Affichage des articles dont le libellé est Leclerc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Leclerc. Afficher tous les articles

mardi 24 juin 2014

Avec Carrefour, E.Leclerc et Système U, vos boîtes débordent de pub

Quand les autocollants « Stop pub » reculent, les prospectus regagnent du terrain. Une étude de l'UFC-Que Choisir publiée ce mardi révèle l'ampleur du gâchis et son principal auteur : la grande distribution.

Nos boîtes aux lettres sont-elles en train de devenir de vulgaires refuges à prospectus ? Alors que La Poste constate, impuissante, une chute de 5,3% du volume de courrier chaque année, le monticule de « publicités non adressées » s’est alourdi de 35% sur dix ans. Une étude (en pdf) publiée mardi 24 juin par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir indique qu’en l’absence d’autocollants « Stop pub » une boîte aux lettres lambda reçoit aujourd’hui 2,7 kg de réclames imprimées par mois, contre 2 kg en 2004.
Le premier pourvoyeur de ces déchets en devenir ? La grande distribution. Sur le seul mois d’avril, le groupe Carrefour a glissé pas moins de 9,2 prospectus en moyenne dans chacune des boîtes aux lettres situées à proximité de ses points de vente. L’enseigne est talonnée par E.Leclerc et Système U qui, le même mois, en ont distribué respectivement 6,1 et 5,9.

L’efficacité du « Stop pub »

Toutes enseignes confondues – magasins de bricolage et d’ameublement inclus – le procédé a coûté quelque 2,9 milliards d’euros en 2013. Ce surcoût, répercuté sur le consommateur via des hausses de prix, se traduit par une dépense de 44 euros par habitant et par an. Pour un ménage de quatre personnes, cela équivaut à la facture moyenne des courses hebdomadaires. Paradoxalement, la campagne « Stop pub », lancée en 2004, a démontré son efficacité. Un autocollant (téléchargeable en pdf) placé sur une boîte aux lettres réduit de plus de 80% le nombre et le poids des prospectus qui s’y accumulent. Le hic, c’est que seules 9% des boîtes aux lettres arborent cet écusson dissuasif.

Source: http://goo.gl/FeQC5j

samedi 21 juin 2014

mercredi 7 mai 2014

FRAUDE ALIMENTAIRE : CES ÉTIQUETTES QUI NOUS MENTENT

D'après Food Watch, plusieurs emballages alimentaires ne correspondraient pas à la réalité des produits. Parmi eux, les filets de dindes de Leclerc et les raviolis de Lustucru.
Sommes-nous sûrs de ce qui se trouve dans notre assiette ? Non, selon l’ONG allemande Food Watch, qui pointe cinq produits aux étiquettes mensongères. Selon l’organisation, spécialisée dans la fraude alimentaire, plusieurs emballages induiraient les clients en erreur. Une pétition à l’encontre de l’enseigne Leclerc vient d’ailleurs d’être lancée en France.

Maggi : la soupe au bœuf… sans bœuf !

Pour illustrer ses propos, Food Watch prend pour exemple les filets de dinde « à l’étouffée » de chez Leclerc. D’après la barquette, le produit serait composé à « 100 % de filet ». Mais après analyses, l’ONG a constaté qu’il n’y aurait que « 84 % de viande », le reste étant « de l’eau, des additifs et du sel ». Une véritable arnaque pour l’organisation, dans la mesure où « le consommateur paye six tranches de dinde », alors qu’ « en réalité le paquet n’en compte que cinq ».
D’autres produits sont également dans le viseur de Food Watch, comme la soupe Maggi en sachet « au bœuf et aux carottes », contenant… « 0 % de bœuf » ! En réalité, l’enseigne ajouterait « 1,1 % de jus de cuisson » permettant de faire figurer le mot « bœuf » sur l’emballage. Autre fraude alimentaire : les yaourts de la marque Vrai « bio aux fruits rouges », qui ne contiendraient pas un seul gramme de fruits, mais « seulement des arômes pas bio du tout ». Enfin, les raviolis Lustucru « au jambon cru et parmesan » seraient composés d’une farce qui ne compterait que 24 % de jambon.
La pétition lancée par Food Watch a déjà recueilli plus de 35 000 signatures. Pas étonnant que selon un sondage réalisé par 60 millions de consommateurs, 66 % des Français se disent plus méfiants dans leur « vie de consommateur » par rapport à 2009.
Source: 

jeudi 10 avril 2014

Amazon Dash, la nouvelle arme de Jeff Bezos dans la bataille des produits frais

amazon-dash
Le géant de l’e-commerce américain a dévoilé samedi un nouveau projet grand public, baptisé Amazon Dash, un terminal connecté en wi-fi qui permet de commander des produits du quotidien. Ce scanner fonctionne via l’application Amazon Fresh, uniquement disponible au Etats-Unis pour l’instant.
Muni de cette télécommande, l’utilisateur peut à la fois scanner très simplement les produits qu’il souhaite recevoir, ou indiquer à l’aide du micro intégré le nom de ceux qui lui manquent, comme l’indique cette démo : 
https://www.youtube.com/watch?v=JLOzF0Y4Mqw (la vidéo ne semble pas fonctionner c matin)

Ce nouveau device simplifie immanquablement la commande de produits frais. Mais on peut aussi penser que le grand public, qui dispose déjà de multiples appareils ( tablettes, smartphones, PC), n’est pas certain d’adopter un énième device, alors que les applications de commande web-to-store existent déjà. C’est le cas par exemple  d’Instacart à San Francisco, un application innovante de livraison de produits frais en moins d’une heure.
AmazonFreshLa firme de Jeff Bezos parie donc sur la livraison rapide de produits frais grand public, un marché que vise l’ e-retailer depuis un bon moment. La plateforme Amazon Fresh, qui livre des produits le jour-même pour un montant minimum de 35 dollars, a ouvert à San Francisco, à Seattle et à Los Angeles. Amazon Fresh entend concurrencer des géants du retail comme Walmart ou Tesco.
En France, c’est le service du drive qui permet de récupérer rapidement des produits frais. En 2013, on comptait ainsi 2 800 drives ouvert par les principales enseignes hypermarchés, Leclerc, Carrefour et Intermarché en tête.

