source : foodpornindex.com, 26/02/14). Des marques comme Oreo ou Nespresso embrassent également cette tendance pour véhiculer du brand content et un certain lifestyle. Si le fait de photographier son assiette s’explique en partie par une volonté de personal branding, ce partage n’est pas uniquement motivé par un besoin d’affirmation du « moi » face aux autres. Au contraire, le digital amplifie les interactions et donc le caractère social de la food, ce qui se manifeste dans la vie réelle par plus de collaboration, la création de communautés et un enrichissement des liens.

"Le digital amplifie les interactions et donc le caractère social de la food"
La surveillance de l’alimentation et la provenance des produits sont des attentes fortes des consommateurs qui attestent de l’importance portée à la santé et au bien-être. En matière de food, la consommation collaborative, dont l’un des moteurs est le digital, apparaît comme une réponse pertinente à cette méfiance. C’est par exemple le crowdsourcing qui va dans le sens d’une plus grande transparence avec la mise en commun des informations et connaissances sur le web. Ainsi, des start-up comme ClearKarma, MesGouts, OpenFoodFacts mettent à disposition des informations sur les produits pour faciliter la compréhension des consommateurs. Les internautes peuvent participer en ajoutant eux-mêmes des données comme les ingrédients, la valeur nutritionnelle, la provenance, la qualité... Par ailleurs, le digital renforce le caractère social de la food dans le domaine de l’économie locale. Les récents scandales alimentaires ou encore l’intérêt croissant porté au développement durable ont soulevé l’idée d’une consommation plus responsable et éthique. Par exemple, le locavorisme prône la consommation de nourriture produite dans un rayon de 100 à 250km. En matière de digital, cette démarche se traduit par des initiatives comme Foodette, site où l’on peut commander les ingrédients frais et de qualité, nécessaires à la réalisation d’un menu et les retirer le lendemain dans un commerce de proximité. Des plateformes digitales comme Baladovore (prescription de producteurs locaux par des chefs cuisiniers) et Goodeggs (livraison à domicile de produits frais) s’inscrivent aussi dans cette quête de réintroduction de sens et d’authentique dans la consommation. Si le digital est un vecteur important d’échange(s) en ce qui concerne les questions de santé et d’éthique autour de la food, il permet également de créer du lien pour enrichir « l’expérience culinaire » à tous les niveaux et réintroduire la notion de plaisir.
Dans cette optique, le crowdfunding en matière de food est un phénomène qui prend de l’ampleur. De nombreux domaines (innovation technologique, mode, beauté…) utilisent déjà des plateformes digitales de financement pour mettre en relation les porteurs d’un projet et les personnes souhaitant investir. En terme de food, Foodstart est l’un des acteurs majeurs. Ce site collaboratif donne aux passionnés de cuisine l’opportunité de lancer leur business grâce à l’aide financière des internautes. En contrepartie, la plateforme offre aux contributeurs des réductions et autres avantages afin de valoriser leur engagement. Chacun y trouve donc son compte.

"Déclinaison culinaire du couchsurfing, [le foodsurfing] consiste à aller dîner chez l’habitant"
Le foodsurfing est une autre expression du renforcement du caractère social de la food par le digital. Déclinaison culinaire du couchsurfing, cette tendance consiste à aller diner chez l’habitant, gratuitement ou moyennant une certaine somme. Au cœur de ce concept : faire une découverte culturelle et culinaire mais également rencontrer son hôte. La notion de plaisir et de goût qui sont également des attentes fortes en matière de food sont alors réinvesties, au même titre que le contact humain. Par ailleurs, si le moment du repas est de moins en moins synonyme de partage (déjeuner pris sur le pouce, célibataires, personnes âgées), nombreux sont ceux qui cherchent à éviter la solitude grâce au digital. A ce titre, des plateformes sociales comme COlunching, GrubWithUs, EatWithMe permettent de rassembler des inconnus qui souhaitent développer leur réseau ou tout simplement, ne pas manger seuls.

Appliqué au domaine déjà très « sociable » de la food, le digital enrichit toujours plus les relations sociales entre les individus voire, en crée de nouvelles. Si la nourriture est un fort marqueur social et culturel, le digital donne lieu à de nouvelles formes de « rassemblement » online ou offline, autour de la food. Convivialité, solidarité, sécurité, visibilité, toutes les occasions sont bonnes pour se regrouper et fonder, de manière éphémère ou plus durable, des communautés.
Arthur Sotto & Zoé Gautier, planneurs stratégiques chez Valtech
Extrait du watf / What About The Flavour.

