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mardi 17 juin 2014

Premier magasin belge sans emballage

La première boutique alimentaire sans emballage va ouvrir en Belgique. Le concept a deux grands atouts : la lutte contre les déchets et la chasse au gaspillage alimentaire.


« L’idée est que les clients apportent leurs propres récipients », explique Savina Istas, entrepreneure de 25 ans, créatrice du premier magasin belge d’alimentation sans emballage,« Robuust ! – Zero Waste Shop ».
Suremballage et gaspillage alimentaire : notre mode de consommation est doublement problématique. Dans une poubelle ménagère, les emballages occupent la moitié du volume, et comptent pour plus d’un quart de son poids. On estime ainsi que chaque Belge jette plus de 75 kg d’emballages annuellement. Et concernant le gaspillage alimentaire ? Ce sont en moyenne 20 kg de nourriture qui se retrouvent à la poubelle par an et par habitant. Un quart de la nourriture produite mondialement est jeté sans être consommée. Selon le parlement européen, si rien n’est fait pour enrayer ce phénomène, le gaspillage alimentaire sera de 40 % en 2020.
Savina Istas a la volonté de faire changer les choses. Suite aux contacts pris avec des personnes qui font délibérément le choix de vivre sans déchets, elle a décidé de se lancer dans l’aventure : le 10 août, elle va ouvrir à Anvers le tout premier magasin sans emballage de Belgique, et le 5ème de par le monde. Pense-t-elle déjà à ouvrir d’autres magasins du genre ? « Après Anvers, ce sera vraisemblablement Gand où le mouvement intéresse beaucoup les citoyens. De plus, j’offre la possibilité d’ouvrir des franchises. Si des entrepreneurs sont intéressés pour établir ce concept en Wallonie, c’est possible ! »
Dans les rayons de sa boutique, les marchandises sèches auront la part belle. Ainsi, le riz, les pâtes, les biscuits, les épices, le café ou encore le thé seront disposés dans des récipients – des seaux et des silos –, sur un mur grand de 6 mètres. Et ils s’achèteront au poids. De grands seaux de 5 litres contiendront des sauces, du yaourt ou de la confiture. Sélectionner la quantité désirée permet de faire la chasse au gaspillage alimentaire : on achète exclusivement la quantité dont on a besoin. Pour se servir, on remplira le bocal ou le récipient que l’on aura pris le soin de prendre de chez soi. Et si par malheur on l’avait oublié ? L’entrepreneure a prévu le coup et proposera à la vente des bocaux et des bouteilles de tout calibre. Après usage, il sera possible de les ramener au magasin et d’être remboursé. Le système est d’une simplicité déconcertante : à l’entrée de la boutique, le récipient est tout d’abord taré et étiqueté. Une fois rempli, il est à nouveau pesé lors du passage à la caisse. On ne paie donc que le poids exact de l’aliment choisi.

Le focus est mis sur le bio et la valorisation des circuits-courts. Ainsi, les fruits et légumes proviendront d’agriculteurs biologiques des alentours. Des boissons seront aussi disponibles, comme du lait frais, des jus de fruits – orange, pomme et poire – et du vin. Enfin, au rayon non-alimentaire, on trouvera certains produits ménagers et d’hygiène personnelle, comme les savons, les shampoings, les huiles essentielles, les lessives et les détergents. Leur production est artisanale et réalisée par des citoyens vivant à proximité.
« ll y aura également des articles permettant de vivre de manière plus écologique », explique Savina Istas. « Par exemple, des sacs en tissus, des pailles et des boîtes à tartine en acier inoxydable ou encore des chiffons réutilisables. »
L’idée du tout « sans emballage » n’est pas neuve, elle ressemble même à un retour à l’époque de nos grands-mères. Pourtant le concept est résolument dans l’air du temps. A Berlin, la création de la première boutique du genre en mai 2014 a déchaîné les foules de donateurs sur un site de crowdfunding. Une levée de 20.000 euros en moins de 24 h ! Alors qu’elles demandaient 45.000 € pour se lancer, les 4 entrepreneures allemandes ont finalement collecté plus de 100.000 €. Un raz de marée ! La démarche de Savina Istas est en tout point similaire. La seule différence, et elle est de taille, est sa difficulté à financer son projet. La démarche de crowdfunding est loin de rencontrer le succès escompté. Mais l’entrepreneure flamande a un plan B.
Source: http://goo.gl/KYE4f4

lundi 16 juin 2014

Le Parlement européen veut réduire de moitié le gaspillage alimentaire

Alliant l'aide aux personnes démunies et la lutte contre le gaspillage alimentaire, le Parlement européen vient de lancer une grande campagne de sensibilisation et a mis en place un plan décénal ciblé.
Le Parlement européen vient d’adopter une résolution demandant la réduction du gaspillage alimentaire et une amélioration de l’accès aux aliments pour les plus défavorisés.

 « Près de 50 % d’aliments sains sont gaspillés chaque année dans l’Union européenne, par les ménages, les supermarchés, les restaurants et la chaîne alimentaire, alors que 79 millions de citoyens vivent au dessous du seuil de pauvreté et que 16 millions dépendent de l’aide alimentaire d’œuvres de charité », a expliqué l’institution européenne, qui compte bien réduire de moitié le gaspillage alimentaire dans l’Union, d’ici 2025.

