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dimanche 22 juin 2014

A Trio of Standouts on the Food Expo Floor

As you’re walking the expansive Food Expo floor, it’s a near certainty that you’ll see some novel products that may impact your work in the future. During your sauntering, you may want to pay special attention to three exhibitors— Arla Foods Ingredients, PerkinElmer, Inc., and Solazyme, Inc. Why? Each of these companies captured the prestigious 2014 IFT Food Expo Innovation Award.
At Sunday morning’s opening general session of the 2014 Institute of Food Technologists (IFT) Annual Meeting & Food Expo®, IFT President-Elect Mary Ellen Camire and President-Elect designate Colin Dennis announced and presented the three companies with the 2014 IFT Food Expo Innovation Awards.
“The Food Expo Innovation Awards are a showcase for amazing advancements made in our profession,” said Camire. “Exclusive to companies exhibiting at the IFT Food Expo, these awards honor outstanding innovation in products, ingredients, technologies, instrumentation, equipment, and services that were commercially introduced since January 1st of 2013.”
A panel of 10 jurors from industry, academia, and government with broad expertise in research & product development, processing & packaging technology, and food safety selected the three companies and their innovations from 27 qualified entries. Judging criteria included degree of innovation, technical advancement, benefits to food manufacturers and consumers, and scientific merit.
Arla Foods Ingredients (booth 611) garnered the 2014 IFT Food Expo Innovation Award for its Nutrilac®proteins for acid whey. The proteins are designed to utilize acid whey, a byproduct of yogurt manufacturing, to make value-added dairy products, such as fermented and acidified beverages, smoothies, and cream cheese containing 2–5% protein, essential amino acids, and calcium. In addition to making new dairy products, the proteins enable Greek yogurt manufacturers to avoid the costs associated with storage, transportation, and disposal of acid whey as waste, feed or biofuel.
Acid whey is a growing problem for Greek yogurt makers. In the Northeast U.S. in 2012, these producers generated more than 567 million liters of acid whey. For every 100 kg of skimmed milk used in yogurt production, about 33 kg ends up in the final product while 66 kg is acid whey. Use of the Nutrilac proteins can convert this 66 kg into 100 kg of a salable fermented drink.
PerkinElmer, Inc. (booth 4523) won the award for its DairyGuard Milk Powder Analyzer, which applies advanced algorithms to screen for known and unknown economic adulterants in milk powder. The instrument also provides fast nutritional parameter measurements for protein, moisture, and fat. The system helps manufacturers defend against fraud practices for known adulterants such as melamine and urea, but also for unknown contaminants with non-targeted safety testing that’s quick and simple. Non-targeted screening tells the user if the sample contains something that it should not.
The system design enables easy cleaning of surfaces and no sample preparation and its simple touchscreen software allows anyone, not just a trained professional, to screen for threats. Also, the use of FT-NIR allows for the highest sensitivity IR detection while a new accessory design facilitates transferring methods between instruments and sites. Other analysis modes as well as dual mid/near infrared options are also available to analyze other ingredients on the same instrument.
Solazyme, Inc. (booth 5641) was honored for its high stability high oleic oil derived from microalgae, the original producers of oil. Solazyme’s high stability high oleic oil delivers superior performance and healthful attributes for a wide variety of foods without compromising on critical taste metrics. It has the lowest level of polyunsaturated fatty acids compared to any oil on the market and provides excellent stability with zerotrans fats. Additionally, it is rich in healthy omega-9 fatty acids, low in saturated fats, and high in monounsaturated fats (~90%).
The liquid oil can be used in multiple food applications to replace partially hydrogenated vegetable oils, oils high in saturated fat, and unstable liquid oils. Produced from standard industrial fermentation and proprietary technology, the microalgae-derived oil is well suited for frying, baking, and spraying applications as well as margarines, spreads, dressings, and sauces.

mardi 6 mai 2014

Smurfit Kappa s'apprête à dévoiler un nouvel emballage pour l'industrie alimentaire

Un tout nouveau type d'emballage permettrait d'empêcher la migration des dérivés pétroliers vers les aliments.