Source: http://goo.gl/Vsjj2E

lundi 7 avril 2014

L’hypermarché, le drive et le temps

Ces dernières semaines, les grands de la distribution ont communiqué sur leurs résultats 2013. Un point commun se détache : ceux qui ont misé sur le drive (Leclerc et Carrefour, 350 unités chacun) s'en sortent mieux que ceux qui ne l'ont pas fait (Système U et Auchan). Casino a fait une bonne année en « investissant » sur les prix.
Le drive est une originalité française : le consommateur achète sur le site Internet du distributeur et retire son achat dans un espace consacré, le drive, accolé ou pas à l'hypermarché.
Le drive a un peu plus de dix ans et représente (il n'y a pas de chiffres officiels et la rentabilité est incertaine) entre 3 % et 5 % du chiffre d'affaires des enseignes. Sa croissance est extrêmement rapide.
Il est intéressant de s'interroger sur le succès du drive. Les prix y sont les mêmes que dans la grande surface, le choix est très large, il évite la tentation des achats impulsifs, l'achat y est plus rapide. D'ailleurs, les enseignes s'interrogent pour faire venir les clients dans les magasins en baisse de fréquentation et les confiseurs voient leurs ventes diminuer.
En période de crise, le drive est un argument économique pour le consommateur. Mais surtout, le drive fait économiser du temps. La preuve ? Ce sont les hard-discounts qui perdent des parts de marché et des points de vente ferment (151 ont fermé, selon Nielsen, entre août 2012 et 2013). Le hard-discount, qui était à 14 % de parts de marché en 2008, est à 11,8 % en février 2014 (Kantar).
Or, le hard-discount est moins cher que le drive. Il y a donc un constat simple qui était l'un des signaux faibles de la chute des hypers il y a plus de dix ans : une part de la clientèle des hard-discounts était attirée par le temps économisé : une minute de temps d'achat par produit en hard-discount contre 3 à 6 minutes en hypermarché, incluant le temps d'accès au parking. Faites le calcul : l'achat en hard-discount est d'environ 10 articles, pour 15 en hyper…
Cette clientèle économe de son temps, à la recherche de l'économiseur de temps, a basculé du hard-discount au drive, du choix trop réduit à un choix plus large, tout en étant économe du temps consacré aux achats de nature répétitive. Le temps est un critère d'achat ignoré par les études - ou si peu pris en compte.
L'éphémère ministère du Temps libre a été créé en 1981. Depuis, le Français court toujours après le temps, même en travaillant 35 heures depuis quinze ans environ. Le temps est devenu une valeur rare et donc chère, dont la prise en compte évite des erreurs. Signal faible ou signal fort ? Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine… pour démontrer l'inverse.

lundi 31 mars 2014

CARREFOUR : France : Le nombre de Drive dépasse celui des hypermarchés

Le nombre de Drive en France a franchi un cap, dépassant pour la première fois le nombre d'hypermarchés répartis sur le territoire, selon les chiffres publiés mardi par l'institut Nielsen.
Dopé par un rythme frénétique d'ouvertures au cours des deux dernières années, le nombre de Drive, ces points de retrait qui permettent aux clients de passer leurs commandes sur le site internet des distributeurs et d'en prendre livraison en magasin dans les 24 heures, a atteint 2.031 à la fin mars, contre 2.022 hypermarchés.
Le concept inventé par Auchan il y a dix ans avec un premier "Chronodrive" à Marcq-en-Baroeul (Nord) a connu un succès fulgurant et a profondément bouleversé le paysage de la distribution alimentaire.
Alors que sa rentabilité est loin d'être avérée, le Drive est devenu l'outil incontournable des distributeurs dans leur course à la part de marché.
Leclerc, de loin le plus agressif dans le développement de ce format, détenait quelque 462 Drive à la fin mars 2014, selon Nielsen TradeDimensions, devant Intermarché (379), Carrefour (353), Système U (293) et Casino (131).
Resté plus en retrait, le pionnier Auchan comptait quant à lui 93 Auchan Drive et 69 Chronodrive. Le distributeur nordiste a d'ailleurs expliqué en partie sa perte de parts de marché en France l'an dernier par de moindres ouvertures de Drive que ses concurrents. (Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez)

Source: Les Echos (http://goo.gl/mgeVp6)

lundi 17 mars 2014

Parts de marché: Leclerc et le drive grands gagnants de février 2014

Tous les professionnels l'attendent. Voici le communiqué de Kantar Worldpanel portant sur la P02 2014 (du 27 janvier au 23 février 2014). Avec Leclerc, comme grand gagnant, une nouvelle fois. 

Selon Kantar Worldpanel, la consommation PGC+FLS des ménages français en circuit généraliste (HM + SM + Discount + Proximité + Internet) reste sur une bonne dynamique, avec une croissance cumulée sur les deux premiers mois à + 1,9%, soit une évolution sur le cumul annuel à fin février de + 1,4%. Pourtant le moral des ménages français a replongé en janvier (du 30.12 au 26.01), dû à un vouloir d’achat en chute de 6pts. En effet 53% d’entre eux n’avaient pas envie de se faire plaisir et 35% ont déclaré dépenser moins que d’habitude pour leurs courses de produits courants.
 
