mardi 8 avril 2014

Quelle sera notre alimentation en 2020 ?

Comment l'alimentation des consommateurs va-t-elle évoluer dans les années qui viennent ? Quelles seront les priorités des mangeurs en 2020 ? Et quelle sera la place laissée au plaisir dans un environnement où les considérations pour la santé jouent un rôle de plus en plus déterminant dans les comportements des consommateurs, et où la technologie se banalise ?
Pour répondre à ces questions posées par les industriels de l’agroalimentaire, Ipsos et Vitagora® ont réalisé une étude prospective pour déceler les tendances plaisir et santé qui deviendront incontournables d’ici 2020 et d’en évaluer le potentiel. Une partie des résultats sera dévoilée en exclusivité le 4 avril, lors du 9e Congrès International Goût-Nutrition-Santé de Vitagora®. Grande surprise de cette étude : la lenteur des Français, contrairement à leurs homologues étrangers, à adopter des tendances nouvelles et à faire évoluer leurs habitudes alimentaires.
Vitagora® a commandé auprès d’Ipsos un dispositif d’enquête original et unique grâce à la mixité des sources utilisées et à son caractère international : ce dispositif combine entretiens d’experts, recherche documentaire et sondages nationaux dans cinq grands marchés mondiaux. Grâce aux données collectées, Vitagora® a étudié en profondeur l’évolution actuelle et à venir de l’alimentation dans cinq pays témoins : la France, l’Allemagne, le Japon, les Etats-Unis, et la Russie. S’appuyant sur de grandes tendances sociodémographiques qui structureront les modes de vie de ces pays en 2020, ont été identifiées les pratiques et les aspirations alimentaires des consommateurs d’aujourd’hui en 2020. Des grands sondages, réalisés  auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes pour chacun des pays étudiés, ont notamment permis de mesurer le potentiel des tendances identifiées

Les Français : les mangeurs les plus conservateurs ?

C’est l’élément le plus inattendu révélé par cette enquête Ipsos pour Vitagora®. Par rapport à leurs homologues allemands, russes, japonais, ou américains, les Français se révèlent plus conservateurs dans les pratiques alimentaires, qu’ils font évoluer sur une période beaucoup plus étendue : ils obtiennent systématiquement des scores plus faibles à la plupart des tendances nouvelles qui leur sont présentées. Une frilosité « à la française » qui traduit en partie la force d’une culture alimentaire traditionnelle. Règle quasi-absolue des trois repas par jours, préférence donnée aux produits locaux, importance des aliments naturels, réticence face aux produits enrichis ou fonctionnels : les consommateurs français sont exigeants et privilégient leurs traditions. Alors, les Français, intouchables aux nouvelles tendances ? Pas exactement : alors que certaines pratiques sont bien boudées, d’autres (comme la tendance « crue » ou l’alimentation connectée) progressent, mais de façon beaucoup plus lente en France qu’ailleurs, et quelques unes, au contraire, recueillent une grande adhésion de la part des mangeurs de l’Hexagone, en raison du traditionalisme ou de la naturalité qu’ils expriment. C’est le cas notamment du retour aux racines (voir ci-dessous), à la croissance sensiblement plus forte en France que partout ailleurs.

Si l’alimentation est donc fortement valorisée en France, l’innovation, elle, reste plus difficilement perçue. Le mangeur français fait de la résistance ? Un beau défi pour tous ceux qui veulent introduire de nouvelles pratiques dans l’hexagone.

Retour aux racines : le nouveau bio ?

Parmi les tendances identifiées dans l’enquête Ipsos pour Vitagora®, deux font l’unanimité pour toutes les zones géographiques étudiées et représentent un potentiel très fort. Elles témoignent notamment de la volonté des consommateurs de s’assurer au maximum de l’innocuité et de la qualité de ce qu’il mange. Exemple avec l’une de ces deux tendances « globales » : le culte des racines.

Circuits courts, appétence pour les cultures locales, goût pour l’authentique et le naturel : ces tendances vont continuer à s’amplifier au cours des cinq prochaines années. Face aux scandales alimentaires, aux problèmes de pollution, aux effets persistants d’événements dramatiques tels que Fukushima, les consommateurs seront de plus en plus demandeurs d’un retour à l’essentiel dans leur assiette. Davantage que le bio, c’est la priorité au local qui l’emportera avec tous les bénéfices qui vont avec : produits perçus comme plus goûteux, sentiment d’une plus grande proximité avec les producteurs, soutien au tissu économique local.

Dans tous les pays occidentaux, cette tendance est d’ores et déjà prégnante : deux tiers des consommateurs d’aujourd’hui achètent, quand ils en ont l’occasion, aux producteurs de leur région. Elle le sera encore plus dans les années qui viennent, en France notamment, où son potentiel est sensiblement plus élevé que pour les autres pays, en phase avec le « conservatisme alimentaire » des mangeurs de l’Hexagone. Au Japon, les marchés de producteurs locaux se développent également depuis la catastrophe de Fukushima et devraient convaincre de plus en plus de consommateurs nippons à l’horizon 2020.

Pour en savoir plus – rendez-vous au Congrès Goût-Nutrition-Santé de Vitagora : les 3 et 4 avril 2014 au Palais des Congrès de Dijon avec des représentants des mondes de l’industrie et de la recherche. La conférence de présentation des résultats de l’étude IPSOS-Vitagora® a lieu le 4 avril et s’inscrit dans la matinée « Tendances et Marchés » du Congrès. Cette conférence sera suivie notamment d’une table ronde réunissant experts (Nestlé, Fleury Michon, Groupe Seb, Eurogerm…) pour débattre la question «  Plaisir et santé dans l’assiette : quelles tendances chez les consommateurs ? Comment y répondre ? » .






Le Congrès Goût-Nutrition-Santé
Organisateur : Vitagora®
Date : 3 et 4 avril 2014
Lieu : Palais des Congrès de Dijon
Thématique : « Plaisir et Santé des Consommateurs »
Public ciblé : 500 professionnels, industriels et scientifiques, du monde entier, des domaines du goût, et de la nutrition-santé

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