Le leader mondial de l'emballage à base de papierSmurfit Kappa, a annoncé avoir mis au point une nouvelle solution d’emballage qui empêcherait la migration des hydrocarbures des emballages alimentaires.
Cette innovation, le Catcher Board MB12, utilise une technique qui crée un mécanisme de blocage sur toute la surface de l’emballage. Cela comprend aussi les bords coupés du carton, contrairement aux autres solutions dites barrières.
Cette nouvelle offre arrive au moment où la législation pourrait évoluer. L’Allemagne souhaite introduire une loi qui interdirait la présence de ces hydrocarbures pétroliers dans les aliments.
Smurfit Kappa précise que le Catcher Board MB12 est confectionné à partir d’éléments naturels et qu'il répond aux normes de durabilité en cours chez Smurfit Kappa. Il sera présenté sous la forme d’un panneau de particules avec couverture blanche (WLC ou White Lined Chipboard) et en carton compact.
D’après Smurfit Kappa : "en plus de stopper la migration de l’huile minérale sur l’ensemble de la surface de l’emballage, ce nouveau produit ressemble à un carton normal et réagit de la même façon au cours du processus de fabrication. Cela signifie que nos clients n’auront pas à modifier leurs processus d’emballage. La présentation du Catcher Board MB12 est une anticipation des besoins de nos clients.
Si la législation européenne relative aux matériaux en contact avec les aliments est introduite, Smurfit Kapa sera en mesure d’offrir un produit innovant qui répond aux nouvelles exigences réglementaires."

Le problème des dérivés pétroliers contenus dans l’encre et le carton d’emballage est connu depuis plusieurs années. Un laboratoire suisse avait mis en évidence la présence de certaines catégories d’huiles minérales dans les aliments secs conditionnés dans des emballages carton et papier
Le magazine Que choisir avait repris cette problématique et confirmé, dans un article publié en octobre 2011, à l'aide de nouvelles analyses, la contamination des denrées alimentaires par les dérivés d'huiles minérales contenus dans les emballages en papier et carton du marché.
Source: http://goo.gl/9wsna8

vendredi 25 avril 2014

Les industriels s’intéressent à la consommation multi-sensorielle

La vue et l'ouïe : des sens encore trop peu exploités par les industriels de l'agroalimentaire, selon Charles Spence, directeur du laboratoire de recherches intermodales de l'Université d'Oxford....


Les industriels s'intéressent à la consommation multi-sensorielle
La vue et l’ouïe : des sens encore trop peu exploités par les industriels de l’agroalimentaire, selon Charles Spence, directeur du laboratoire de recherches intermodales de l’Université d’Oxford. Les approches multi-sensorielles peuvent en effet créer de nouvelles expériences de consommation, et fortement influencer les perceptions gustatives, souligne Food Manufacture.

Multi-sensoriel : des innovations packaging dans les 12 prochains mois

Parmi les pistes à explorer : des applications téléchargeables qui pourraient permettre de choisir une certaine combinaison musicale, qui influencerait la perception gustative des aliments, selon l’humeur des consommateurs et l’environnement de consommation.
La multi-sensorialité va également impacter les emballages de demain. « Cela va beaucoup se développer dans les 12 prochains mois », affirme-t-il.
Depuis deux décennies, Charles Spence travaille avec les plus grands groupes du secteur, tels Unilever, Procter&Gamble, Nestlé et avec le leader mondial de la création de parfum et d’arôme, Givaudan, pour développer des produits, des packaging, des expériences stimulant davantage les sens du consommateur. Il appelle cela du marketing synesthésique. Et pourrait permettre d’accroître de 20 % la perception des saveurs.

IAA : Tirer partie de l’interaction des sens

La couleur a notamment un impact considérable sur la perception du goût. En utilisant la couleur blanche pour un produit, il est possible d’augmenter de 10 % la sensation de douceur, explique-t-il.
L’ouïe est actuellement le laissé-pour-compte des industriels. « Il est pourtant un attribut important pour nombre de produits : les chips, les céréales du petit-déjeuner, les biscuits… Un son pourrait accroître de 15 % la sensation de croustillant et de fraîcheur d’un aliment.

mardi 22 avril 2014

Une imprimante 3D alimentaire pour les personnes âgées développée dans le cadre d’un projet européen

L’agence allemande Biozoon Food Innovations, en partenariat avec FOODJETcoordonne dans le cadre du projet européen PERFORMANCE un projet d’imprimante 3D alimentaire pour les personnes âgées.
A l’instar du projet porté par Gel Manche dans le cadre du Concours Mondial d’Innovation 2030, cette solution innovante doit permettre de reconstituer les aliments à la texture modifiée dans leur forme initiale au moyen d’une imprimante alimentaire 3D.

Imprimer les aliments en 3D pour

teaser_seneoproL’imprimante 3D est développée dans le cadre du projet PERFORMANCE associant des industriels, des universitaires et des institut de recherche. Le projet est financé à hauteur de 3 millions d’euros.
L’imprimante 3D doit permettre d’imprimer des aliments à la texture modifiée en leur donnant différentes formes. Chaque cartouche de l’imprimante contiendra un aliment différent, légumes, viande, glucides, sous forme liquide.
Performance, imprimante 3D
Grâce à l’ajout d’un agent liant (en cours de développement), l’imprimante déposera la matière en couches successives pour reconstituer les aliments sous une forme donnée, grâce à une tête d’impression de 48 buses. Le résultat final permettra aux personnes âgées d’avoir des repas à la texture modifiée appétissants.
Le projet PERFORMANC devrait voir le jour en 2015.
Vidéo de présentation du projet PERFORMANCE