Dans ce contexte, les foyers continuent à délaisser le Discount, circuit en baisse de -0.6 pt à 11.8% de Pdm. A noter l’exception Aldi qui reste stable sur la période. 
 
La P2 profite aux Hypermarchés (Pdm = 52.4% ; +0.8pt) alors que les Supermarchés sont en recul. Le canal Proximité affiche 6% (+0.1pt de Pdm). Le canal On line (Drive + home delivery) gagne 0,6pt de Pdm vs P2 2013 (Pdm = 4,2%). Le Drive qui constitue 92% du On line poursuit son développement mais à un rythme moins soutenu que ces deux dernières années. Pour rappel le drive est passé de 0.7% de Pdm en janvier 2011 à 3.9% en janvier 2014, une forte progression donc et un canal qui capte aujourd’hui environ 3Md d’€ par an en PGC-FLS.
 
Il faut néanmoins noter le développement moins rapide du drive depuis la rentrée 2013 ce qui peut s’expliquer par les trois raisons suivantes.
 
1/ La croissance du parc apporte moins d’additionnel et il semble que les ouvertures récentes apportent moins que les Drives plus anciens : les nouveaux drives s’implantent dans des zones parfois déjà équipées d’un drive et/ou dans des zones à moindre potentiel.
2/ L’exécution semble aussi être en cause et il est certain que les Drives des enseignes pionnières (Chronodrive, Auchan Drive et E.Leclerc Drive) répondent mieux aux attentes des clients et sont mieux notées que les drives des autres enseignes (Prométhée Drive*). La disponibilité des produits est mieux jugée (plus de 20 points d’écart sur le Top 2) ainsi que la disponibilité des créneaux horaires disponibles et la fiabilité de la préparation de commande (10 points d’écart sur le Top 2). Les sites internet des enseignes pionnières sont jugés plus ergonomiques et agréables (plus de 10 points sur le Top 2).
Résultat : Chronodrive, Auchan Drive et E.Leclerc Drive enregistrent les plus fortes proportions de clients «fidèles & réacheteurs ». Près de 30% des clients de ces 3 enseignes reviennent au moins 8 à 10 fois dans l’année ce qui est un marqueur fort de leur satisfaction (moins de 10% pour au moins 2 des autres enseignes de drive).
Des enseignes suiveuses moins exemplaires dans l’exécution du modèle Drive : un retrait moins performant, des erreurs et des indisponibilités de produits, un repérage délicat qui vont à l’encontre de l’attente n°1 des clients du Drive : le gain de temps.
3/ Le DRIVE ne recrute plus de nouveaux clients. La pénétration du circuit s’est stabilisée depuis quelques mois à un peu moins de 25% des ménages français car le drive perd autant de clients qu’il en gagne et donc ne recrute plus.
Les foyers perdus au Drive sont plutôt des ménages d’âge intermédiaire, sans enfant ou avec de grands enfants. Des ménages dont le profil diffère du “coeur de cible Drive” (les familles avec de jeunes enfants, urbaines et pressées) dont on peut penser qu’ils ont « moins besoin » de ce canal. Les foyers perdus au Drive étaient par ailleurs plutôt clients des enseignes de Drive « suiveuses » dont on a vu que l’exécution pouvait être moins satisfaisante. Les perdus au Drive sont des ménages moins typés “coeur de cible drive ». Ils « sur-fréquentaient» des Drives jugés moins satisfaisants par leurs clients.
 
QUELLE PROJECTION POUR LE DRIVE ?
La phase actuelle de ralentissement de la dynamique du Drive ne doit pas occulter le fait que ce canal est une solution très satisfaisante pour une partie des ménages pour une part importante de leurs achats. Il facilite les courses en offrant une flexibilité jusqu’ici impossible via les canaux traditionnels. Il est aussi une réponse en temps de crise pour mieux maitriser ses dépenses et ses stocks (Prométhée Drive*). Ce canal s’est installé dans les habitudes de 3 millions de ménages qui sont devenus des clients réguliers : un canal utilisé 10 fois par an et qui pèse 23% des dépenses annuelles chez ces clients.
 
Le Drive a néanmoins récemment subit le « back to stores » propre aux grosses opérations promotionnelles d’octobre et de novembre et aux fêtes de fin d’année. Plus largement nous pensons qu’il s’agit d’une crise de croissance et, qu’après des mois marqués par une course à l’ouverture, le parc de Drive va maintenant entrer dans une phase de consolidation et d’amélioration de son service. Si l’exécution s’améliore alors nous pouvons être confiants sur la réalisation des projections de Pdm que nous avions faites en 2011 : soit une fourchette de Pdm comprise entre 6% et 8% à horizon fin 2015. A 22 mois de cette échéance le Drive pèse 3.9% en février 2014.
 
E.LECLERC DYNAMIQUE
 
Les Drives E.Leclerc sont quant à eux toujours dynamiques et permettent au Groupe E.Leclerc (Pdm =19.9%) de gagner +0.4pt de Pdm. Le rythme de progression de E.Leclerc, bien que toujours très honorable, est moins rapide que ces derniers mois.
 
Le groupe Delhaize (3.7% de Pdm) affiche le plus fort taux de croissance sur P2 avec +0.3pt de Pdm. Ce bon résultat est lié à Cora et à son temps fort « gros volumes » (habituellement programmé à P1). Le Groupe Carrefour maintient sa position et pèse 20.3% des dépenses des ménages français sur la P2. Le cumul CRF + CRF Market affiche +0,1 pt et le comportement d’achat des clients est plus favorable à CRF (surtout pour Carrefour Market) car les niveaux de pénétration et de fréquence d’achat s’améliorent.
 