Une campagne axée sur la sensibilisation

Une campagne de sensibilisation aux niveaux européens et nationaux est lancée dans l’ensemble de l’Union européenne. Pour ce faire, le Parlement européenn a décidé de mettre en place des cours d’éducation alimentaire dans les écoles, où des programmes spécifiques sont en cours d’élaboration. Placée sous le signe de la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’année 2014 donne le top départ d’un plan décanal ambitieux.
Par ailleurs, le Parlement européen entend créer une « date limite de vente » qui viendrait compléter la « date limite de consommation » pour éviter que les denrées ne soient proposées dans un délai trop proche de leur péremption.
Enfin, plusieurs tailles d’emballages seront proposées, ainsi, les consommateurs pourront acheter des portions adaptées à leurs besoins sans surplus d’emballages, ni pollution gratuite.

Promouvoir les produits locaux

Souhaitant allier relance de l’économie et promotion des produits agroalimentaires locaux, le Parlement européen entend favoriser les ventes de produits locaux et assurer la redistribution des invendus aux personnes démunies, là encore pour combattre plus intelligemment le gaspillage. “Cinq fruits et légumes par jour”, “les produits laitiers sont nos amis pour la vie”, on a beau le répéter, ces slogans restes souvent peine perdue. Le Parlement européen veut également s’attaquer à ces problématiques et pour cela, la consommation de fruits et de lait à l’école va être incitée et prise en charge à 50% par l’Union européenne.
Dans l’Union européenne, ce sont 89 millions de tonnes d’aliments qui sont jetés par an, soit 179 kilos par habitant

Source: http://goo.gl/rktZe2

dimanche 15 juin 2014

Chasse au gaspillage alimentaire : Sainsbury s'associe à Google

L'initiative mérite qu'on s'y attarde.
Sainsbury s'est associé à Google pour élaborer un outil fonctionnant à la voix permettant d'éviter de jeter de la nourriture : Food Rescue.
Recettes, trucs et astuces, le site est joliment monté autour de la chasse au gaspillage.
On peut même suivre en temps réel la quantité de nourriture sauvée.
Plus d'info: http://www.sainsburysfoodrescue.co.uk/landing
Source: http://goo.gl/zJ5w8f

samedi 14 juin 2014

Les Pays-Bas et la Suède alertent l’UE sur le gaspillage alimentaire

Les Pays-Bas et la Suède ont envoyé une lettre à toutes les délégations des États membres afin de les sensibiliser sur le gaspillage alimentaire. Ils proposent de réviser la législation sur l'étiquetage des dates de péremption.
Chaque année, quelque 89 millions de tonnes de nourriture, pourtant comestibles, terminent à la décharge dans l'Union européenne. Une énorme perte économique pour les Vingt-huit.
Les autorités néerlandaises et suédoises ont envoyé une lettre au Conseil qui l’a ensuite transférée aux délégations européennes. Les deux pays demandent d'ouvrir le débat afin de soutenir le secteur de l'agroalimentaire dans ses mesures visant à réduire le gaspillage alimentaire et les pertes économiques associées.
Selon les auteurs de la lettre, il faut mettre en place un environnement permettant de supprimer les obstacles qui empêchent d'assurer une sécurité alimentaire optimale.
« Des mesures pourraient être prises dans de nombreux domaines législatifs, mais commençons avant tout par la question des étiquettes sur les dates de péremption », demandent les deux États membres. « Dans nombre de pays européens, les dates indiquées sur les étiquettes sont à l'origine du gaspillage alimentaire. Sans appeler à un bouleversement du système, les Pays-Bas et la Suède pensent que certains changements et actions peuvent être entrepris pour réduire le gaspillage alimentaire provoqué par le système d'étiquetage actuel ».
Bon nombre de denrées alimentaires étiquetées avec la mention « à consommer de préférence avant », imposée par la législation européenne, restent comestibles même après la date de péremption indiquée sur l’emballage. Ils sont pourtant jetés pour des raisons de sécurité.
« La confusion induite par ce type d'étiquetage doit être dissipée », poursuivent les auteurs, qui ont reçu le soutien des délégations allemande, autrichienne, danoise et luxembourgeoise.
Les deux pays demandent à la Commission d'étendre la liste des produits qui se conservent longtemps et qui ne devraient donc pas faire l'objet d’un étiquetage aussi restrictif.
Ils souhaitent également examiner les méthodes pour mieux informer les consommateurs sur deux aspects : la durée de vie des dates de péremption et le rôle joué par certaines lois dans le gaspillage alimentaire d’autre part.
Les ministres européens devraient aborder la question lors du prochain Conseil consacré à l’agriculture, le 19 mai prochain.
La société civile ne peut plus supporter les taux de gaspillage alimentaire actuels, alors que des millions d'êtres humains souffrent de malnutrition dans les pays en développement. Selon les dernières estimations de la Commission européenne , réalisées avant l'entrée de la Croatie, le gaspillage alimentaire dans le 27 Etats membres représente 89 millions de tonnes par an, soit 179 kg par habitant. 
Sans changement, la Commission estime qu'en 2020, le gaspillage alimentaire atteindra 126 millions de tonnes, soitune hausse de 40 %. 

La Commission européenne a mis sur pied un groupe de travail dont la mission est de trouver une solution au gaspillage alimentaire à l’échelle européenne et de proposer un projet de loi d’ici mi-juin.


PROCHAINES ÉTAPES: 
  • 19 mai:  Conseil Agriculture 
  • Mi-juin : proposition de la Commission européenne en vue de s'attaquer aux déchets alimentaires 

mardi 27 mai 2014

Pertes et gaspillages alimentaires : un phénomène aux multiples facettes.

Les pertes et gaspillages alimentaires représentent un enjeu important pour notre société, tant sur les volets économique et social, qu'écologique ou éthique. De fait, « la lutte contre ce phénomène occupe aujourd’hui une place grandissante dans l’espace public et politique. L'année 2014 a d’ailleurs été retenue comme l’année européenne contre le gaspillage alimentaire »...