lundi 14 avril 2014

Qwartz : un nouveau Carrefour rafraîchissant

Dans un centre commercial qui se veut "connecté", Carrefour ouvre ce 9 avril un nouvel hyper qui fait plaisir à voir. Clair, spacieux, marchand et bien animé, le Carrefour "Qwartz" de Villeneuve-la-Garenne (92) a notamment bien réinventé sa zone marché.
Première surprise : quand on visite les hypers inaugurés par Carrefour ces derniers mois, il n'y en a pas un pour ressembler à l'autre. Fini, le même "costume" porté partout, a fortiori autour de Paris où les clients peuvent fréquenter plusieurs Carrefour.
Villeneuve-la-Garenne ne fait pas exception à cette nouvelle règle. En bâtissant cet hyper de 11300 mètres carrés ex-nihilo, le distributeur a d'ailleurs pu monter son projet sans contrainte ou presque (hormis la construction sur deux niveaux). Il s'est donc fait plaisir, mais sans verser dans l'ostentatoire.

Les leçons de Planet

Tirant les leçons du concept Planet, Carrefour abandonne tout clinquant à Villeneuve-la-Garenne. Ici, la signalétique n'est pas tapageuse, les couleurs sont claires et le blanc domine. Le magasin se veut plus "féminin".
Sur le premier niveau, consacré à l'alimentaire, l'entrée principale débouche sur une zone marché inédite, truffée de nouveautés astucieuses. D'abord, hormis à la boucherie et à la marée, Carrefour généralise l'usage des meubles trad combinés, avec vente servie en haut (accès côté vendeur) et libre-service réfrigéré en bas (accès côté client).
Les premiers stands combinés étaient apparus à Auteuil. Carrefour en fait ici un usage plus systématique et a bien l'intention d'en installer d'autres à l'avenir. Les grandes caves de stockage vitrées, derrière les stands, sont elles aussi nouvelles et bien plus valorisantes que les précédentes (même si, c'est dommage, l'hyper y expose parfois des marchandises factices).
A côté du désormais incontournable bar à sushis, Carrefour inaugure un original bar à tapas avec restauration sur place. Un concept dont le distributeur a négocié l'exclusivité auprès de la société espagnole Campifood, sur le même modèle de concession que les bars à sushis.

Des services connectés

Carrefour teste aussi à Villeneuve-la-Garenne de nouveaux services "connectés". Grâce à des étiquettes électroniques NFC et plusieurs relais installés dans le magasin, les produits sont géolocalisés avec précision dansl'application pour smartphone Carrefour C-Où. Une connexion wi-fi gratuite (sans inscription préalable) et des chargeurs mobiles de smartphone sont mis à disposition des clients.
Plusieurs écrans tactiles invitent à laisser des commentaires ou des suggestions au magasin. Voire imprimer la liste des ingrédients à acheter pour réaliser une recette.
Un partenariat avec le site mydesign.com permet de commander, sur écran, des objets personnalisés (coque de téléphone, mug, T-shirt, etc.). Carrefour réédite aussi son "mur virtuel" de commande pour l'offre non-alimentaire qui n'est pas présente en magasin.