Le Groupe Casino confirme son retour à l’équilibre avec 11.9% de Pdm valeur à P2. Géant affiche un bon dynamisme en ce début d’année et progresse de 0.1pt à 2.5% de Pdm via une légère hausse du trafic. Franprix continue à gagner du terrain pour la 6ème période consécutive (+0.1pt à 1.8% de Pdm).
 
Des évolutions qui ralentissent pour les autres enseignes avec globalement une fragilisation des comportements d’achat (érosion de la pénétration et/ou de la fidélité).
 
Ces données sont issues de Worldpanel, échantillon de 20 000 foyers panélistes de Kantar Worldpanel, et calculées sur un univers Généralistes, (Hypers + Supers + Hard Discount + Proximité + Internet), sur un ensemble de Produits de Grande Consommation et Frais Libre Service (Alimentaire, Liquides, Hygiène beauté, Entretien).

Source: LSA (http://goo.gl/EtNe8h)

mardi 17 décembre 2013

Paiement Flash : après Auchan, Leclerc propose le paiement mobile dans la grande distribution

Les magasins Leclerc se lancent dans le paiement mobile. L’enseigne vient en effet de dévoiler un nouveau mode de règlement virtuel fonctionnant grâce à une application mobile disponible sur iOS et Android.
leclerc
Le secteur de la grande distribution fait de nouveau appel au paiement mobile.La chaîne de magasins Leclerc a en effet choisi de se lancer dans l’aventure avec l’annonce d’une application mobile de paiement virtuel. Il s’agit de Paiement Flash, disponible gratuitement au téléchargement sur iOS et Android.
Avec ce nouveau système, il sera possible de payer sans utiliser ni argent liquide, ni carte bancaire. Les clients choisissant ce mode de paiement n’auront qu’à installer l’application sur leur smartphone et demander à leur passage en caisse de procéder à un paiement mobile. Il leur sera alors fourni un ticket de caisse avec un QR code à scanner avant de rentrer ses identifiants Paiement Flash. Le mode de paiement sera aussi valable en faisant ses achats sur le site Internet de l’enseigne.
À noter que le logiciel Paiement Flash pourra gérer plusieurs comptes bancaires et qu’il sera même possible de payer en utilisant le compte d’un autre utilisateur de l’application. Le groupe de grande distribution a indiqué que le dispositif serait mis en place sur le site Optique Leclerc avant la fin de l’année, avant de venir s’installer “progressivement dans l’ensemble des magasins E. Leclerc et des sites internet de l’enseigne au cours du premier semestre 2014.
Auchan avait aussi lancé son propre dispositif de paiement l’année dernière.Baptisé Flash’n Pay, le système de paiement proche de celui proposé par Leclerc, ne fonctionne actuellement que dans un seul magasin de la chaîne et n’a pas été étendu à la centaine de sites prévus initialement, signe probablement d’un retour en arrière de la part de l’enseigne concurrente.

mardi 7 mai 2013

Leclerc installe des bornes pour comparer les prix


C’est une info quasi exclusive. Leclerc s’apprête à permettre la comparaison de prix au sein même des magasins. Une version physique du site quiestlemoinscher.com installée en magasin.

Des bornes interactives, installées ici et là dans les magasins, devraient dès lors faire leur apparition dans tous les magasins Leclerc de France. Le positionnement reste toutefois encore à discuter : j’ai en effet notamment pu voir des bornes à la sortie de caisses express (quel est l’intérêt ?). Les magasins ne semblent pas tous intégrer le concept visiblement. Idéalement, elles devraient être installées au milieu des magasins, à proximité des rayons - comme sur la photo.

Équipe d’une jolie tablette Ipad (vous jugerez vous-même de l’utilité de ce détail) et d’un écran, la borne dispose d’un lecteur de gencod. Plus qu’une borne comparative, l’outil permet aussi de télécharger des bons de réductions et de consulter des informations de sa carte. Il suffit de placer sa carte Leclerc devant le lecteur dédié. C'est rapide, ludique et efficace. Une version magasin de ce qui est déjà réalisable sur le site web des magasins.

Des bruits de couloir disent que ce service pourrait s’avérer plus compliqué que prévu, notamment dans la cohérence prix magasin et les relevés Nielsen. À suivre.

Dans un contexte dans lequel le prix est devenu le nerf de la guerre, Leclerc tente un coup de poker. D’un point de vue perso, j’espère que ces bornes pourront aussi se développer par la suite pour accentuer l’interactivité avec les consommateurs. Engouement ou pas ? A voir.




mercredi 3 avril 2013

La Grande Distribution peut-elle être durable ?


Les enseignes de la Grande Distribution se mettent-elles réellement au vert ? Carrefour, Auchan, Leclerc… tous mettent en avant leur politique plus respectueuse de l’environnement et de l’éthique. Mais grande distribution et développement durable sont-ils compatibles ? C’est à cette question que nous tenterons de répondre au travers le portrait des principales enseignes de grande distribution en France. Mais avant d’entamer ce tour des enseignes, allons voir de plus près comment se porte le secteur en France.