Le 14 juin 2013, Guillaume Garot, alors ministre délégué à l’Agroalimentaire, présentait le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, à l’ensemble des acteurs de la filière. L’objectif que s’est fixé le gouvernement français est ambitieux : diminuer par deux le gaspillage alimentaire dans notre pays d’ici 2025. Mais que connaît-on réellement de ce phénomène ? Quelle est son ampleur ? Quels sont ses origines, ses déterminants ? Comment les consommateurs le perçoivent-ils ?
Les avis sont unanimes : il s’agit d’un levier pour amener nos systèmes alimentaires vers plus de durabilité et relever des défis, tels que la sécurité alimentaire mondiale, le changement climatique, la préservation des ressources naturelles et des écosystèmes, l’accès à l’alimentation pour les démunis. Cependant, les choses ne sont pas si simples…
De 20 à 70 kg de nourriture jetés par consommateur et par an en France
Les pertes et gaspillages alimentaires regroupent l’ensemble des nourritures qui auraient pu être mangées par l’homme et qui sont finalement jetées ou utilisées autrement (alimentation animale, fertilisants, énergie, etc.). On les retrouve tout au long de la chaîne alimentaire, de l’amont agricole à l’assiette du consommateur. Il existe donc une grande diversité des situations à l’origine des pertes et gaspillages. En outre, aucune définition consensuelle n’est reconnue.
Ce que les consommateurs et les autres acteurs de l’agroalimentaire entendent par pertes et gaspillages alimentaires est très variable. Cette hétérogénéité dans les approches et les méthodes de quantification explique que les estimations disponibles dans la littérature varient. « En France, par exemple, les données font état de 20 à 70 kg de nourriture jetés par consommateur et par an », rapporte Barbara Redlingshöfer. Et de retenir, au niveau mondial, le chiffre d’environ 30 % de pertes et gaspillages tout au long de la chaîne alimentaire, selon des études basées sur quelques collectes de données et estimations, extrapolées par la suite.
Les fruits et légumes en première ligne
En outre, ce chiffre de 30 % recouvre une situation elle-même hétérogène à deux égards. D’une part, les estimations varient selon les catégories de produits : « Les produits périssables, comme les fruits et légumes frais, les racines et tubercules, les viandes et poissons, les céréales (sous forme de pain dans les pays du Nord), sont parmi les plus concernés », précise la chercheuse. Et, d’autre part, les pertes et gaspillages alimentaires ne surviennent pas aux mêmes stades du système alimentaire selon le contexte géographique : « Dans les pays du Sud, les pertes surviennent principalement après la récolte, au cours des premières opérations de transformation, de stockage et de transports (pertes post-récolte). Tandis que, dans les pays du Nord, il s’agit davantage de gaspillages survenant majoritairement aux étapes de distribution, restauration et consommation. » Cela dit, nos connaissances sur les filières sont incomplètes. Cette répartition inégale entre Nord et Sud reste à confirmer.
Une issue à la faim dans le monde ?
Ces différences Nord-Sud et ce gâchis généralisé pose un dilemme moral à l’heure où certaines populations continuent à souffrir de la faim. Cependant, Barbara Redlingshöfer lance un message sans appel : « La faim dans le monde ne sera pas éliminée par de la nourriture récupérée dans le Nord. » Pourquoi ? « Même si les systèmes alimentaires sont de plus en plus connectés à l’échelle mondiale, ils ne fonctionnent pas en vases communicants. De plus, ce n’est pas la disponibilité de la nourriture qui pose problème, mais son accessibilité à des populations qui n’ont pas les moyens de l’acheter. » Les stratégies de réduction des pertes et gaspillages dans les pays du Sud visent alors à créer des richesses le long des filières et à augmenter la capacité de la population à accéder à la nourriture.
La recherche et les associations, acteurs de la lutte Le flou est également encore de mise lorsqu'il s'agit de cerner les différents aspects du gaspillage alimentaire. Les chercheurs manquent de connaissances sur les causes et déterminants du phénomène, sur les jeux d’acteurs et les effets des mesures envisageables pour le réduire… Depuis plusieurs années, l’Inra (Institut national de recherche agronomique) mène donc des travaux de recherche, comme la réflexion stratégique duALIne [1] menée avec le Cirad sur la durabilité de l’alimentation face à de nouveaux enjeux, qui a permis de mieux comprendre le phénomène des pertes et gaspillages. « Depuis deux ans, l’Inra est également partenaire du projet européen Fusions, qui s’achèvera en 2016, dont l’objectif est d’apporter une définition et un cadre harmonisé de quantification des pertes et gaspillages, et d’identifier des mesures publiques et privées de réduction, en s’appuyant notamment sur des innovations sociales », explique la chercheuse.
Car le changement semble déjà en marche. Des politiques se mettent déjà en place dans de nombreux pays et les initiatives associatives, comme La Brigade des compotes ou le mouvement solidaire Disco Soupe, foisonnent sur le terrain. Une mobilisation qui prouve, non seulement que les actions sont possibles, mais aussi que « dans notre société d’abondance, le fait de jeter de la nourriture apparaît aujourd’hui comme un scandale moral », pointe Barbara Redlingshöfer [2].
[1] Redlingshöfer B et Soyeux A, 2011. Pertes et Gaspillages. In : duALIne - durabilité de l’alimentation face à de nouveaux enjeux. Questions à la recherche, Esnouf C, Russel M et Bricas N (Coords.), Rapport Inra-Cirad (France), 113-130.
[2] Redlingshöfer B et Soyeux A, 2012. Pertes et gaspillage alimentaires : un gisement déterminant, complexe et multiple pour la durabilité. In : Rio + 20 Comment rechercher un développement durable ? Dossier de l’environnement de l’Inra n° 33, p.73- 87.
(Barbara Redlingshöfer, de la Mission d’anticipation Recherche/Société pour le développement durable (MaR/S) de l’Inra à Paris - Rencontres Fondation Louis-Bonduelle 2014)
Source: http://goo.gl/xfx7I3

mardi 13 mai 2014

Lutte contre le gaspillage alimentaire: les limites des dates limites !