vendredi 11 avril 2014

L’innovation bicéphale : entre moyen et finalité

Design, Biodiversité, Ethique, Synergie, Gouvernance, Environnement, Mondialisation, Tolérance, Hipster, SWAG, Management, Performance, Empowerment, Durable, Interactivité, Buzz…
Gutemberg
« Gutenberg n’a pas attendu le développement du marché du livre pour inventer l’imprimerie. » Nicole Notat
« Gutenberg n’a pas attendu le développement du marché du livre pour inventer l’imprimerie.  » Nicole Notat
Innovation. Voilà un autre mot qui complèterait cette liste de Buzz Word, c’est-à-dire  un mot élevé au rang de slogan et surutilisé pour plusieurs raisons, allant simplement d’un besoin d’attirer l’attention à celle de la justification d’une expertise secrète et inaccessible. Il est facile de démasquer le Buzz Word, il suffit d’en demander la définition à quelqu’un qui assure maîtriser le concept et le voir se décomposer pendant quelques instants, avant de bafouiller difficilement une phrase d’explication, de réciter une définition, de citer un auteur connu ou de reconnaître son incapacité à définir un terme aussi holistique. L’innovation a plusieurs visages, et nous tentons aujourd’hui, aussi loin que nous le pouvons, de découvrir une de ses faces afin de mieux appréhender notre relation avec cette maîtresse devenue indispensable.
Rappelons ce qu’elle était autrefois. Au tout départ perçue comme une finalité, l’innovation avait pour objectif de libérer un potentiel, aussi bien technologique, que créatif, qu’humain, tout en permettant à son possesseur de générer une plus-value telle qu’il prenait automatiquement une position confortable sur le marché. Le niveau de disruption de l’innovation-finalité était suffisant pour assurer une stabilité pérenne à l’entreprise, qui pouvait ranger tranquillement sa trouvaille dans la case Cash Cows et ainsi financer sur le long-terme d’autres projets ambitieux. Prenons quelques exemples qui nous ramènent un peu loin, il y a bien une cinquantaine d’années. Les années 1960 marquent un tournant dans le secteur agroalimentaire avec une modification sans précédent de la structure des ménages. Urbanisation, démocratisation du travail des femmes, célibats tardifs, divorces modernisent la société, modifient la structure archaïque du ménage et changent les attentes des consommateurs. En parallèle la diffusion à grande échelle des appareils électroménagers, le développement des moyens de conservation mais aussi l’avènement du culte de la jeunesse ouvrent les portes aux produits agroalimentaires industriels. L’innovation est ici disruptive et assoira pour longtemps la position concurrentielle des entreprises agroalimentaires actuelles. Ainsi Royco sort ses « premiers potages instantanés » pour les jeunes cadres dynamiques citadins avec un mari dont la femme rentre trop tard pour cuisiner, tous deux à la recherche de praticité et de plaisir dans une cuisine toujours plus moderne. Bongrain a le génie de conceptualiser le premier fromage qui ne sent pas fort et qui ne goûte pas fort avec son Caprice des Dieux en 1956. Avant, le fromage était directement fourni par les fermes et possédait des caractéristiques organoleptiques solides. Cette innovation que certains traduiront de haute trahison envers le fromage, ne rentrons pas le débat, sonne l’ère des fromages industriels au fort potentiel de distribution. Enfin, Orangina qui vend aujourd’hui plus de un millard de bouteilles dans le monde, a eu l’idée incroyable en 1947 d’associer bulles et jus d’orange, révolutionnant un marché des sodas dominé par le Coca-Cola. Le marketing déjanté et innovant d’Orangina y est également pour beaucoup, mais ceci est une autre histoire.
logo ancien
L’innovation en tant que finalité est un outil puissant pour asseoir une position stratégique sur son marche sur le long-terme. Les marques ci-dessous, développées dans le tournant des années 1960 marquant la modification culturelle des habitudes de consommation des ménages en France, sont des exemples.
Dans ces cas précis, l’innovation détenait en elle-même les clés de sa propre finalité. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. L’innovation s’est transformée en même temps que les règles du jeu se sont complexifiées avec l’apparition du phénomène de la mondialisation, aidé par une myriade d’autres facteurs, dont le listage prendrait beaucoup trop de temps. La concurrence nationale n’existe plus, les barrières se sont écroulées, générant complexité et un besoin d’aller toujours plus vite. L’innovation a vu ses codes changer, de finalité, elle est devenue moyen. L’entreprise ne vit plus pour innover mais innove pour vivre. L’innovation est question de survie, la malheureuse qui n’innove pas est vouée à une mort certaine. Il faut toujours penser un cran en avant, surprendre ses consommateurs tout en les écoutant, renouveler, recruter, fidéliser, dans un contexte de plus en plus concurrentiel pour les industriels.