Source: http://goo.gl/eS8Ehr

mercredi 11 juin 2014

Retail : les 4 matériaux qui font fureur aux Etats-Unis

Incarner sa marque dans le monde physique est un challenge déterminant dans l’acte d’achat. Le bureau de tendance Urban Sublime est allé enquêter du côté des Etats-Unis, roi des flagships stores et de la mise en scène. Dans leur ebook « 50 tendances des Etats-Unis à intégrer à votre stratégie », ils dévoilent les 4 matériaux qui font mouche...

Savoir interpeller avant de passer une porte de magasin, présenter des produits via un univers attractif pour produire une expérience inoubliable, séduire un consommateur en mal d’expérience : tout autant de paramètres qui s’incarnent aussi par le choix des matériaux. Revue d'effectif ! 

Le bois à l'état brut 


Dans son aspect le plus brut et naturel, le bois s’efface pour mettre en valeur les produits. Une atmosphère d’authenticité, de robustesse et de qualité se dégage des lieux prodiguant aux marques une sensation de longévité et de stabilité très appréciée des consommateurs en manque de repères. Des enseignes comme Starbucks ou Antropologie l’utilisent en tant que véritable signature de leurs points de vente. Les récents concept stores de Nike intègrent aussi largement le bois.







Le carrelage blanc


Faisant écho à la fois au côté médical des laboratoires tout autant qu’aux salles de bains populaires, le carrelage blanc fait son grand retour en magasin et envahit les lieux tendances de New York. Ce matériau lisse et froid peut être renforcé par du métal ou cassé avec d’autres éléments plus chauds pour créer un contraste. Il peut être à la fois ludique ou anobli comme le montre l’exemple de Khiel’squi l’utilise à l’entrée de son magasin sur la 5ème avenue. La marque française Le Labo se l’approprie même sur le digital.






Le carton recyclé

Le carton est omniprésent dans le packaging et de plus en plus dans le visual merchandising. Recyclable, biodégradable, eco friendly, il conquiert aussi bien le mass market que des marques plus confidentielles telles que la Maison Margiela. Souvent utilisé pour son aspect et sa couleur vintage, il offre étonnamment un côté ultra contemporain lorsqu’il est associé à des produits de luxe, permettant une valorisation extrême du matériau auquel il est apposé.







Le métal apparent 


Dépouillé au plafond à la manière d’anciennes usines et fabriques, en rampes d’escaliers ou poteaux, le métal prodigue aux lieux un caractère brut, industriel et intemporel. Ce dernier amène une touche arty et tendance. Un rendu froid mais pointu, faussement dénudé qui s’efface encore une fois au profit des produits.
  

 




Laetitia Faure / @ArtyLaetiUrban Sublime
Pour se procurer le ebook « 50 tendances des Etats-Unis à intégrer à votre stratégie », cliquez ici

mardi 4 mars 2014

« De la grande distribution au commerce de précision »

Agrégé d’économie, Philippe Moati est professeur à l’université Paris-Diderot. Il co-préside l’observatoire « société et consommation ». Il a notamment publié les ouvrages La nouvelle révolution commerciale aux éditions Odile Jacob et L’économie des bouquets aux éditions de l’Aube. Il livre ici sa vision de l’évolution des marchés de la distribution.
Philippe Moati
« Depuis plus d’une décennie, la distribution vit une nouvelle révolution commerciale. Le modèle des « trente glorieuses », marqué par une production et une consommation de masse, ne correspond plus à une société fragmentée, individualisée, dans laquelle les motivations des consommateurs reposent sur des aspects fonctionnels mais aussi et surtout symboliques (le rapport à la marque par exemple).
Le commerce électronique n’a fait qu’amplifier ce phénomène. Selon la formule de Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, il s’agit maintenant d’évoluer de la grande distribution vers le commerce de précision.