Grande distribution, grand méchant loup ?

faire les courses alimentatiionLe modèle de la grande distribution telle que nous le connaissons est déjà vieux d’un siècle. En effet en 1916s’ouvrait le premier « cash and carry » aux Etats-Unis, c’est-à-dire le premier magasin en libre service. Le but était pour Clarence Saunders, à l’origine du concept, de réduire les frais de commercialisation, en laissant le consommateur se servir lui-même au lieu de le livrer.
15 ans plus tard en 1930, Michael J. Cullen ouvre le premier supermarché à New York.
En France, au lendemain de la 2nde guerre mondiale, E. Leclerc lance le « discount » (qui ne prend pas encore ce nom) et révolutionne le genre avec son « Acheter moins cher, pour revendre moins cher ». En 1963, Carrefour ouvre son premier magasin à Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
Aujourd’hui en France, le marché de la grande distribution est dominé par un nombre
réduit de grands groupes. En outre, les centrales d’achats qui sont les intermédiaires entre les producteurs et les distributeurs sont elles aussi peu nombreuses. 5 centrales d’achat constituent 90% des achats des grandes surfaces. Autant dire qu’elles ont tous les pouvoirs pour tirer au maximum les prix vers le bas.
En France, les plus grandes enseignes sont :
  • Carrefour
  • Auchan
  • Leclerc
  • Casino
  • Intermarché (Les Mousquetaires)
  • Système U
Si la grande distribution prédomine dans le secteur alimentaire, ce n’est pas son seul champ d’action. Elle est partout : habillement, bijoux, équipements ménagers, voyages, etc.
Ce modèle économique a causé la perte des petits commerces indépendants quasi inexistants aujourd’hui, étrangle l’agriculture et fragilise les petites entreprises agro-alimentaires. Pour 1 emploi créé dans la grande distribution, 5 emplois ont été détruits(1).
Source: Consoglobe (http://goo.gl/Tvw6z)

mardi 26 mars 2013

Le drive, moteur de croissance pour la grande distribution


Lancé par la grande distribution il y a à peine une dizaine d’années, le concept de drive est en plein essor actuellement avec désormais plus de 1200 unités, toutes marques confondues. L’idée au départ de proposer aux clients de passer leur commande en ligne avant de récupérer leurs courses lors d’un trajet en voiture semble avoir séduit de plus en plus de clients, qui gagnent ainsi du temps tout en bénéficiant des prix pratiqués par les enseignes de la grande distribution alimentaire.

Des résultats significatifs pour Auchan et Leclerc

Les résultats communiqués par les principaux acteurs du secteur sont éloquents. Pour Auchan notamment, ses 54 drives ont connu une croissance de leurs ventes de 53 % entre 2011 et 2012 pour atteindre 220 millions d’euros. Les 233 Leclerc drive, eux, ont enregistré entre janvier et septembre 2012 une hausse de leurs ventes de 650 millions d’euros, soit un bond de134 % par rapport à la même période de l’année précédente. A l’unité, le chiffre d’affaires annuel dépasse celui d’un point de vente Intermarché moyen avec 13 à 14 millions d’euros. Des résultats très intéressants, sachant en plus que la plupart des drives ont pour la plupart quelques mois d’exploitation.

De nombreuses ouvertures prévues en 2013

Etant donné ces chiffres impressionnants, les enseignes comptent poursuivre cette croissance avec l’ouverture de nombreux autres points de vente en drive. Sur les huit premiers mois de l’année 2012, pas moins 434 d’entre eux avaient déjà vu le jour. 40 nouveaux drives sont attendus cette année du côté de la célèbre enseigne nordiste de distribution Auchan, quant Leclerc compte atteindre en 2013 la barre des 400 points de vente en drive. Une bonne nouvelle pour ces deux enseignes, car en plus du formidable développement des ventes sur cette nouvelle forme de distribution, le drive permet d’attirer de nouveaux clients peu enclins à arpenter les longues allées des surfaces de vente ou à attendre les livraisons commandées en ligne. Le drive représente aussi apparemment une opportunité pour les supers et les hypers car selon les chiffres communiqués par Auchan, ses surfaces de vente plus classiques bénéficient aussi pour la plupart de hausses significatives.
Retrouvez tous nos articles sur le concept de drive en France qui concerne la distribution alimentaire mais aussi d'autres enseignes de distribution comme la franchise Bureau Vallée, enseigne dédiée à la distribution spécialisée dans l'univers de l'équipement de bureau.
Source: AC franchise (http://goo.gl/JKQcs)

lundi 25 mars 2013

Leclerc Chambreuil

Distribution : Leclerc et Carrefour animent leur drive


Le développement de la concurrence oblige désormais les enseignes de drive à s’animer pour recruter et/ou fidéliser leurs clients. Deux actions en témoignent en ce moment.
1) A l’occasion de l’ouverture de son 300è drive, Leclerc Drive organise un jeu à destination des consommateurs du 18 mars au 7 avril 2013 sur sa page Facebook Leclerc Drive. Un tirage au sort met en jeu un I Pad et une tablette Galaxy, huit tablettes Cuisinix et cinq bons d’achat de 100 euros à valoir sur Leclerc Drive. Ceci est également une façon pour l’enseigne de gagner des fans sur Facebook car ce jeu n’est accessible que si l’on clique sur « j’aime » Leclerc Drive.
2) Dans le même temps, Carrefour Drive récompense la fidélité. Jusqu’au 5 mai 2013, l’enseigne offre un bon d’achat de 10 € pour quatre commandes de plus de 50 €, puis 12 € pour cinq commandes et 15 € pour six commandes. Soit l’équivalent de 5 % de remise.

lundi 18 mars 2013

Grande distribution. Vous avez dit "hyper" ?


Les hypermarchés ne font plus autant recette. Le chiffre d'affaires des 100 premiers plus grands centres est en baisse de 0,8 %, selon le classement annuel de la revue Linéaires. Si Auchan reste le maître incontesté de ce modèle, Leclerc poursuit sa remontée. Le plus gros hypermarché breton reste quand même loin des monstres de la région parisienne et du Nord.
Dans l'univers impitoyable de la grande distribution, le classement annuel des 100 premiers hypermarchés de France est attendu fébrilement. Auchan va-t-il garder le leadership ? Quel groupe gagnera des places ? Les Bretons ont-ils réussi à se maintenir ? 
 