D’une part, la pression du consommateur atteint un niveau terrible. Infidèle, malin, éduqué, économe, individualiste et connecté, le moindre faux pas entraîne entreprises et marques dans la tourmente à la vitesse Twitter. Certains consommateurs connaissent plus une catégorie de produits qu’un chef de rayon.  En parlant de ces derniers, la distribution, d’autre part, exerce également une seconde pression tout aussi puissante. La guerre du prix qui fait rage entre les distributeurs, notamment Carrefour et Leclerc qui nous arrosent tous deux de leurs campagnes de publicité abêtissantes, écrasent littéralement les profits réalisés par les industriels qui doivent recruter des stagiaires sous-payés à tour de bras pour réaliser des projets d’optimisation en vue de baisser là où cela est possible les coûts fixes de leurs productions. Seul le désir du shopper, ce consommateur qui évolue en grande surface, incarne l’arme fatale. Seule son envie d’acheter tel ou tel produit, désir déclenché par la force de réputation d’une marque, représente un argument suffisant pour ne pas vous faire déréférencer. Comment créer cette marque forte (strong brand reputation or lovemark en anglais) ? Une belle campagne de communication, du marketing client mais surtout de l’innovation. Et nous retombons alors dans le cœur du problème. L’innovation comme moyen de survie pour proposer le plus possible de nouveaux produits qui attirent l’œil du chef de rayon qui voit en eux le moyen parfait pour booster sa catégorie. Gare à ceux qui n’innovent pas assez, leurs parts de linéaires en pâtiront. Et cela touche aussi bien les petits que les grands : exemple concret de Bel et de sa Vache qui Rit, joliment récupéré par Intermarché d’ailleurs.
Une telle course à l’innovation mène à un phénomène que nous avons expliqué dans notre dernier article (la Théorie de la Reine Rouge) qui est similaire à celui rencontré en biologie de l’évolution : la co-évolution. J’innove de façon incrémentale, rapidement et sans de vision long-terme et mes concurrents font de même. Briques par briques, nous construisons progressivement la même offre créant un marché saturé et de plus en plus sensible à une innovation de rupture qu’une jeune PME osera lancer avant de se faire racheter par un plus gros, qui, la tête dans le guidon de sa course folle, n’aurait pu proposer. Trois exemples pour vous illustrer cette théorie, le premier agroalimentaire, le second non-agroalimentaire et le troisième est un levier agroalimentaire déjà surexploité, tous les trois avec des affiches ont parsemé Paris le mois dernier.
La guérilla yaourts protéinés, plaisir sain et équilibré, pour couper les envies soudaines de manger lorsque l’horloge affiche 17h. Parfait pour la célibattante ou le jeune cadre dynamique qui termine ses journées à 20h30. Nous appelons à la barre Danio de Danone et Yopa ! de Yoplait, qui sortent en même temps l’innovation des yaourts concentrés joliment illustrée par la résistance que rencontre la cuillère lorsqu’elle se fiche dans le yaourt ou la tenue du ledit yaourt sur la cuillère. Ça ne coule pas, ce n’est pas du Fjord, et ce n’est pas calorique.
La publicité Danio
Danio de Danone ou le yaourt qui fait de la rétention de cuillère.
Les premiers précurseurs des yaourts concentrés sont les turcs Chobani, qui avec leurs yaourts grecs sont littéralement envahi le marché américain pour prendre 40% de part de marché environ dans ce pays où la consommation de yaourt grec se démocratise pour l’alliance équilibre et plaisir qu’il apporte. Chobani a bouleversé un marché du yaourt banalisé et légèrement remué par quelques innovations incrémentales, a gagné son pari et représente maintenant un leader incontesté, tout cela en libérant une innovation qui n’était pas un simple moyen mais une finalité en soi. Danone a compris la leçon et tente de récupérer du terrain avec Oikos, mais le retard est déjà là.
Dans un autre secteur tout à fait différent, la théorie de la Reine Rouge s’exprime : celui des radios et particulièrement des émissions du matin. La grande question pour ces derniers, si on fait une rapide analyse des deux affiches qui vont vous être présentées ci-dessous, bande d’impatients, est comment générer plus d’écoute le matin. Une réponse efficace consiste à attirer un nouveau segment de personnes qui traditionnellement n’écoutent pas la radio le matin, à le faire. Logique, mais difficile. Si au départ, ils n’écoutent pas cette fichue radio le matin, c’est pour une bonne raison. Et c’est ainsi que Virgin Radio et Fun Radio identifièrent un segment d’écouteurs potentiels dont les problèmes financiers sont suffisants pour justifier le fait de se lever plus tôt et d’allumer la radio. Comment les attirer ? Avec l’argent évidemment.
Innovation-moyen au-delà de l'agroalimentaire, il est bon ton de copier ses concurrents directs, et cela de façon
Quand les écoutes radiophoniques frôlent dangereusement l’éthique en s’adressant à une cible potentiellement en détresse.
Au-delà de l’envie d’annihiler purement et simplement ces deux radios, et leurs animateurs bas-de-gamme, qui utilisent un levier si peu éthique qu’est le désespoir économique croissant de la population française pour augmenter leurs écoutes et les gaver de publicités d’annonceurs, nous avons  ici deux pauvres innovations incrémentales (Je paye ton loyer vs Je paye tes factures) qui se font face, la première répondant à la deuxième.
Enfin, l’ultime exemple pour vous illustrer cette dynamique d’innovation comme moyen et non comme finalité est l’engouement terrible qui touche tous les sorties des produits agroalimentaires autour du Made in France. Un levier d’innovation surexploité perd de sa valeur lorsqu’il est clamé par tous, faisant apparaître en premier lieu ce qui s’apparentait à un engagement de partage de valeur comme un acte opportuniste pour convaincre de nouveaux consommateurs. Le Made in France rentre dans une dynamique de pure copie, de pure innovation-moyen et de pure opportunisme. Mais imaginons le scénario suivant. Avant l’explosion d’un tel engouement, que ce serait-il passer si une entreprise avait eu suffisamment de clé en main, aussi bien en terme d’insights innovations que de ressources en communication pour s’asseoir un positionnement de leader véritable dans le Made in France ? Pour démontrer une réelle envie de Made in France ? Cette entreprise profiterait actuellement d’un avantage compétitif certain. Il est clair qu’une pure démarche d’innovation comme finalité avec comme résultat d’utiliser le levier Made in France juste avant la crise aurait eu des effets bien plus bénéfiques que le simple fait de se ranger derrière les autres au bon moment.