Diversité
Cela signifie affiner la connaissance de l’activité (en magasin et sur le Web), disposer des compétences pour effectuer un traitement analytique de ces données, optimiser l’allocation des bons produits, aux bons prix, au bon moment au bon endroit. Les distributeurs doivent aussi prendre en compte la diversité des attentes, ne plus s’adresser à tous leurs clients de la même voix mais effectuer un ciblage par segments de marché, afin de recréer de la différence et de sortir du cercle vicieux de prix toujours plus bas.

Ce commerce de précision s’accompagne d’un lien plus intime, voire affectif avec les clients. Il ne s’agit plus seulement d’échanger un produit contre de l’argent, mais de partager des valeurs, des centres d’intérêt, à l’image de ce que Leroy Merlin réalise sur l’univers de la maison.

Fournisseurs de services
La mission du commerce évolue ainsi progressivement d’une simple fourniture de produits à la résolution de problèmes, à la réponse à des aspirations. Ce lien se tisse à la fois par le réel (magasins, points relais, agences conseil) et le virtuel (messageries, sites, applications mobiles). En devenant un espace de promotion et d’expérience, le point de vente s’insère différemment dans le modèle économique des distributeurs. Non plus selon une rentabilité par magasin, mais selon une logique d’ensemble, qui mêle espaces physiques et plates-formes numériques de contact et de vente. Mais si la mise en scène des magasins, le conseil, les services redonnent aux consommateurs des raisons de s’y déplacer, ce ne sera sans doute pas suffisant pour éviter d’importante restructuration de l’appareil commercial physique. Autrement dit, la distribution cherche activement sa nouvelle martingale. » 

Source: Google (http://goo.gl/Wk5CCH)

vendredi 28 février 2014

Living Food : nouvelle tendance alimentaire

La nourriture vivante…

Living Food… On pourrait croire qu’il s’agit encore d’un anglicisme pour cacher une lubie alimentaire d’écolo-bobo désemparée face au réchauffement climatique. Il y a un tout petit peu de cela, mais seul l’idiot s’arrêterait ici. Le Living Food ne se présente pas comme une simple mode, comme le fut par exemple la cuisine moléculaire, mais s’apparente à une future tendance alimentaire, dont l’origine peut être tracée et dont la destinée impacterai nos habitudes de consommation.
Présentée au SIAL 2012, le Living Food englobe des concepts et produits alimentaires innovants répondant aux besoins des consommateurs à la recherche de produits « plus frais que frais » pour reprendre l’expression de Xavier Terlet, président de XTC World Innovation. Le consommateur ne recherche plus l’artificiel du produit de grande consommation mais au contraire du naturel, et cela à travers des produits dits « vivants », dont le processus de fabrication est maîtrisé car réalisé chez soi… ou en soi.  Cela vous apparaît trop futuriste ? Mais comment alors qualifier les personnes qui fermentent des yaourts chez eux avec des yaourtières ? Ou qui produisent leurs propres fromages ? Les micro-organismes, même une fois le yaourt incubé, continuent de se développer dedans. Notre yaourt est donc bien vivant. Evidemment, ces exemples ne soulignent pas le caractère innovant de la tendance et ne servent que de premières balises pour vous guider dans la suite de cet article.
La Laitière : Living Food before it was cool