Alors que le gaspillage alimentaire est une préoccupation grandissante et que les Français jettent chaque année 20 kilos de nourriture dont 7 kg de produits jamais déballés, l’UFC-Que Choisir à l’appui d’un test labo exclusif(1), alerte sur l’incohérence de l’encadrement des dates de péremption et en appelle aux pouvoirs publics. Plus particulièrement, l’UFC-Que Choisir dénonce le raccourcissement à l’excès des dates limites de consommation par les industriels pour de pures raisons de marketing, ainsi que la confusion entre les deux types de dates limites -DLC et DLUO - en raison du cadre règlementaire.
La DLC, une date sanitaire … trop contournée par les industriels
La réglementation européenne exige que les aliments les plus périssables portent une ‘Date Limite de Consommation’ (DLC - précédée de la mention « A consommer jusqu’au / avant »). Au-delà de cette date, les aliments sont susceptibles de présenter un danger pour la santé. Pourtant, les révélations récentes des pratiques de certains industriels qui définissent des durées de vies différentes selon les zones de commercialisation ou qui raccourcissent les dates pour accélérer les rotations en rayon, ont pu ébranler le dogme selon lequel on ne doit jamais dépasser cette date.
C’est dans ce contexte que l’UFC-Que Choisir a examiné l’évolution de la qualité sanitaire pour 10 produits(2) porteurs d’une DLC, à partir de la date limite, puis à trois dates ultérieures (entre 4 jours et 3 semaines selon le type de produit). Or si au moment de la DLC la qualité bactérienne est globalement bonne, l’analyse révèle qu’elle s’altère rapidement après pour deux produits carnés (jambon et filets de poulet), et qu’à l’inverse pour un tiers des produits les dépassements, pourtant considérables, de la DLC n’ont pas eu le moindre impact sanitaire:
  • Pour 3 produits sur 10, des DLC raccourcies pour des raisons marketing : pour la crème dessert et les deux yaourts testés, la qualité hygiénique est restée parfaite plusieurs semaines après la DLC, soit une durée très supérieure à la marge de précaution nécessaire  sur ces produits. Sachant que la DLC est définie pour ces produits sous l’entière responsabilité des fabricants, une telle marge laisse à penser que ces DLC ont été raccourcies pour des motivations non pas sanitaires, mais purement marketing.
DLUO-DLC, des mentions qui sèment la confusion
Les aliments plus stables dans le temps, sont quant à eux porteurs d’une ‘Date Limite d’Utilisation Optimale’ (DLUO - précédée de la mention "A consommer de préférence avant  … "), qui indique seulement la date au-delà de laquelle les qualités gustatives se dégradent. Il n’y a donc aucun risque sanitaire à la dépasser. Pourtant 18 % des consommateurs européens ne comprenant pas la mention "A consommer de préférence avant le"(3), l’interprètent comme une date limite de consommation et se privent donc de consommer des produits parfaitement sains. C’est à ce titre que le Conseil Economique Social et Environnemental a appelé à une révision des mentions précédant les deux dates limites afin de lever toute ambiguïté sur leur signification pour les consommateurs.
Après avoir obtenu que la Loi impose aux fabricants des dates limites identiques pour l’Outre-Mer et la Métropole(4), l’UFC-Que Choisir, dans l’objectif de réduire le gaspillage alimentaire, demande aujourd’hui aux Pouvoirs Publics de passer à la vitesse supérieure et :
  • d’encadrer la définition des DLC de manière à ce que celles-ci soient établies exclusivement sur la base de critères sanitaires,
  • de rendre plus explicite aux yeux des consommateurs la différence entre DLC et DLUO en modifiant les mentions précédant ces deux dates.
Par ailleurs, pour aider les consommateurs à lutter contre le gaspillage alimentaire l’UFC-Que Choisir, outre la publication de son dossier, rappelle la nécessité d’acheter en premier lieu des quantités correspondant à leurs besoins réels, de stocker à des températures adaptées et de consommer en priorité, parmi les produits achetés, ceux qui sont les plus proches des dates limites.
(1) Résultats complets dans le n° 525 de Que Choisir– mai 2014(2) Yaourt nature et au fruit, crème dessert, crème fraiche, mousse de foie, jambon cuit, lardons, filet de poulet, saumon fumé, mâche prête à consommer(3) Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2012 sur le thème «Éviter le gaspillage des denrées alimentaires: stratégies pour une chaîne alimentaire plus efficace dans l'Union européenne»  2011/2175(INI)(4) LOI n° 2013-453 du 3 juin 2013 visant à garantir la qualité de l'offre alimentaire en Outre-Mer
Source: http://goo.gl/Iyxee0

Alimentation : lutter contre les pertes alimentaires mondiales massives

La lutte contre le problème des pertes massives de denrées alimentaires dans le monde est la clé pour réduire la faim et la pauvreté, mais les gouvernements et les entreprises doivent renforcer leur collaboration sur la question, a annoncé un congrès international sur les pertes alimentaires et le gaspillage.