La folie du Made In France
Le Made in France à toutes les sauces : un levier marketing qui risque de se décrédibiliser ?
Qu’en penses-tu John ?
 « Quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent. ». John F. Kennedy
Kennedy
« Quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent. ». John F. Kennedy
L’innovation s’attache à l’idée d’avancement, à celle d’une ligne droit continue où chaque palier doit être atteint afin d’être toujours plus concurrentiel, et cela le plus vite pour épuiser vos adversaires. Cette lutte incessante entre compétiteurs à coup d’innovations incrémentales nous rappellent également la notion d’Océan Rouge conceptualisée dans la théorie de l’Océan Bleu , on vous laisse le soin de découvrir par vous-même. Cette course qui file droit épuise les entreprises mais aussi leurs consommateurs, quotidiennement harcelés de besoins et d’hameçons marketing, qui savent de mieux en mieux déjouer par une totale ignorance des signaux émis. La communication de masse est terminé, et ainsi en devrait-il être de même de l’innovation linéaire. On rappelle que cette innovation à tous prix à un coût et un goût, et c’est celui cuisant de l’échec. Pour citer Xavier Terlet, directeur chez XTC World Innovation, spécialiste de l’innovation agroalimentaire et principal animateur du SIAL :
Xavier Terlet XTC
"Une innovation sur deux est un échec. 50% des investissements dans l’agroalimentaire sont faits en pure perte" Xavier Terlet de XTC World Innovation
"Une innovation sur deux est un échec. 50% des investissements dans l’agroalimentaire sont faits en pure perte". La question est de savoir si au final innover sans arrêt ne coûte pas plus d’argent à une entreprise que de laisser s’essouffler ces concurrents tout en perdant un peu de compétitivité. Encore une nouvelle complexité de l’innovation à méditer !
L’innovation doit être bicéphale : à la fois finalité et moyen. L’innovation telle que défini par un moyen doit continuer même si elle est source de discrédit. La dynamique de la mondialisation maintenant trop fortement ancrée ne peut être niée, et demander aux grands de notre monde agroalimentaire de diminuer leurs innovations drastiquement en induisant un passage du quantitatif au qualitatif n’est pas pertinent. L’innovation comme un moyen perdurera et doit perdurer au regard du risque trop grand inhérent à l’abandon d’un tel mécanisme.
Toutefois, il serait périlleux de ne garder en tête que cette innovation-moyen. Il faut redonner à l’innovation-finalité, cette vieille figure de l’innovation disruptive qui creuse à coup de dynamite des parts de marché, la place qu’elle mérite. On ne peut conduire uniquement en regardant dans le rétroviseur, il faut savoir lever les yeux de son marché et de sa concurrence pour faire jaillir l’innovation de demain qui remboursera tous les précédents échecs. Il faut redonner une place à l’innovation-finalité.
Comment ? Pourquoi ne pas créer deux cellules de réflexion, celle de l’innovation-moyen et celle de l’innovation-finalité. Pernod-Ricard, réputé pour sa créativité et ses innovations, a fait ce défi en créant une filiale dédiée à la chasse aux tendances et aux disruptions : B.I.G ou Breakthrough Innovation Group. Une équipe évoluant dans un grand atelier de 200m² en totale liberté avec comme mot d’ordre de chasser les dernières innovations où pourraient se jouer l’avenir de Pernod-Ricard et loin des problématiques de rentabilité et de performance. De la pure innovation-finalité en somme.
Evidemment, toutes les entreprises ne peuvent se permettre de telle structure. Quelle alternative pouvons-nous proposer ? La mise en place d’une dynamique d’innovation-finalité afin de libérer le moment voulu un potentiel suffisant pour asseoir une véritable position stratégique sur son marché nécessite la collecte, la compréhension et la conceptualisation des signaux faibles qui définiront les attentes des consommateurs de demain. Des entreprises comme XTC dont nous avons cité le directeur plus haut s’occupe de compiler ses signaux faibles et de faciliter la démarche de compréhension de ce que sera le futur produit alimentaire. Les deux questions-clé en agroalimentaire en innovation sont les suivantes :
  • Dans trois, quatre ou cinq ans, quels seront les attentes des consommateurs et comment les traduire en produits ?
  • Serai-je prêt stratégiquement à répondre à ses offres au regard des moyens actuels que je mobilise ?
Ces deux questions-clés permettent de comprendre sur quoi les industriels doivent s’intéresser dès à présent pour être prêt dans cinq ans à asseoir une place de leader sur un marché avant leurs concurrents qui eux, seront coincés dans une dynamique d’innovation-moyen purement incrémentale.
Nous sommes convaincus qu’il faut faire évoluer le secteur de l’innovation et de mieux comprendre les besoins qui incombent à celui-ci. Innovation-moyen pour rester dans la compétition et innovation-finalité pour espérer un jour de sortir durablement de cette course effrénée où beaucoup s’essoufflent.