Naissance d’une tendance

Peut-on remonter à la naissance de cette tendance ? Deux éléments à notre avis ont fait office de précurseurs : la tendance Respect for Nature également présentée au SIAL (XTC AU SIAL-LIEN) et l’émergence des produits Raw Food, orientation hybride entre naturalité et revendication santé. Ces deux précurseurs ont permis l’émergence encore timide du Living Food, qui peut-être dans le futur, s’imposera à la place de ses deux parents. Rentrons un peu plus dans le détail.
Il faut souligner la perte d’attachement du consommateur pour les technologies de conservation classiques. Ces procédés saccagent l’aliment, le figent et neutralisent ses bienfaits naturels. La stérilisation UHT n’est plus aussi populaire que dans le temps, et les plats préparés sous vide ont eu leurs heures de gloire… La tendance déjà bien ancrée du Respect For Nature joue là-dessus : donner le temps à la nature de faire les choses avec l’utilisation de procédés industriels lents, à basse température, « respectueux », voire des procédés naturels comme la fermentation.
Madrange - Respect for Nature
Ici, on dépasse cette notion : le procédé est 100% naturel, et découle directement des rouages mis en place par Mère Nature.
Enfin, les produits Raw revendiquant une Naturalité à travers l’utilisation d’ingrédients bruts et non transformés jouent implicitement sur la tendance Santé.
Raw product
L’évolution de ce phénomène aboutit à la Living Food où la notion même d’ingrédients devient obsolète avec un discours orienté sur les bienfaits et la revitalisation.  Graines germées, soja, pollen, champignons à faire pousser, ferments actifs, levure en poudre, certains vont encore plus loin avec la mise en place de vivier où on pêche directement le repas du soir encore vivant. La Living Food implique aussi une traçabilité à 100% assurée (tout se passe chez vous !) et une assurance contre la présence d’additifs ou de polluants.
La Living Food permet aussi d’aborder des modes de production et de consommation alimentaire ludiques, au-delà du fort potentiel d’innovation qu’elle incarne. Faire pousser ses propres aliments est un moyen de se rapprocher de la nature, de mieux la comprendre, de saisir sa complexité. On transforme ainsi la simple consommation en une expérience de vie. Homo Consumericus retrouve la satisfaction très ancienne de récolter, d’utiliser et de consommer les efforts même de son travail. Avouons-le, tout seulement est légèrement plus excitant que de pousser lentement son panier et de le remplir au fur-et-mesure des rayons et des promotions de ce grand temple consumériste qu’est le supermarché (sans critique aucune).
Egalement, le Living Food est une réponse ponctuelle à la phobie toujours plus grandissante du produit manufacturé. Le consommateur de plus en plus éduqué commence à se poser des questions, notamment sur les additifs et autres ajouts sympathiques, et n’hésite plus à surfer sur des Open Database comme Open Food Fact.
Enfin, le Living Food implique un respect écologique certain. Spécialement, nous le verrons par la suite avec notre coup de cœur Prêt à Pousser, si le produit l’inclut dans son concept même.
tendance living food
Ainsi, la tendance se veut offrir des produits sains, respectueux de l’environnement, facile à produire et accessible à tous. Une promesse qui s’inscrit parfaitement dans un scénario agroalimentaire focalisé sur l’émergence et de le dynamisme de circuit-courts et d’un mode de production local. Nous le verrons par la suite avec l’exemple du Living Food Lab.

Communauté, Concept et Innovations

Encore minoritaire, le Living Food commence petit à petit à s’élargir vers le grand public (cette majorité précoce et tardive). Les premiers initiateurs du mouvement sont des communautés partageant différentes passions et point de vue sur l’agroalimentaire, que le Living Food englobe partiellement ou totalement. On doit vous avouer que certaines de ces communautés sont un peu extrême en termes de consommation agroalimentaire. Il est temps que la grande consommation s’empare du phénomène et le démocratise autour de conditions moins réductrices (et surtout plus pertinente pour notre société). Présentons quelques-unes de ces communautés.
La plus importante d’entre elles, Living and Raw Food a posé un cadre autour de la tendance pour mieux la définir et la maîtriser. Ainsi, on peut lire que la Living Food sont des aliments contenant des enzymes et qui n’ont pas subis de traitement thermique s’élevant à plus 116F (46,6°C, température à laquelle les précieuses enzymes se dénaturent). Les produits cuits sont dénaturés, plus difficile à digérer car ayant perdu leurs enzymes et rendus toxiques par la cuisson. En effet, les enzymes contenues dans les aliments aident à la digestion et permettent une utilisation maximale de ceux-ci par l’organisme.
Miam Miam
On apprend par la suite que les « Living/Raw foodist » se séparent en plusieurs castes selon leurs aliments de prédilection. Un petit aperçu de ce bestiaire :
  • Les « Fruitarian », amateurs de fruits,
  • Les « Sproutarian » amateurs de pousses de toute sortes (sprouts),
  • Les « Juicearian », passionnés par les jus de fruit.
Evidemment, d’un coup, le Living Food perd de sa superbe et ressemble plus à un club très sélectif de végétariens déprimés à la recherche d’une identité à travers la nourriture.
Il faut à nouveau continuer plus loin et laisser là ce peuple de l’herbe crue, et plutôt se tourner vers les possibilités conséquentes du Living Food comme alternative, non pas totale, aux produits de consommation industriels. Il peut également inspirer des concepts de restauration rapide alternative. Laissez – nous vous présenter le Living Food Lab.
LivingFoodLab
Proposant salades, entrées, desserts et jus de fruits raw , le Living Food Lab (Faire Hyperlien) situé à Bali et partenaire de la Green School, (Faire Hyperlien) initie les Raw-Curious à découvrir et à cuisiner des ingrédients surfant sur cette nouvelle tendance Living Food. Evidemment, Bali n’est pas à côté. D’ailleurs si vous connaissez un concept de restauration/bar jouant sur cette tendance dans l’Hexagone, ou même en Europe, Dîtes-nous tout ! On a cherché mais pas encore trouvé !
 Egalement, Le Living Food Lab propose des cours de cuisine donc, mais aussi des certifications Raw-Food.  Impossible d’en savoir plus sur cette certification, et une simple recherche sur internet vous renvoie sur une multitude de concepts et de communautés Living Food :
Finalement, la réponse nous est donné par le site LiveStrong : la certification apporte des connaissances essentielles dans l’utilisation et le choix de la Raw Food, l’élaboration des menus, de nutrition…  Un programme complet pour ceux qui désire se plonger totalement dans le Living Food. Tout comme eux, notre article s’est trop plongé dedans et a dérivé de son véritable intérêt, celui d’appréhender la tendance Living Food et son impact dans l’univers agroalimentaire.
Revenons à notre sujet
Mais LOL !