S’exprimant lors du deuxième congrès international « SAVE FOOD » à Düsseldorf , en Allemagne, le sous-directeur général de la FAO, Ren Wang, a souligné qu’une coordination efficace dans tous les secteurs pourrait faire « une réelle différence « au niveau d’un des grands défis de la sécurité alimentaire dans le monde.
Bien que 842 millions de personnes souffrent de faim chronique, environ 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont perdues et gaspillées chaque année, selon la FAO, estimant que la nourriture produite mais jamais mangée serait suffisante pour nourrir deux milliards de personnes.
« Même en réduisant de moitié le niveau actuel des pertes, cela aurait un impact important sur l’augmentation prévue de 60 pour cent de la disponibilité de nourriture nécessaire pour nourrir une population mondiale de neuf milliards de personnes », a-t-il affirmé.
« Un gain énorme et essentiel peut et doit être fait », a déclaré Wang. Il a souligné que les gouvernements nationaux et les organismes publics ne peuvent pas résoudre le problème eux-mêmes, mais doivent travailler à créer les meilleures conditions d’investissement pour le secteur privé afin qu’il prenne des mesures. « Seules les personnes qui produisent des aliments peuvent réduire les pertes de produits alimentaires à une échelle significative », a-t-il noté.
Werner M. Dornscheidt, Président-directeur général de Messe Düsseldorf GmbH, partenaire de l’initiative « SAVE FOOD », a déclaré : « En tant que tribune pour les décideurs internationaux de tous les secteurs concernés, le Congrès « SAVE FOOD » a pour but de mutualiser les expertises, d’encourager le dialogue, d’exploiter les synergies et de donner une nouvelle impulsion. Je suis convaincu que le Congrès aura une incidence décisive sur la promotion de notre objectif commun ».
Outre leur impact sur la sécurité alimentaire et la création de revenus, en particulier pour les pauvres petits agriculteurs, les pertes alimentaires et les gaspillages pèsent lourd sur l’environnement, sont gourmands en ressources en eau et en terres précieuses et contribuent aux émissions de gaz à effet de serre.
« Si les pertes alimentaires et les gaspillages étaient un pays, il serait le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre et le plus grand utilisateur d’eau d’irrigation », a déclaré Wang au congrès. La superficie des terres utilisées pour produire les aliments que personne ne mange ferait des pertes et gaspillages alimentaires le deuxième plus grand pays dans le monde, a-t-il ajouté.
Selon la FAO, les pertes alimentaires se produisent la plupart du temps au cours des étapes de production - la récolte, le transport et le stockage de la nourriture - alors que les gaspillages de nourriture ont lieu généralement chez le détaillant et le consommateur final de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.
Les agences des Nations unies, dont le PNUE, le PAM et le FIDA, les institutions publiques et les entreprises privées participent à ces deux journées du congrès « SAVE FOOD » pour analyser les causes des pertes de produits alimentaires et les meilleures solutions pour les réduire.
Le congrès mettra l’accent en particulier sur les pertes et les gaspillages alimentaires dans les poissons, les céréales, le lait, les fruits et les légumes et les racines et tubercules.
Créé en 2011 par la FAO et Messe Düsseldorf, « SAVE FOOD », l’Initiative mondiale sur les pertes alimentaires et la réduction des gaspillages réunit 250 partenaires, notamment des organisations et des entreprises privées et publiques dans le but de modifier les pratiques de gestion, les technologies et le comportement des personnes impliquées dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire.
Parmi ses activités, l’Initiative mondiale soutient les secteurs public et privé dans le pilotage et la mise en œuvre des projets de réduction de pertes alimentaires ainsi que ceux qui encouragent la réutilisation écologique de la nourriture gaspillée - par exemple dans l’alimentation animale et le compostage.

Le congrès se déroule dans le cadre d’Interpack, le plus important salon du monde pour l’emballage et les industries de transformation connexes, où les entreprises de plus de 60 pays exposeront des produits et des services.
Source: http://goo.gl/lCXL6V

jeudi 8 mai 2014

Coup d'envoi du salon Interpack 2014

Aujourd’hui s’ouvre le salon triennal Interpack au centre des expositions Messe Düsseldorf, en Allemagne. Rendez-vous incontournable de l’industrie de l’emballage et de ses équipements, Interpack 2014 affiche complet : les 174 000 m2 du salon accueillent quelque 2 700 exposants des secteurs des denrées alimentaires et des boissons, de la confiserie et de la boulangerie, des produits pharmaceutiques et cosmétiques, des biens de consommation non alimentaires, des biens industriels et des services annexes.

Bien plus qu'une simple exposition de l'emballage, Interpack se veut être une véritable "source d'inspiration pour l'industrie de l'emballage" et toutes les technologies de processus annexes. Les exposants venus de plus de 60 pays présentent, sur ces sept jours, leurs dernières innovations et leurs visions de la technologie de demain.

Innovationparc packaging, le lieu de rencontre et d’échange d’Interpack, est cette année placé sous la bannière du gaspillage alimentaire Save Food. 
Entreprises et associations partagent leur solution en matière de transformation de produits alimentaires, de design, de matériaux d’emballage et de construction de machines, pour éviter les pertes des denrées alimentaires. 
Pour illustrer ce propos de gaspillage, une offre de restauration, établie avec Tristram Stuart, est à disposition. Stuart est à la tête du projet Feeding the 5000, projet qui s'est forgé une réputation en organisant des repas gratuits pour plusieurs milliers de personnes, en utilisant des denrées alimentaires jetées et encore comestibles.

En parallèle, se tient sur deux jours le congrès Save food, événement créé par l’Organisation mondiale des Nations Unies pour l’alimentation et Messe Düsseldorf, et soutenu par les Nations Unies sur l’environnement. 
L’objectif est de rassembler les acteurs issus du secteur économique, politique et de la recherche et d’initier un dialogue constructif afin de trouver des solutions pour réduire les pertes tout au long de la chaîne agro-alimentaire.
"Au sein de cette initiative Save Food, l’industrie de l’agro-alimentaire, de l’emballage et de la logistique a un rôle tout à fait important à jouer. Car finalement, ce sont les produits développés par ces entreprises qui offrent des approches concrètes pour trouver des solutions", explique son directeur et fondateur, M. Jablonowski.

