mardi 25 septembre 2012

Penser les circuits courts au-delà de la filière alimentaire

Le concept de « circuits courts » peut aussi s’appliquer à la filière non-alimentaire.Et favoriser l’émergence d’une économie locale, saine et durable. Pour ceux qui désirent entreprendre en Wallonie ou en Grande Région, les contours du concept doivent être bien appréhendés afin de pouvoir jouir des opportunités qu’il présente.
Les circuits courts. Tout le monde en parle. C’est, dans le discours, devenu quasi obsessionnel !
Mais en parle-t-on pour se donner bonne conscience ou parce qu’il est impératif de réinventer un modèle de consommation basé sur les richesses locales et la proximité ?
Aujourd’hui, le concept s’applique avant tout au secteur food (alimentaire). Toutefois, ce dernier est marginal si on le met en perspective avec le non-food. Dès lors, pourquoi ne pas intégrer les deux dans la même dimension? C’est, à coup sûr, un moyen de peser sur les alternatives de production et de consommation à l’échelon local. Bref, on se trouve là dans l’économie endogène !
Penser un circuit court « non-food »
D’un point de vue théorique, le concept de circuit court « non-food » peut-être perçu comme une méthode vertueuse qui tend à allier la production de services, la socialisation, un ancrage sur le territoire et une forme d’éducation des citoyens acteurs et client.
Voici quelques caractéristiques des circuits courts « non alimentaire ».
1.       Les parties prenantes sont constituées d’1 à 2 intermédiaires maximums. La viabilité économique doit être assurée tout au long de la filière de commercialisation (création, transformation, distribution, ). Quant aux processus de production, de transformation et de commercialisation, ils se doivent d’être transparents. Enfin, l’appel à des fournisseurs locaux et clients locaux est prioritaire.

2.       Les circuits de proximité géographique et relationnelle favorisent prioritairement l’ancrage local de l’ensemble des acteurs de la filière, des entreprises de type familiale, de taille humaine, ainsi que les liens de confiance et de solidarité de toutes les parties prenantes qui établiront des relations privilégiées et de complémentarité/synergies

3.       Les produits (biens ou services) répondront aux attentes de la société en termes d’environnement et de santé publique et d’éthique. Les matières utilisées seront recyclables ou permettront un tri optimal des déchets. Les choix des matériaux utilisés seront en lien avec le développement durable. Et les modes de production respectueux de l’environnement : moins de transport, CO², produit non nocif pour la santé, transparence de l’origine et choix des matériaux et marchandises.
Des commerces, artisans et services de proximité
En termes d’exemples, on citera les commerces suivants :

·         Artisan d’ « art »
·         Artisan traditionnel : coutelier, verrier, ébéniste, travail du cuir, maroquinier, cordonnier, ferronnier, garnisseur, tailleur de pierre,
·         Commerce de proximité dans un village
·         Tourisme : Chambres d’hôtes, camping, gîtes,
·         Services de proximité : accueil à domicile, crèche, repassage, titres-service , entretien de jardins,…
·         Habitat, finances, culture, santé, éducation/formation, alimentation,
·         …

Bref, la consommation est le reflet de la société et la société est le reflet de la consommation. Les circuits courts food et non food ? Effet de mode et d’annonce ? Ou prise de conscience que penser global n’interdit pas d’agir local ? Votre avis m’intéresse…
Source: Philippe Ledent (http://goo.gl/M13Jt)

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