Pourquoi la Living Food

La satisfaction première qui justifie la tendance Living Food s’explique dans le contrôle. Ce qui nous échappe le plus actuellement est le temps, brique de nos vies (votre vie est avant tout un capital temps que vous perdez au fur et à mesure chaque jour). Toujours tiraillé, toujours connecté, toujours à l’affût, le temps se rétrécit et ainsi s’échappe notre vie. La tendance Living Food propose de prendre le temps de faire vivre, de laisser pousser pour ensuite vivre.  On va réaliser l’effort de faire croître ses aliments, pour ensuite les consommer pour une occasion particulière,  où l’on va sacrifier un peu de ce temps pour se sentir plus vivant.  Pour faire plus simple, par le temps que nous prenons à faire croître son produit Living Food, on lui transmet une partie de sa vitalité (temps = vie), une partie de son capital vie. On le consommant une fois prêt, le particulier se sent plus vivant (sens figuré et sens propre, surtout si vous aviez très faim) à travers la restitution de ce capital vie.
Enfin, une deuxième satisfaction réside dans le contrôle du vivant même. Il existe une volonté de ne plus transformer le vivant mais de le prendre comme tel pour le consommer dans un geste altruiste et respectueux.
Evidemment, ces explications seront un peu trop philosophiques (voire fumeuses) aux yeux de certains, manger du vivant pour se sentir plus vivant est un concept qui peut apparaître difficile à saisir du premier coup. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas creuser un peu plus la réflexion !
Diogène et Alexandre
Pour les plus terre-à-terre, la Living Food est avant tout une nouvelle expérience de consommation, ludique, saine, écologique et innovante.
Et rien que cela justifie son existence !

On se laisse tenter ?

Encore bourgeonnante, la tendance Living Food voit ses premiers produits émergés, mais il reste toutefois difficile de s’en procurer par les circuits de distribution traditionnelle comme les GMS. S’en procurer nécessite de visiter des salons particuliers ou  en commander en passant par un site internet.

 Les Bienfaits du pollen frais

Commençons avec le pollen frais, vendu sur internet, à l’état congelé ou séché. Riches en antioxydant et en ferments, leur impact sur la santé est bénéfique avec une consommation sous forme de cure pour retrouver l’équilibre de son organisme.  Le principe est ici de tirer des bénéfices du pollen, graine encore vivante et prête à donner la vie, pour se sentir plus en forme (on appelle celal’apithérapie d’ailleurs…). Le site suivant explique en détail le mode d’emploi et les bénéfices de la consommation de pollen , pour ceux qui voudraient tenter l’expérience. Un autre site, à la portée bien plus scientifique, nous explique une des bases de la règle du Living Food, celle de ne pas cuire le pollen… On vous laisse également le soin de découvrir tout ça. Le pollen est encore vendu à l’état brut, n’attendant plus qu’une innovation le fasse s’élever d’un statut de production artisanale à un statut de produit de grande consommation. Un peu d’innovation ne ferait pas de mal !