Interpack inaugure cette année un nouvel espace. Appelée "components for processing and packaging", cette nouvelle thématique s'adresse aux fournisseurs industriels de la filière emballage, ainsi qu’aux sous-traitants. Environ 75 entreprises participent à cette manifestation complétée par un forum de conférences quotidien.

Source: http://goo.gl/Wa531a

jeudi 24 avril 2014

Gaspillage alimentaire : Faut-il obliger les grandes surfaces à donner leurs invendus ?

Alors que la France s’est donnée comme objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025, nos voisins les belges sont passés à la vitesse supérieure en expérimentant dans la commune d’Herstal, une mesure radicale. Obliger les grandes surfaces à donner leurs invendus sous peine de sanctions. Une fausse bonne idée ?


Selon la FAO, l’organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture, chaque année, pas moins de 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires sont gaspillés, soit un tiers de la production mondiale. Le chiffre donne le tournis. C’est pour lutter contre cette gabegie alimentaire tout en donnant un coup de pouce aux associations d’aide alimentaire, que la commune de Herstal, situé dans la province de Liège en Belgique, expérimente depuis deux ans un dispositif innovant. Frédéric Daerden, Bourgmestre de la petite ville de 40 000 habitants, nous explique comment le dispositif s’est mis en place : « On s’est dit, que lors du renouvellement du permis d’environnement, l’équivalent du permis d’exploitation français, on pouvait inclure une nouvelle obligation pour que les supermarchés proposent aux associations d’aide alimentaire leurs invendus avant de les détruire. On a donc modifié le règlement et testé cette nouvelle idée. La première phase s’est faite durant l’été 2012 avec une grande surface qui avait déjà l’habitude de travailler avec des associations d’aide alimentaire. L’expérience s’est très bien passée et nous avons décidé de généraliser à toute la ville, c’est à dire douze établissements».    
De l’aveu même du Bourgmestre, ce système ne peut remplacer une véritable  politique européenne de lutte contre le gaspillage et la montée de la pauvreté mais « il permet de pallier des solutions d’urgence de manière plutôt simple, guidé par le bon sens. On réduit ainsi notre impact sur l’environnement en diminuant le gâchis alimentaire provoqué par la surconsommation et on permet d’aider des associations qui en ont besoin ». 

Une mesure applicable en France ? 

Qu’en pensent les associations qui luttent en France contre le gaspillage alimentaire ? Faudrait-il s’inspirer de l’exemple belge ? Du côté de Lyon, LesGars pilleurs, ce collectif de citoyens qui fait le tour des poubelles des supermarchés de la ville pour glaner tout ce qui est récupérable et le redistribuer ensuite, l’idée semble séduisante : « La démarche de la ville d’Herstal est bonne à notre sens. Quand on voit tout ce que jettent les grandes surfaces, c’est hallucinant ».Lors de l’une de leur tournée, le collectif a retrouvé pas moins de 230 KG de produit alimentaire consommable dans une seule poubelle. Si la démarche de la ville part d’un bon sentiment pour les Lyonnais, la mesure belge et a fortiori les mesures en France restent quand même trop timorées : « Le problème c’est qu’on reste quand même sur une logique très précaire. Mais elle a le mérite d’être concrète. Ce qui n’est pas le cas de la France. Le pacte national contre le gaspillage alimentaire lancé par l’ancien Ministre Guillaume Garot s’arrête clairement aux portes de la communication. Tout au mieux il y a un effort de sensibilisation à ce gâchis mais sinon… ». 

Du côté de l’ANDES, l’association national de développement des épiceries solidaires, c’est un tout autre son de cloche. Pour Guillaume Bapst, son directeur, la méthode n’est pas la bonne : « Je trouve que l’aspect répressif n’est pas bon. Je préfère travailler en bonne intelligence avec le secteur privé pour voir comment on peut améliorer la revalorisation des invendus pour que tout le monde s’y retrouve. Il y a deux problèmes à mon sens. D’une part on reste toujours sur cette image que les pauvres, au final, mangent les restes que les riches laissent mais surtout, cette mesure ne permet de résoudre le problème de la carence alimentaire. Car le vrai souci que nous tentons de résoudre avec l’ANDES, c’est de pouvoir offrir à nos bénéficiaires des repas équilibrés. Or, avec une mesure comme celle prise dans cette ville belge, on reste soumis à l’aléa du don. C’est pourquoi je préfère des initiatives comme Eqosphère, lancé par Xavier Corval, qui est une sorte de bourse au don pour les associations qui leur permet de choisir ce dont elles ont besoin ». 

Dernière réaction, celle de Daniel Boyer, Président de la banque alimentaire de Touraine. Pour le militant associatif il ne serait pas utile de transposer cette mesure en France, puisque le pays s’est déjà doté d’un arsenal législatif : « Il existe déjà en France des mesures qui permettent de limiter le gaspillage alimentaire. Par exemple l’obligation pour organismes qui produisent plus e 40 tonnes/an de déchets organiques, comme les agriculteurs ou les grandes surfaces de les revaloriser. En 2016, tout les entreprises produisant 110 tonnes/ an seront aussi concernées. Donc on va arriver à une forme de systématisme. Et puis, le risque c’est que les grandes surfaces donne tout et n’importe quoi, or on n’est pas une seconde poubelle. Du coup, le dispositif français de défiscalisation à 60 % du don alimentaire et l’obligation de valoriser ses déchets organiques me paraît bien plus efficace que toute autre mesure coercitive ». Le débat reste donc ouvert.