Hypermarchés

Un modèle en perte de vitesse 

Premier enseignement du classement effectué par la revue spécialisée Linéaires, le chiffre d'affaires des 100 premiers hypers est en baisse : - 143 millions d'euros pour l'année 2012. Soit l'équivalent du Carrefour de Nice ! Faut-il voir un effet de la crise ? Ou un désamour des Français pour ce modèle de magasins ? Les deux probablement. Une chose est sûre, les groupes de distribution ont aujourd'hui tendance à réduire la taille de leurs magasins. D'ailleurs, ce ne sont pas les plus grands hypers qui réalisent les plus importants chiffres d'affaires. Le Carrefour de Villiers-en-Bierre (77), avec ses 25.000 m², arrive en 25e position et affiche un chiffre d'affaires de 178,1 millions d'euros. Soit 7.124 euros par m². C'est deux fois moins que le premier du classement : l'Auchan de Velizy (78) qui affiche 15.543,37 euros par m². 

La moitié des magasins pour Auchan 

Déjà en tête du peloton l'an dernier, cet hyper parisien confirme sa suprématie. Pourtant, il n'échappe pas à une baisse de son chiffre d'affaires et voit la barre des 300 millions d'euros s'éloigner. Et le groupe Auchan reste le maître incontesté de ce palmarès, avec pas moins de 51 magasins, et truste les cinq premières places. De son côté, Leclerc, qui vise les 20 % de part de marché de la grande distribution d'ici à 2015, poursuit son offensive et place, comme l'an dernier, trois hypers supplémentaires. Le tout au détriment du numéro un, Carrefour, qui n'en compte désormais « que » 32 (- 4). 

Gouesnou dans le top 50 

Quant à la Bretagne, sans surprise, elle n'occupe pas les premières places. Il faut dire que la région dispose d'une forte densité commerciale composée de surfaces plus modestes. Malgré tout, le Leclerc de Gouesnou (29) entre dans le top 50. Le magasin gagne pas moins de dix places en une année, avec un chiffre d'affaires de 157,1 millions d'euros (+ 3 %), selon une estimation de Linéaires. Et si on se penche sur le CA par m², le magasin brestois n'a pas à rougir face à ses concurrents du Nord, avec 14.961 euros par m². 

La région nantaise en force 

Les Leclerc de Saint-Herblain et d'Orvault, déjà répertoriés l'an dernier, grignotent également des places. Enfin, un autre hyper de la région nantaise fait son entrée dans ce classement : celui de Nantes-Paridis.

mercredi 6 février 2013

Grande distribution. M. Leclerc annonce la vente de médicaments dans ses magasins. Leclerc veut casser les prix des médicaments


En annonçant la vente de médicaments dans les supermarchés de son groupe, Michel-Edouard Leclerc fait sauter un tabou. Et annonce des prix inférieurs à ceux pratiqués en pharmacie.

Partager 

Acheter ses médicaments au supermarché ? Cela devrait bientôt devenir une réalité, a annoncé hier Michel-Edouard Leclerc. Le patron du groupe de grande distribution français a révélé qu’il souhaitait que ses magasins se lancent sur ce nouveau créneau.
Les magasins Leclerc disposent déjà de pharmaciens, indispensables pour pouvoir vendre des produits parapharmaceutiques comme les cosmétiques ou le lait pour nourrissons. « À partir du moment où ils sont chez nous, nous ambitionnons de vendre des médicaments, notamment les médicaments qui ne sont plus remboursés, qui ne sont plus remboursables », a indiqué Michel-Edouard Leclerc, soulignant que ces déremboursements sont un « coup dur pour le pouvoir d’achat des patients, des consommateurs ».
Il a également précisé que le groupe vendrait ces produits entre 25 et 30 % moins cher que dans les pharmacies traditionnelles. « Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment beaucoup de concurrence entre les officines […], il y a un écart d’un à deux dans le prix des produits de pharmacie. Donc, on va essayer de mettre un peu de concurrence dans ce secteur ». La vente de médicaments en France ne peut s’opérer que dans des pharmacies et par des pharmaciens diplômés. Si recruter des pharmaciens n’est pas difficile pour une enseigne comme Leclerc, l’implantation de pharmacies est soumise à autorisation en fonction de considérations législatives et démographiques. Cette vente ne pourra avoir lieu que dans les magasins qui ont déjà une pharmacie ou qui obtiendront un avis favorable.

Sur internet aussi 

Ce n’est pas la première fois que les magasins Leclerc bousculent les habitudes de la grande distribution en se lançant sur de nouveaux marchés. Pour Michel-Edouard Leclerc, la santé et la culture représentent d’ailleurs deux vecteurs importants d’expansion du groupe.
Le groupe a également prévu de vendre ces produits sur internet à partir d’avril.

Source: JSL (http://goo.gl/6BmRm)