 Prêt-à-Pousser : invitez le Living Food chez vous !

Nos recherches de produits Living Food n’a pas été fructueuse mais nous vous avons déniché une petite start-up merveilleuse ! Un coup de cœur ! Un véritable exemple de Living Food, avec les quatre caractéristiques que nous vous avons présenté : Santé, Naturalité, Ethique et Ludique.
De quoi en faire notre produit-référence pour la tendance
Qui sont-ils ? L’entreprise Prêt à Pousser et son premier produit : le kit à champignons. Ce produit vous propose de faire pousser de jolis pleurotes chez vous à partir d’un pré-kit contenant tous les ingrédients de base nécessaire.
En quoi respecte-t-il notre tendance Living Food ? 
Living Food - Pret à Pousser
Ce que nous aimons surtout avec ce concept, c’est la revalorisation d’une externalité, le marc de café, pour créer de la valeur. Nous n’en avons pas encore parlé, mais l’innovation en agroalimentaire ne réside pas uniquement dans le fait d’inventer un nouveau produit révolutionnaire. L’innovation réside également dans la compréhension d’une chaîne de valeur et de son optimisation, avec comme finalité ultime la création d’une seconde chaîne de valeur.
On vous laisse découvrir la présentation de la chaîne de valeur de Prêt à Pousser et comment elle s’emboîte parfaitement dans le cycle du café (que nous consommons en quantité, reconnaissons-le) :
Prêt à Pousser - Prezi
En quoi le concept, en plus du produit, est génial ? A partir d’un substrat non valorisé appartenant au cycle de vie du caféle marc de café, Prêt à Pousser a réussi à créer une chaîne de valeur allant jusqu’au consommateur final avec comme proposition un produit sain, naturel, éthique et ludique. On ne peut que saluer la performance !
On ne peut que vous inciter à découvrir cette sympathique start-up etcommander un kit de pleurote, qui incarne le premier produit grande consommation de la tendance Living Food.  Une avant-première de ce que sera l’aliment de demain !

jeudi 27 février 2014

La Boucherie Végétarienne, la nourriture du futur ?