mardi 22 avril 2014

Le gaspillage alimentaire, une priorité européenne

La Commission Européenne rappelle dans le cadre de sa campagne Génération Awake, les effets négatifs du  gaspillage alimentaire qui représentent également une perte importante des ressources que sont la terre, l’eau, l’énergie – mais aussi une perte économique.Environ un tiers de la nourriture produite dans le monde est perdu ou gaspillé. Lorsque plus d’un milliard personnes dans le monde vont se coucher avec la sensation de faim, il est impossible de ne pas s’interroger sur ce qui peut être fait.

jeudi 17 avril 2014

Gaspillage alimentaire : l’emballage change de couleur quand le contenu commence à se détériorer

Une des raisons du gaspillage alimentaire réside dans la date de péremption des produits. Des solutions existent pour réduire ce gaspillage. Comme, par exemple, les étiquettes temps-température. Des chercheurs brésiliens ont mis au point un emballage qui change de couleur quand le produit se déteriore, comme nous l’expliquent Claire Vincent et Hugo Garcia, Master 1ère année promotion MIP10 en Ingénierie Packaging - Esepac.
Pour éviter tout risque d’intoxication alimentaire, les industriels prennent de larges marges en ce qui concerne ces dates ; alors qu’il est prouvé qu’un yaourt est comestible trois semaines après la date de péremption indiquée sur son emballage. Des solutions existent et qui passent notamment par un changement de couleur.

C’est ainsi qu’un groupe de chercheurs - sous la houlette d’Ana Maria Zetty Arenas, ingénieure agro-industrielle au laboratoire d’Ingénierie des Aliments de l’Ecole Polytechnique à l’Université de Sao Paulo (USP) au Brésil dirigée par Carmem Tadini -, a mis au point un emballage alimentaire biodégradable capable de changer de couleur lorsque le produit commence à se détériorer.

L’idée a été de faire de l’emballage un témoin pour le consommateur en utilisant une palette de couleurs pour traduire la détérioration du produit qui se caractérise par une variation du pH de celui-ci.
Ce processus est basé sur un pigment appelé anthocyane présent dans l’emballage, et fait à partir de fécule de manioc. Cette substance altère sa couleur quand il y a un changement de pH du produit.

Lors de la mise sous vide d’un produit, le pH de celui-ci a un caractère plutôt acide suivant le type de produit et va augmenter jusqu’à devenir basique lorsque le produit peut être considéré comme impropre à la consommation. En prenant l’exemple d’un poisson, l’emballage passe de la couleur rouge vive au départ pour devenir gris foncé sous l’influence des molécules qui sont à l’origine du changement de pH du produit.
Cet emballage a déjà passé des tests en laboratoires, mais selon l’équipe de recherche, il n’est pas encore possible de l’industrialiser. Il doit pour cela subir d’autres tests pilotes. «C’est nécessaire vu que la production d’emballages se fait en grands volumes» conclut la responsable du projet Carmem Tadini.

mercredi 16 avril 2014

4 steps to keep food waste from super-sizing climate change

What do coal-fired power plants, SUVs and Sunday night leftovers have in common? Surprisingly, it’s carbon emissions — significant amounts, in fact. Our leftovers aren't belching out CO2, but our food production and consumption (or lack of it) habits appear to be contributing significantly to climate change.
According to a report released by the Food and Agricultural Organization of the United Nations (PDF), food waste is one of the most overlooked causes of climate change and is gaining international attention as a major source of greenhouse gas emissions. Health, safety and environmental managers and others focused on managing resource inputs and carbon outputs no longer can ignore this piece of the sustainability pie.
While most sustainability professionals are at least broadly aware of the carbon impact of the food chain, the impact of what is wastedalong the way is rarely included in the tally. From corn to cattle, growing and producing food requires vast energy inputs that result in greenhouse emissions. (In the case of cattle, there’s a certain degree of direct output as well.) But that’s just the beginning.
The FAO report paints a stark picture of the volume of wasted food; how that waste translates into loss of land, water and biodiversity; and the resulting economic costs and impacts on climate change.
So, just clean your plate, right?
Unfortunately, waste occurs at every step in the food chain, from production toprocessing, packaging and finally consumption. The farther along the chain the waste occurs, the greater the environmental impact as the toll taken by refrigeration, transportation, processing activity and packaging is compounded.
What we do when food finally gets to the fridge — the consumption phase of the food chain — accounts for more than 35 percent of the global greenhouse gas footprint of food waste. On the upside, this also may be where we as business managers, sustainability professionals and individuals can exercise the most control.
Supersized waste
Apple image (Credit: D H Wright via Flickr)
The apple has fallen far from the tree of our thrifty forebears.If they saw our food waste, our Depression-era forebears would disown us.
According to the FAO report, about one-third of food produced for human consumption goes to waste. That’s about 1.4 billion tons of edible food annually plus even more in non-edible components. That equates to $750 billion dollars of food wasted annually.
For greenhouse gas specifically, the emissions associated with food waste is estimated at 3.3 billion metric tons of carbon dioxide annually.
The economics of culinary efficiency
As individuals, reducing our personal food waste can be as simple as rethinking how we shop for, cook and store food. Buying local and buying unprocessed, whole foods — already in vogue for health and environmental reasons — also reduces the lifecycle waste of foods we eat. But at an institutional level, strategies become more complex.
For sustainability professionals, there are both economic and environmental incentives to consider in managing waste as an organization. Opportunities are in every sector, from food service providers to hospitals, prisons and schools.
Clearly, companies, organizations and public agencies taking steps to manage their carbon footprints must incorporate food waste into the calculus.
Compass takes action
For example, Compass Group NA recently launched an initiative to measure and reduce the environmental impacts associated with its food service operations. That meant examining the preparation and delivery of tens of thousands of meals daily in restaurants and corporate and campus cafeterias across North America.
Cherimoya seedling image by davecito via Flickr
At every stage from farm to plate, we have opportunities to reduce waste.The program's first phase focused on putting basic sustainability measures in place for daily operations. Chefs and kitchen managers were encouraged to implement best practices in one of four operational areas to shrink emissions. Efforts ranged from making menu changes (less meat, for example) to rethinking the use of energy-intensive kitchen equipment to addressing non-kitchen activities such as lighting and solid waste.
The company then deployed software dashboards that food managers now use to track emissions in real time. The Compass database accounts for production, packaging and transport of individually purchased food items, serving materials and cleaning chemicals and site-specific factors, so that GHG impacts can be accurately assessed.
Four steps to managing culinary efficiency
The Compass program is sophisticated, but most environmental managers can take more basic steps to assess and reduce the GHG contributions of food waste streams. Here are just four to consider.
1. Get the word out
Promote awareness among employees and partners and promote best practices by food service professionals charged with purchasing and preparation.
2. Measure what you do
We can only manage what we can measure.  Find out where your food waste is coming from today and how much is being generated, and then work to reduce waste as needed. Starting with low-hanging fruit (so to speak). Collect the data needed to make good decisions. You do not have to guess any more.
3. Improve food logistics to reduce waste
Food logistics — i.e. proper menu preparation and serving size allocation — can reduce waste considerably.  Don't prepare more than is needed or serve more than can be eaten. Every time food is thrown out, so is all the energy and carbon generated and used from the time the seed was planted or the animal born. Concerned about backlash from hungry diners? Look for opportunities to collaborate with customers to optimize meal sizes and menu selection to reduce food waste.
4. Repurpose uneaten food
Sending freshly prepared but unserved food to those in need — the homeless or shelters for women and children, for example — isn't just a way to give back to your community. It actually carbon impacts by reducing the amount of food prepared at shelters. And plate scrapings can become compost to enrich future harvests.