mardi 29 janvier 2013

Distribution: un rayon "Made in France" dans les supermarchés


Un rayon entier de produits "Made in France" dans les supermarchés: une nouveauté ? Plutôt une opération marketing qui approfondit la pratique, déjà installée dans la grande distribution, de mise en avant de certains produits fabriqués dans l'Hexagone.
Les centres E. Leclerc viennent de lancer en test dans plusieurs supermarchés des rayons de "Produits fabriqués en France", comme réclamés à l'automne par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.
Le ministre, qui n'avait pas hésité à poser en marinière bretonne, avait invité les Français à acheter français, y voyant là la clé d'une troisième révolution industrielle, et écrit aux grandes enseignes de distribution pour leur suggérer de "mettre du tricolore dans les linéaires".
Leclerc a rebondi: "On teste ce que Montebourg pourrait appeler un +marketing patriotique+, comme le font des magasins italiens à New York par exemple", a expliqué lundi le dirigeant de la chaîne, Michel-Edouard Leclerc, dans un message à l'AFP.
Dans l'un des supermarchés concernés, à Lanester en Bretagne, des dizaines de références de produits alimentaires français ont été regroupées sous une bannière bleu-blanc-rouge estampillée "Produits fabriqués en France", comme le montrait lundi le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Le groupe Leclerc "se donne un an" pour tirer les conclusions du test. "Il y a débat pour savoir si, pour valoriser les produits français, il faut les marketter ainsi ou promouvoir les labels régionaux", ce que fait déjà Leclerc, a souligné le patron du groupement.
Interrogées par l'AFP, les concurrents Carrefour, Casino, Auchan et Système U n'ont pas l'air convaincus de la nécessité de rayons Made in France pour vendre français.
Auchan souligne toutefois être "en réflexion pour voir ce qu'on peut faire de plus pour les produits français aujourd'hui".
Globalement, la concurrence de Leclerc estime valoriser déjà largement les produits français, via un étiquetage ou des marques vantant l'origine régionale ou locale.
Casino et Carrefour rappellent que 80% de leurs produits frais sont issus d'une production française. Et pour appuyer les produits du terroir, Carrefour ou Auchan exhibent jusqu'à la photo du producteur local.
Par ailleurs, la marque Reflets de France, lancée il y a quinze ans chez Carrefour, "parle pour elle-même" et elle est "plébiscitée par nos clients", relève le groupe.
Casino a répliqué avec la gamme "Le Meilleur d'ici", lancée en 2012 et qui concerne "entre 200 et 300 produits achetés chez des producteurs dans un rayon de 80 kilomètres", ou encore, depuis 2010 chez Leader Price, avec "La Sélection de nos régions".
== une idée difficile à mettre en oeuvre hors alimentation ==
A Carrefour, on assure que le client est particulièrement "sensible" à la valorisation locale ou régionale des produits. Depuis 2012, la priorité du groupe est d'ailleurs de "développer l'offre de produits locaux": "dans un magasin breton, on va surtout mettre en avant les produits du cru ou de Bretagne".
Idem pour Auchan, où depuis trois ans, "le gros de la communication se fait sur les produits locaux et régionaux", dans tous les magasins.
Auprès du client, le Made in France peut-il mieux vendre que l'argument de proximité ?
Michel-Edouard Leclerc reconnaît que si "les magasins parisiens ou de Lyon, de Nice sont intéressés" par l'idée d'un rayon Made in France, en revanche "en Alsace, en Bretagne, dans le sud-ouest, nos adhérents sont majoritairement pour une valorisation régionale".
Par ailleurs, certains doutent de la faisabilité du projet d'un rayon Made in France.
"Dans l'alimentaire, on peut oublier l'idée, c'est ingérable, il faudrait mettre presque tous les produits", juge un porte-parole de Système U.
"Et dans le non-alimentaire, on peut l'envisager pour des opérations saisonnières, sur des produits précis: les jouets à Noël, les objets de jardinage, etc. Mais de manière permanente, tout réunir ensemble n'a aucun sens", ajoute-t-on.
Autre écueil, que concède Leclerc: "dans le non-alimentaire, il y a carence de produits 100% français, donc un problème de définition pour ne pas être en publicité mensongère". Il faudra du temps pour parvenir à "+délimiter+ un périmètre de produits suffisamment +made in France+ (...) dont le regroupement ferait +sens+".
Et selon Système U, restera "le problème de certaines productions françaises, dont le prix est trop élevé pour la clientèle".
Source: TV5 (http://goo.gl/avk0Z)

jeudi 22 novembre 2012

Intermarché veut combler son retard dans les produits bio


L'enseigne élargit son assortiment à ses marques propres pour poursuivre sa conquête de parts de marché.

Pour avoir des biscuits ou des yaourts bio, plus besoin de se rendre chez Naturalia, Biocoop ou La Vie Claire. Ni chez Leclerc, Carrefour ou Auchan, qui ont une large offre de produits biologiques depuis plusieurs années. Les magasins Intermarché se lancent à leur tour sur ce marché porteur: les ventes de produits bio ont progressé de 12% l'an dernier pour atteindre 4 milliards d'euros, d'après l'Agence Bio, soit toujours à peine 2% de l'ensemble des ventes alimentaires. «La croissance devrait être moindre cette année, entre 5% et 8%, mais c'est toujours un niveau que très peu de catégories de produits affichent en ce moment», détaille Anne Saintemarie, spécialiste des marques propres chez Intermarché.
D'après une étude récente de SymphonyIRI, les ventes de produits bio ont en effet nettement ralenti depuis mars dernier, alors que, «même pendant la période très difficile de 2008, elles avaient enregistré des croissances à deux chiffres», relève le cabinet. La baisse du pouvoir d'achat est la raison directe de ce phénomène, se nourrir bio coûtant en moyenne 64% plus cher, rappelle SymphonyIRI. «Le premier frein à l'achat de produits bio reste le prix, c'est le cas pour 77% des Français d'après l'Agence Bio», rappelle Stéphane Houssin, qui appartient à la direction des supermarchés d'Intermarché, le type de magasin le plus répandu dans le groupement des Mousquetaires.