Premièrement, ce morceau de viande à l’aspect ordinaire, vous semble-t-il être constitué de viande animale ? Deuxièmement, connaissez-vous l’empreinte environnementale de la consommation de viande dans le monde ? Troisièmement, si vous êtes un adepte de viande, un végétarien invétéré ou aucun des deux, connaissez-vous au moins le concept de boucherie végétarienne ?
Partons à la découverte de ce concept culinaire encore méconnu en France
La Boucherie Végétarienne, concept né en Hollande et largement répandu dans les pays du Nord (Belgique, Finlande, Hollande et encore Allemagne) est à l’origine une idée trouvée par Jaap Korteweg (agriculteur biologique se consacrant exclusivement à la redéfinition de l’agriculture industrielle moderne).
C’est en collaboration avec un chef de cuisine reconnu que cette innovation culinaire voit le jour en 2010. Le principe est simple, le morceau de viande que nous vous avons présenté au début de l’article est tout simplement une viande végétarienne.
Alors comment une viande peut-elle être à la fois une viande et végétarienne? 
Nous nous sommes également posé la question longuement … :) Il s’agit d’un substitut de « viande » constitué non pas de matière animale mais de matière végétale et sa différence avec un simple tofu est apparemment sa consistance et son goût quasi-identique à la viande animale. Grâce à de nouvelles techniques développées par une université hollandaise, on peut reproduire les fibres de la viande en utilisant une machine qui met sous pression une pâte obtenue à partir de graines de soja. Certains de ces produits sont constitués également de lupin.
Le but est de réellement conserver les mêmes attributs de la viande que ce soit le goût, la texture et aussi les bienfaits mais sans utiliser de viandes animales.
Mais pourquoi cette innovation culinaire et pour qui ?    
Réponse au « pourquoi ? »  A cause de l’impact de l’agriculture industrielle de viande et de consommation de viande dans le monde.
En quelques chiffres voici l’accablant constat :
- Biodiversité : 83% du lait mondial produit par une seule race de vaches
- Climat : 30 % des émissions de gaz à effet de serre produites par l’élevage
- Terre : 40 % des céréales mondiales destinées à l’élevage
- Eau : 15 500 litres d’eau pour 1kg de bœuf
- Dernière inquiétude avec l’antibiorésistance : 100 000 tonnes d’antibiotiques par an pour les élevages chinois
L’élevage consomme en effet plus d’antibiotiques que l’humanité. Cette situation est une conséquence directe des conditions intensives d’élevage, plus exposées aux épidémies. Les antibiotiques sont aussi largement utilisés pour accélérer la croissance des animaux. A titre d’exemple, un porc qui reçoit des antibiotiques a besoin de 10 à 15% d’aliments en moins pour atteindre le même poids qu’un animal non dopé. Si l’Union européenne a interdit l’usage des antibiotiques comme facteur de croissance, leur consommation n’y a toujours pas baissé. Ailleurs, elle continue d’augmenter. A elle seule, la Chine administre à ses élevages 100 000 tonnes d’antibiotiques chaque année.  (Source)
Le soja et le lupin consommeraient beaucoup moins en CO2 comme le montre le graphique suivant :
© http://www.vegetarianbutcher.com/about-us/sustainability
En effet, au-delà de la simple innovation culinaire, ce qui reste révolutionnaire dans ce concept est l’utilisation du soja qui est, dans l’agriculture industrielle traditionnelle, justement utilisé à hauteur de 90% pour nourrir les animaux d’élevage.
On peut appeler ça l’ironie de la situation ou encore le comble du sort mais notez qu’à l’échelle mondiale, le bétail et animaux destinés à l’élevage mangent beaucoup plus que l’humanité toute entière alors que ces bêtes vont finir tout simplement dans nos assiettes.
Un kilo de viande nécessite cinq à douze kilos de soja . Ainsi, quelqu’un qui consomme des protéines végétales utilise jusqu’à 10 fois moins de soja que quelqu’un qui consomme des protéines animales.
La boucherie végétarienne affirme qu’en théorie, ils seraient capables de nourrir jusqu’à 30 milliards de personnes avec leur zone agricole actuelle (culture de lupin et de soja) et que, par conséquent, il y aurait plus d’espace disponible pour la nature sur terre.
Les océans seraient également préservés puisque la boucherie propose une alternative à la surpêche avec par exemple, le thon sans « poisson ».
Réponse au « pour qui? »
Pour tout le monde, les végétariens bien entendu (à part si l’aspect « viande » dérange) et pour les incontestables « carnivores » adeptes de viande, puisque l’innovation est en partie faite pour les amateurs de viande qui souhaiteraient s’en passer sans se passer de son plaisir :)
Mais pour tout le monde, veut dire également que ce nouveau concept tend à réduire les inégalités mondiales au niveau de l’alimentation. En effet, la consommation de viande traditionnelle est totalement inégalitaire dans le monde entre les différents pays.
Source: GreenEtVert (http://goo.gl/RukCFq)

Des produits à base d'insectes bientôt vendus dans un hypermarché près de Toulouse

La société Micronutris basée à Saint-Orens (Haute-Garonne) et Carrefour Labège ont décidé de commercialiser trois produits à base d'insectes comestibles dont des vers de farine ou des grillons aromatisés pour l'apéro ! 

Un hypermarché Carrefour de Labège (Haute-Garonne) va commercialiser à partir du 27 février trois produits comestibles à base d'insectes pour l'alimentation humaine, en collaboration avec la société Micronutris, basée à Saint-Orens, a-t-on appris auprès du commerçant. 

Les trois produits en vente en rayon seront :
  • des vers de farine brut
  • des vers de farine et grillons aromatisés pour l'apéritif
  • des sablés à base de poudre de ver de farine.
Ces produits sont mis au point par la société Micronutris, première société européenne à posséder son propre élevage d'insectes comestibles. Les dirigeants de Micronutris sont persuadés que "l'élevage" d'insectes pourrait être une solution à malnutrition d'une partie de la population mondiale. 

Cette commercialisation, pour le moment à petite échelle, est surtout un test pour voir si les habitudes alimentaires des Français peuvent être changées et notamment si les consommateurs sont prêts à franchir le cap et goûter ses produits pour le moins... surprenants ! 

Source: France3 (http://goo.gl/TtvQCI)