jeudi 10 avril 2014

Moi, fruit ou légume "moche" ... mais bon à manger

Nous jetons 20kg d'aliments par personne et par an. Soit 430 € qui partent à la poubelle. Et 40% de ce gaspillage concerne les fruits et légumes non parfaitement calibrés. La grande distribution jette beaucoup ...Intermarché avec les "Fruits et légumes moches" mène campagne contre ce gaspillage.

En 2014, l'Europe s'engage à mettre en place des mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire. En effet, chaque année 300 millions de tonnes de denrées alimentaires sont gâchées dans le monde car les producteurs/détaillants et les consommateurs écartent des produits bons pour la consommation...parce qu'ils sont "moches". En France, c'est 20kg par habitant d'aliments (1) gaspillés, soit 430 euros par personne en moyenne.
Intermarché a décide de s'engager contre cette déperdition économique et éthique tout en abordant le gaspillage alimentaire sous un nouvel angle. En effet, aujourd'hui, les fruits et légumes représentent 40% du gaspillage alimentaire, dû principalement à une réaction en chaîne :
- 57% des consommateurs jettent les produits car leurs aspects ne leur conviennent plus.
- Les distributeurs ne mettent pas en rayons les produits dont l'aspect n'est pas conforme aux attentes des consommateurs.
- Les producteurs trient une partie de leur production lorsque celle-ci ne rentre pas dans les critères de calibrage précis. !

La campagne

En partant de ce constat, l'Intermarché de Provins prend le parti de réhabiliter les " Fruits et Légumes Moches ", en les traitant comme une variété à part entière et ainsi remettre sur le marché des produits auparavant exclus du cycle normal de distribution. Ainsi ces fruits et légumes auront leur propre étiquetage et un corner dédié.
Les " Fruits et Légumes Moches " ont investi les 21 et 22 mars derniers le supermarché de Provins pour de tester la réaction des clients et d'en extraire les " best practices ". Intermarché souhaite par la suite, déployer son dispositif dans un plus grand nombre de magasins.

Le dispositif média

- Affichage dédié en magasin
- Corner distinctif attribué aux " Fruits et Légumes Moches "
- Stand de dégustation de soupes de carottes et de jus d'orange, réalisés à base de " Fruits et Légumes Moches ", au lancement de l'opération !

Marketing de proximité ...

Après le lancement de " La Grande Interview " en février (lire notre articleici), Intermarché renouvelle son souhait de mettre en place des solutions durables ayant pour but d'améliorer le comportement de ses consommateurs mais aussi celui d'une filière toute entière. Avec cette initiative, l'enseigne démontre qu'elle est consciente des déperditions qui s'activent dans la grande distribution, mais aussi qu'elle reste à l'écoute de ses clients.
En parallèle de cette initiative, Intermarché mène depuis plusieurs mois une remise à plat complète de son rayon fruits et légumes. Cette démarche se matérialise par la création d'une nouvelle marque " Mon Marché Plaisir ". Une vingtaine de produits est aujourd'hui disponible en magasin puis la marque montera en puissance en milieu d'année pour atteindre une centaine de références d'ici 2015.
D'autres actions de proximité ont été mises en mises en place par Intermarché : troc d'objets et d'articles via la page Facebook dédiée au Family Troc (lire icinotre article), tests d'innovations produits grâce à l'initiative Parents Testeurs, actions de sensibilisation à la lutte contre le gaspillage et à la préservation de l'environnement...
(1) Sources: Etude TNS Sofres sur "Les Français et le Gaspillage alimentaire" (voir ici l'étude complète)