Moins cher que Leclerc sur le bio

Pour convaincre de nouveaux clients d'acheter des produits bio, l'enseigne promet de faire des efforts sur ses prix. Comme chez ses concurrents, cet engagement se traduit surtout par un assortiment élargi de produits bio à ses marques propres, comme Pâturages et Paquito: l'offre bio à marque propre a déjà quadruplé depuis 2008, à 215 aujourd'hui, et devrait rassembler 700 produits en 2015. A titre d'exemple, Carrefour propose déjà 1000 références bio à sa marque, Leclerc un peu moins de 300 et Auchan 350, dont 50 à moins d'un euro. Un produit bio consommé sur deux affiche aujourd'hui l'une de ces marques de grandes surfaces. Une part très élevée, car sur l'ensemble des produits alimentaires, cette part est plutôt de 30%.
«Les produits bio à nos marques seront environ 30% moins chers que la marque nationale bio référente» détaille Anne SainteMarie. Avec cette promesse, l'enseigne fait mieux que Leclerc, qui estime avec sa marque Bio Village être le moins cher du marché, revendiquant un écart de prix de 15%. Grâce à ses prix bas, Intermarché espère voit bondir ses ventes en bio: elles s'élèvent aujourd'hui à 100 millions d'euros, mais devraient atteindre 140 millions dès la fin d'année prochaine. Pour les Mousquetaires, troisième enseigne derrière Carrefour et Leclerc, le bio est donc surtout une arme de plus dans la conquête de parts de marché.

Source: Le Figaro (http://goo.gl/zGead)

lundi 12 novembre 2012

De plus en plus d'antivols sur l'alimentation


Les clients d'un magasin lillois se sont offusqués de voir des antivols sur des paquets de viande. Si cette pratique est assez rare dans la grande distribution française, elle tend à se développer.
Des clients d'un magasin Match ont découvert stupéfaits des antivols sous forme de macaron sur des emballages de viande de la marque Charal. Entre la baisse du pouvoir d'achat et la crise, le vol de denrées alimentaires augmente dans les magasins. La grande distribution se mettrait-elle à protéger ses rayons?
Le sujet est délicat. Il s'agit de nourriture et non d'articles High-Tech ou de cosmétique. D'ailleurs, les grandes enseignes n'aiment pas en parler. Contactée par Le Figaro.fr, les magasins Auchan et Leclerc n'ont pas souhaité s'exprimer. «Nous ne sommes pas habitués à communiquer là-dessus», prévient-on chez Leclerc. En revanche, Carrefour assure qu'il ne met «aucun produit alimentaire sous antivol», tout comme dans les magasins Dia, le spécialiste du Hard Discount, au motif que l'enseigne «pratique des prix très bras».
Les magasins s'équipent plus
Pourtant, «il y a des étiquettes antivols disposées sur quelques produits de grandes valeurs comme la viande, le foie gras et le saumon fumé à l'approche des fêtes», explique Cédric Brossard, responsable marketing chez Checkpoint, une entreprise spécialisée dans la sécurité des magasins et la prévention du vol. Plusieurs autres fournisseurs d'équipements de sécurité affirment même vendre de plus en plus d'étiquettes antivol à destination des rayons alimentaires. C'est le cas de la société S.Detect, expert en systèmes antivol de magasin, implantée à Lille. «Avec la crise, on voit de plus en plus de vols de produits de première nécessité et les supermarchés commencent à s'équiper», déclare Philippe Saragaco, le gérant de l'entreprise qui compte parmi ses clients Carrefour, Match, Intermarché et Leclerc.
Même constat pour Philippe Lefèvre, directeur commercial chez Antivol Système EAS, qui enregistre une «demande importante» des superettes et magasins de petite surface. «On protège surtout de la viande vendue à la découpe en disposant une étiquette antivol directement sur l'emballage», explique-t-il. De son côté, Alban Perreul, gérant d'Advanced Electronic System, vend surtout des antivols pour des produits surgelés. «On a aussi de nouveaux clients, les magasins bio se mettent aussi à protéger leurs articles alimentaires».
Aucun chiffre sur les vols de denrées alimentaires en France
Mais difficile de trouver des chiffres concernant le montant et la quantité totale de produits alimentaires volés chaque année. Ce qui est certain, «c'est que le vol s'est professionnalisé», constate Elias Nahra, président de Triomphe Sécurité, une société de surveillance humaine. Papier cellophane dans les sacs pour passer en toute discrétion au niveau des portiques, produits dissimulés sous les vêtements. «J'ai déjà vu de la viande hachée dans des chaussettes», détaille-t-il.
Les derniers chiffres indiquent que le taux de démarque inconnue (variation entre le chiffre d'affaire constaté à la fin de l'année et le chiffre d'affaire théorique) a augmenté de 2,9% en France entre 2010 et 2011, d'après le baromètre du vol réalisé depuis cinq ans par le Centre de recherche de distribution. Parmi les produits les plus dérobés, le fromage enregistre un taux supérieur à la moyenne (3,90%), devant les confiseries (2,45%) la viande fraîche (2,35%) et le poisson (2,70%) . Dans d'autres rayons, les produits de rasage, les cosmétiques et les vêtements restent très convoités.
«Besoin de voler»
Au secours populaire, on reste sensible au sujet. «Je ne cherche pas à les excuser mais il y a des gens qui ne mangent pas à leur faim», rappelle Vincent Lauprêtre, le président de l'association. «Nous avons distribué 181 millions de repas rien qu'en 2011 et aidé 2,5 millions de personnes, dont 150.000 jeunes», poursuit-il. «Il y a un réel problème d'alimentation en France».
Sortie des études, Lucie*, 23 ans, n'a jamais eu à se rendre au secours populaire mais admet avoir eu «besoin de voler» pendant les trois dernières années passées à Paris. «Jambon, tarte salée, cordons bleus. C'était des trucs plats, faciles à oublier au fond du panier», raconte l'ancienne étudiante. «Je voyais les prix augmenter, mon budget se resserrait...Et puis je n'avais aucun scrupule car c'était des grandes surfaces qui se faisaient des grosses marges». Depuis quelques mois, Lucie touche un salaire. «J'ai donc arrêté mais je ne regrette pas ce que j'ai fait».
Source: Boursorama (http://goo.gl/oQToX)