mercredi 9 avril 2014

A New-York, un supermarché installe un rayon réservé aux hommes

Westside Market a souhaité faciliter la corvée des courses pour sa clientèle masculine, en rassemblant tous les produits qui leur sont dédiés dans un seul et même rayon.

A New-York, un supermarché installe un rayon réservé aux hommes
Suite à une étude ESPN prouvant que 31% des hommes font aujourd’hui les courses pour leur famille (contre 14% seulement dans les années 1980), le supermarché new-yorkais Westside Market a eu l’idée d’aménager un havre de paix pour cette nouvelle clientèle.
Westside market NY 1Il a interdit l’un de ses rayons aux femmes, et y a placé tous les produits « nécessaires aux hommes » : bière, snacks, café, préservatifs, produits de beauté masculins…
Ce rayon spécialisé a été baptisé « The man isle ». Les consommateurs sont invités à suggérer les produits qu’ils souhaitent y retrouver.
Westside market NY 2Le manager du magasin explique que cette initiative a boosté les ventes, car les hommes ont pu acheter tous leurs produits favoris sans avoir à les chercher dans le magasin. L’initiative les a aussi incités à acheter les produits auxquels ils n’auraient pas prêté attention dans d’autres circonstances.
Informations pratiques
Westside Market
110th Street and Broadway
Upper West Side, NYC

Mrs Hudson et les légumes ou le magasin du futur

« Mrs Hudson et les légumes »  est une petite vidéo (en anglais) qui nous donne un aperçu du magasin du futur. Les valeurs qui caractérisent un commerçant, la connaissance fine de ses clients et la capacité à leur proposer le bon produit au bon moment, entament aussi leur virage numérique, avec l’émergence des objets connectés.
Le développement rapide de l’Internet, la croissance des services mobiles et d’autres innovations technologiques ont apporté des bienfaits considérables aux consommateurs. Sans Internet, par exemple, Madame Toulemonde ne pourrait pas acheter ses légumes à la Ruche qui dit oui.
Mais les technologies connaissent des évolutions très rapides et une nouvelle vague de commerces « connectés » est en train de voir le jour.
Disposée dans un magasin, les objets connectés capables d’interagir sans fil (via Bluetooth) avec des smartphones équipés de puces NFC, sont la baguette magique qui permettra aux commerçants de proposer à leurs clients une expérience d’achat enrichie et customisée ?
Pour les professionnels du commerce, ces évolutions, qui supposent une adaptation et des investissements de la part des distributeurs, sont tout ce qu’il y a de plus naturel pour la jeune génération immergée dans les nouvelles technologies.
Reste une question – sinon la question : à l’heure du tout connecté pourra-t-on encore discuter avec son commerçant sans un écran ?

jeudi 3 avril 2014

New fresh grocery concepts poised to shake up St. Louis market

The traditional supermarket can’t seem to catch a break.
First, Walmart transformed its stores into supercenters with groceries. Then the recession happened, and discount outlets such as Aldi and Save-A-Lot began going gangbusters.
Now, there’s a new wave of upstarts shaking things up: smaller-format, fresh grocery concepts. And many of them have their sights set on St. Louis.
At least four such companies plan to set up shop — if they haven’t already — in the region. Most of them highlight “fresh” and “market” in their names: Fresh Thyme Farmers MarketLucky’s Marketthe Fresh Market and Fields Foods.
The newcomers’ locations are about half the size of a typical grocery and dedicate a greater proportion to fresh foods — produce, meats, prepared foods — and a relatively smaller portion to “center store” items such as cereal and ketchup.
“Our center store is fresh,” said Chris Sherrell, president of CEO of Fresh Thyme Farmers Market, which is planning to open 10 to 12 stores in this region. “Their center store is Coke and Doritos.”
Indeed, they are trying to capitalize on the rising interest in healthier, nonprocessed foods and local and organic produce, positioning themselves as a more affordable alternative to Whole Foods Market.
But for their part, Schnuck Markets and Dierbergs Markets note that they, too, offer a wide selection of fresh foods, which includes local and and organic produce, while also offering a full array of items to make them a one-stop shopping experience.
ON A ROLL
“Fresh-format stores have been on a roll in a market that has otherwise been pretty stagnant,” said Jim Hertel, managing partner with consulting firm Willard Bishop LLC.
In 2012, these fresh-format stores saw the most dramatic sales growth of any type of grocer, with sales increasing 23 percent to $12.7 billion, according to Willard Bishop. That compares to a 2.9 percent increase among traditional supermarkets for a total of $442.6 billion in sales.
“This is certainly not good news for Schnucks and Dierbergs,” said Jason Long, a St. Louis-area retail consultant with Shift Marketing Group. “But I don’t think it will impact them too much.”
Rather, the traditional grocery operators are feeling the cumulative effect of being chipped away from all sides — discount formats, convenience stores, Walmart, Target, Whole Foods and Trader Joe’s. All of those together will take a toll, he said.
So far, the traditional grocers here have proved resilient. Long noted that people thought Walmart’s big push into groceries several years ago would mean the end of conventional supermarkets. That hasn’t been the case.
Schnucks and Dierbergs have held on by going a bit higher-end, making themselves into the local food experts, offering cooking classes and recipes, a wider selection of organic, natural and imported food, and nutritional information, he said.
Indeed, Jim Fisher, a marketing professor at St. Louis University, said Schnucks and Dierbergs have not been resting on their laurels. They’ve been upgrading these stores with sushi bars and organic produce as well.
“They are grocery chains that are at the head of the pack in terms of innovation,” he said.
And Fisher noted that these new operators don’t have a full array of items, so customers will likely still shop at the traditional grocery stores to stock up.
Dierbergs spokesman Todd Vasel noted in an email that it has “long-established partnerships” with local farmers and producers and has been fully engaged in natural and organic foods for more than 14 years.
“Dierbergs’ reputation was built on strong fresh-perishable departments,” he said.
Lori Willis, a Schnucks spokeswoman, noted that Schnucks is a hometown grocer with 75 years in this community. She added that competition makes everyone stronger — and that’s a good thing.
“Schnucks has never shied away from competition, nor do we focus on it,” she said. “We keep our focus on our customers.”
Shop ‘n Save representative did not provide a comment.
STAKING OUT LOCATIONS
One of the biggest competitive advantages of Schnucks, Dierbergs and Shop ‘n Save is the prime real estate they’ve already staked out around the region. So the newcomers will either have to go directly up against them or find holes in the market.
Fields Foods, a St. Louis-grown concept that opened its first 37,000-square-foot location near Lafayette Square in January, is focusing its growth on so-called “food deserts” — neighborhoods where other grocery options are lacking.
Locally made products are marked at Fields Foods in St. Louis on Wednesday, March 26, 2014. Photo by J.B. Forbes, jforbes@post-dispatch.com
“We’re looking very hard here in the urban core and the central corridor,” said Chris Goodson, one of Fields Foods’ principals.
While the company hasn’t settled on its next location, it plans to open about six new locations in the next few years and as many as two dozen in the next five years. The stores will be located both in St. Louis and outside the region along the Interstate 55 and Interstate 70 corridors.
Goodson said his concept is different from the others on their way to the region because of its big emphasis on partnering with local vendors and farmers. He added that he doesn’t see Fields Foods as direct competition to the traditional operators because it’s choosing different locations.
“We’re not dropping onto Manchester next to Schnucks and Dierbergs,” he said.
But that is exactly where the other new competitors are going. Lucky’s Market, a concept based in Colorado, has plans to open stores in Rock Hill and Ellisville. The latter will go into the shuttered Straub's building there. A Lucky’s spokesman was unavailable for comment.
And Fresh Thyme Farmers Market, which is just getting off the ground, is putting its first few locations in this region in major retail corridors in Fairview Heights, Ballwin, and Kirkwood. Those stores are slated to open next year and are among the 60 to 70 stores it plans to open in the Midwest in the next five or six years.
Fresh Thyme’s Sherrell said he is open to a variety of locations from food deserts to being in the middle of downtown to outer ring suburbia.
“We look at where our customer is and certainly we take into account the competition,” he said, but added that not afraid to open a store across the street from a Schnucks and Dierbergs. “We’re looking for middle America and a little higher.”
Another concept, the Fresh Market, which has more than 150 stores nationwide, is working to put in a store at Clayton and Hanley roads in a former Schnucks building. The company would not comment on its expansion plans or on that store since it has not yet been publicly announced.
A Fresh Market has also been part of a development proposed by the Koman Group near Olive and Interstate 270 in Creve Coeur.
Hertel of Willard Bishop said these new concepts tend to attract younger, higher-income and better educated customers.
“The format has great appeal for 20 percent of the population,” he said. “It probably has less appeal or is less affordable to the other parts of the population. So I think there’s going to be opportunities on both ends of the scale.”
After all, he noted that the hot sector in the grocery market is those limited assortment discount stores such as Aldi and Save-A-Lot.
“The growth is kind of like a barbell,” he said.
As for the traditional groceries, they are seeing that middle ground shrinking. But he suspects they will figure out a way to survive.
“That old formula is probably not going to continue to work forever,” Hertel said. “But I think they will adapt.”